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DEVOIR DE MEMOIRE – DIEN BIEN PHU – JOURNEE COMMEMORATIVE – INDOCHINE 8 JUIN 2019

Posté par lombardino le 7 juin 2019

« Messieurs ,mesdames, bonjour,

 N’oubliez pas cette journée qui illustre le sens du sacrifice suprême et l’exemplarité du courage, notamment, parmi nos membres ……………, ……………,……… , diffusez sans modération, c’est votre devoir de mémoire !

 http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/fr/la-bataille-de-dien-bien-phu

 http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/fr/revue/indochine-1954-ndeg-243

 Vous noterez la position particulière des pistes aéronautiques (PJ1) !

 Pour conclure, je vous donne citation pour réflexion :

 « Si on ne pénètre pas dans la tanière du tigre, comment capturer ses petits ?» Mao Dze Dong. »

 

Charles Fumaz

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Dien Bien Phu: faute stratégique ou bonne idée qui a mal tourné

Posté par administrateur le 24 octobre 2015

fichier pdf DIEN

 

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POEME INDOCHINE

Posté par administrateur le 30 mai 2015

 

A MON AMI

Tu gis dans ma mémoire, comme dans cette poussière éternelle,

Entre les Huguette, Claudine, Béatrice, Junon, Eliane et Isabelle,

Points d’appui de Diên Biên Phu au coeur du pays thaï.

Dans l’allée bordée par la Nam-Youn et la grouillante RP 41.

Peu d’années auparavant, la promo 16 nous avait réunis.

Toi déjà calme et serein, et ma pomme encore jeune galopin.

Puis, trois ans après, ce cher macaron tant convoité affermi,

 

Le 24 mars 1954, vers 15 h 15, dans cette cuvette de preux

Le hasard capricieux me fit assister à ton tout dernier adieu.

 

Le temps était beau, réduite la visibilité par brume sèche.

Soudain, là devant moi, le Delta Whisky au nez bleu roi,

Bascula sur son aile droite en feu, toi à son bord, flammèche.

Double ironie du sort. Déjà Béarnais dans l’esprit et le coeur,

L’espace d’un éclair, je vis, le Tonkin recevoir dans ses flancs

Une partie détachée, meurtrie et mourante du Groupe Béarn.

 

Province sublime où, bien longtemps après toi, je reposerai,

Sous les regards de femmes toutes aussi divines : Marie-Blanque,

Marguerite de Béarn, de Navarre, Isabelle II et Jeanne d’Albret.

 

Lamentable, désastreux, homicide, que certain ministre si flexible,

Avec pleins pouvoirs de son Président, n’ait voulu tenir compte,

Pour quelles raisons ?… Des propositions si éclairées, si habiles

Des trois chefs d’Etat-Major, d’évacuer Mau* en février la cuvette.

 

Tu serais encore vivant mon ami, avec toi des milliers d’autres.

C’était du temps où la France, françait, où elle était toute autre.

 

Les bons souvenirs durent longtemps, Les mauvais plus encore.

Jacques CARLON G.T. 2/62 Franche-Comté.

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9 mars 1945 : Coup de force japonais en Indochine

Posté par administrateur le 25 mars 2015

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Le 9 mars 1945, vers 20 heures, le Japon éliminait sauvagement par une attaque surprise la présence française en Indochine.

Près d’un siècle d’administration balayé en une nuit !

L’attaque surprise japonaise, minutieusement préparée, déclenchée sensiblement à la même heure sur tout le territoire de la Fédération Indochinoise, c’est à dire au Tonkin, en Annam, en Cochinchine, au Cambodge et au Laos, fut extraordinaire par sa rapidité. Foudroyante. Elle frappa de stupeur l’ensemble de la population et abouti à l’élimination immédiate de toutes les autorités civiles et militaires en place.

Quarante huit heures plus tard, le 11 mars, l’empereur Bao Dai, soumis à de fortes pressions, proclame l’abolition du protectorat français et le droit de son pays, le futur Vietnam, à l’indépendance.

Ce coup de poignard, aux prolongements et aux conséquences considérables, a été un acte prémédité, perpétré à dessein. Il a été aussi, pour le Japon, le dernier et tragique exploit d’une aventure militaire désormais condamnée.

L’histoire ne se refait pas. On peut le regretter. En effet, l’amiral Jean Decoux, Gouverneur Général de la Fédération Indochinoise, en dépit des épreuves et de l’action funeste des nippons, avait maintenu, avec de faibles forces, la souveraineté française pendant les cinq difficiles années de guerre.

Les trois souverains de la Fédération Indochinoise, l’empereur d’Annam, le roi du Cambodge, le roi du Laos et des millions d’indochinois, étaient restés fidèles à la France blessée et pourtant si lointaine.

Une fidélité non imposée par la force, en réalité inexistante, ou la contrainte, mais basée sur l’estime et la confiance en un avenir meilleur.

Il s’en est fallu, hélas !, de quelques vingt semaines, pour que l’amiral Decoux ne remette à la France une Indochine fidèle et heureuse et ne devienne par la suite, libérée de l’emprise coloniale, dans l’esprit de l’important discours de Brazzaville du général de Gaulle, grâce à ses ressources le pays le plus riche du Sud-est asiatique avec l’aide de la France.

Mais le destin de l’Indochine a été tout autre.

Par sa situation géographique au cœur du Sud-est asiatique, la péninsule indochinoise présentait une importance capitale pour le Japon en guerre avec la Chine depuis 1937. En conflit ensuite avec les Etats-Unis, après l’attaque de Pearl Harbour, en décembre 1941, ils ont occupé successivement Hong Kong, la Malaisie, Singapour et les Philippines.

La promenade militaire à laquelle l’Etat-major nippon croyait au début de son conflit avec la Chine, s’était transformée avec les années en lointaines marches forcées de plus en plus suicidaires : les japonais n’ont jamais pu s’emparer de Tchongking, la capitale de guerre de Tchang Kai Cheik. Ils se sont heurtés et arrêtés aux gorges du fleuve Yang Tse Kiang.

Le blocus des côtes chinoises s’étant avéré insuffisant, inopérant malgré l’occupation des provinces limitrophes de la frontière sino-tonkinoise, l’Empire du Soleil Levant profita alors, du fait que la France avait un genou à terre, pour franchir une nouvelle étape. Il obtint très vite et facilement par la voie diplomatique, dès le mois de juin 1940 la fermeture de cette frontière sino-tonkinoise, à l’époque voie principale de ravitaillement par le chemin de fer Haiphong-Yunnanfu, via Laokay, des troupes nationalistes du maréchal Tchang Kai Cheik, puis à partir de septembre de la même année après l’attaque brusquée du poste frontière de Dong Dang et de Lang Son, l’occupation progressive de toute l’Indochine à laquelle l’amiral Decoux, successeur infortuné du général Catroux, ne put s’opposer.

Il ne put empêcher également, le rapport des forces en présence étant nettement en faveur des japonais, leur coup de force du 9 mars 1945.

Pourtant des plans de défense définissant la conduite à tenir face aux japonais avaient été élaborés.

Aussi surprenant et incroyable que cela puisse paraître, le Haut Commandement militaire français se laissa surprendre. Il ne prit pas suffisamment au sérieux les menaces nipponnes.

Cependant de nombreux indices auraient du l’alerter.

Dès la fin du mois de février 45 des informations obtenues par la Sûreté indiquaient que la fête du Têt ne se terminerait pas sans que les japonais ne prennent en main le contrôle de toute l’administration de l’Indochine. En 1945 les festivités du Têt s’achevaient le 10 mars.

Le 8 mars dans l’après-midi la Sûreté reçoit des informations très précises : le commissaire Fleutot porte lui-même ces renseignements au chef du B.S.M. (Bureau Sécurité Militaire) et au Chef d’Etat-Major de la division du Tonkin.

Toutes les Autorités civiles et militaires sont informées de ces indices.

Le général Mordant paraît sceptique et n’apporte que peu de crédit aux indications de la sûreté. Il avait été, bien qu’étant à la retraite, à l’insu du Gouverneur Général, désigné pour organiser la résistance, ses directives venant du Gouvernement provisoire d’Alger.

Le général Aymé, Commandant Supérieur des Troupes en Indochine, a une attitude identique. Il semble peu intéressé par les renseignements que lui transmet son chef d’Etat-Major…  » Il baille à plusieurs reprises et s’impatiente…  » Ils sont qualifiés de romans par son entourage.

Le général Sabatier responsable au Tonkin, est le seul à considérer avec sérieux les renseignements de la sûreté. Il prend aussitôt des mesures de précautions et gagne dans la nuit du 8 au 9 mars son PC de campagne à Phu Doan (100 kms au nord ouest d’Hanoi). Les troupes du Tonkin sont placées en état d’alerte le 9 en fin de matinée, puis «   quartier libre  » à partir de 15 heures !

A 20 heures les japonais attaquent… ! !

Par légèreté, incrédulité et imprévoyance, la Haut Commandement est surpris, mis hors de combat avant même que l’attaque japonaise ne se déclenche.

Sur tout le territoire, dans les grandes villes, la plupart des officiers sont faits prisonniers par traîtrise : soit après avoir été invités à déjeuner ou à partager un apéritif, en levant un verre à la gloire du maréchal Pétain et à l’amitié éternelle franco-japonaise, soit interceptés à domicile ou en rejoignant leurs unités..

A Saigon, le Gouverneur Général, le général Delsuc, et l’amiral Bérenger, sont tous les trois capturés à 20 heures 30, sans pouvoir offrir la moindre résistance, à l’issue d’une dernière tentative de négociations prétendument faite pour éviter un bain de sang.

Les exigences nippones étaient inacceptables : elles imposaient une collaboration militaire entre le gouvernement général et le Japon.

Voici un extrait de l’ultime rencontre entre l’amiral Decoux et l’ambassadeur japonais Matsumoto.

Matsumoto : « Je tiens à vous rappeler qu’une réponse favorable aux différents points de l’aide mémoire est attendue pour 21 heures par l’autorité militaire nippone. Si cette réponse ne lui parvient pas en temps voulu, il pourra en résulter une situation grave. Les troupes japonaises seraient dans ce cas obligées d’opérer par surprise…Avez-vous songé au sort des 40,000 français qui sont en Indochine…? »

Decoux : « Voulez-vous dire par là, Excellence, que des représailles pourraient être exercées sur les français d’Indochine ? S’il en était ainsi le Commandement nippon et votre gouvernement en assumeraient alors l’entière responsabilité non seulement devant l’Indochine et la France mais aussi devant le monde entier… »

Monsieur Matsumoto ne souffle mot. Il quitte les lieux à 20h 15. Pendant ce temps-là, ici et là, depuis 20 heures sur tout le territoire les japonais sont passés à l’attaque. La résistance de nos troupes fut tenace, héroïque même. Quoique décousue et vouée à l’échec !

. Finalement toutes les troupes françaises basées en Indochine furent internées à l’exception de quelques isolés qui s’égaillèrent pour peu de temps dans la nature. Seul, le groupement du général Alessandri, parti de Tong, parvint à travers la jungle et les forêts de la haute région tonkinoise à gagner la frontière chinoise, après une longue et pénible marche de plus d’un mois et de nombreux combats d’arrière garde, il fut, à peine arrivé, désarmé et quasiment interné !

Des commandos composés d’hommes formés à la guérilla furent parachutés pour agir sur les arrières japonais. Mais, avec l’appui de la population contrainte par les japonais, dénoncés, ils furent presque tous capturés et mis hors de combat rapidement. Les rescapés de cette suicidaire équipée, dans des conditions difficiles, pénibles, franchirent à leur tour après quelques semaines de brousse la frontière chinoise. Certains maquis au Laos avec le soutien bienveillant des laotiens ont pu survivre jusqu’à la fin des hostilités.

Le comportement des japonais après leur éclatante et facile victoire fut très inégal. Il varia selon le degré de résistance des troupes françaises.

Certaines garnisons furent entièrement massacrées, leurs chefs décapités, les femmes violées. La population française fut très rapidement regroupée dans les cinq ou six principales grandes villes. Etroitement surveillée, entassée pêle-mêle par familles entières dans des bâtiments publics, les lycées, les hôtels, les résidences réquisitionnées.

Au Tonkin, de très nombreux prisonniers seront dirigés sur les camps de la mort de Hoa Binh, pour y demeurer jusqu’au mois d’août dans des conditions épouvantables.

Les résistants dont les listes étaient entre les mains des japonais furent pour la plupart atrocement torturés par la Kempétaï, l’équivalent de la Gestapo.

Le bilan précis et total des pertes subies par les Troupes françaises ne pourra jamais être établi. Il est estimé à plus de 2.000 tués et disparus pour les seuls européens. Le nombre des blessés et des malades par épuisement est impossible à déterminer.

Les massacres, les viols, les humiliations ne durèrent fort heureusement que cinq mois.

Après la première bombe atomique sur Hiroshima le 6 août et la deuxième bombe le 9 août sur Nagasaki, le Japon capitule sans conditions.

En Indochine des dizaines de milliers d’hommes et de femmes doivent leur vie à l’effrayante bombe de mort.

Etaient-elle nécessaire ? pour que le Japon capitule.

Je pense que c’était nécessaire.

Certains prétendent encore aujourd’hui qu’il aurait suffit de larguer une bombe atomique dans la mer au large des côtes japonaises pour obtenir la capitulation du Japon. Les effets effrayants de la bombe disent-ils auraient fait réfléchir les chefs militaires nippons. C’est méconnaître la farouche et aveuglante détermination d’un certain nombre de Hauts Responsables à refuser la défaite.

Savez-vous par exemple que le 9 mars 1945, prenant leur vol de Guam, de Timian et de Saïpan, plus de 300 bombardiers B29 (les super-forteresses) emportant chacun 7 tonnes de bombes, font route, ce soir-là sur Tokyo.

C’est l’opération » Meeting House ».

Le 10 mars, de minuit à 3h30, survolant la capitale impériale à 1.500 m d’altitude l’armada américaine lance 2.000 tonnes de projectiles incendiaires à base de magnésium de napalm et de phosphore.

La température devient insoutenable, le vent attise l’incendie. Au matin du 10 mars les 2/5 de la ville sont ravagés. 35 km carrés sont détruits – 250.000 maisons ont disparues et le nombre des victimes jamais connu avec certitude est estimé à 200.000.

Cinq mois après, le 6 août, la bombe atomique fait 200.000 morts à Hiroshima, et trois jours plus tard 74.000 morts à Nagasaki.

L’orgueilleuse caste militaire, cruelle, inhumaine qui avait entraîné le Japon dans la guerre, dans cette folie meurtrière, s’est enfin inclinée, non sans avoir tenté obstinément, une dernière fois, d’empêcher l’empereur du Japon, le Mikado, d’intervenir pour demander à son armée de déposer les armes.

Après la capitulation du Japon le vide provoqué par le coup de force du 9 mars 1945 en Indochine était à combler.

L’Amiral Decoux enfermé et isolé dans une plantation du sud, à Loc Ninh, tenta désespérément mais en vain de reprendre ses fonctions et de rétablir la souveraineté française. Il en fut empêché.

Vous connaissez la suite : l’Indochine est coupée en deux à hauteur du 16ième parallèle. Le Nord est occupé par les Chinois et le sud par les Anglais.

Le gouvernement provisoire d’Alger envoie ses représentants pour y restaurer la souveraineté française en attendant l’arrivée de l’Amiral Thierry d’Argenlieu et les troupes du Général Leclerc.

Mais au Nord déjà dans les fourgons chinois, Ho Chi Minh et sa suite sont revenus à Hanoi. Les difficultés commencent

Tout cela, dans un premier temps se termine par les accords Ho Chi Minh / Sainteny du 6 mars 1946. Accords précaires qui butent sur la question cochinchinoise. La rupture est définitivement consommée après les négociations menées tant en France que localement.

En décembre 1946 le Viet Minh passe à l’offensive armée (attaque du 19 décembre, redite manquée du 9 mars 1945).

C’est la guerre.

Elle a duré huit ans. Il a fallu attendre 1954 et la conférence de Genève, avec le douloureux épisode de Dien Bien Phu pour faire taire le canon une première fois

Pour peu de temps hélas.! Les américains ayant pris notre place devaient entreprendre une guerre plus longue qui s’est terminée un jour d’avril 1975 par la chute de Saigon.

Les anciens d’Indochine retrouveront, je pense après avoir lu ces quelques lignes, une page d’histoire enfouie dans leur mémoire.

Mais tous retiendront que l’Indochine française n’a pas été perdue après huit ans de guerre, mais a été perdue le 9 mars 1945 après une nuit tragique où son destin a basculé.

 

Jean Chaland.

Lieutenant (ER).

Chevalier de la Légion d’Honneur

Officier de l’Ordre National du Mérite

Fait prisonnier le 9 mars 1945 et interné dans les camps de la mort de Hoa Binh (Tonkin).

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60 éme ANNIVERSAIRE DE LA FIN DE LA GUERRE D’INDOCHINE

Posté par administrateur le 3 mai 2014

L’UNACITA régionale était bien représentée à la cérémonie de commémoration du 60 éme anniversaire de la fin de la guerre d’Indochine et de la bataille de DIEN BIEN PHU, célébré à Fréjus en présence du ministre délégué auprès du ministre de la défense chargé des anciens combattants et de la mémoire, M Kader Arif.

Pour voir les images de cette cérémonie cliquez sur le lien ci-dessous.

https://plus.google.com/photos/112100145585939191158/albums/6014712618522658641

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FILS DE FRANCE

Posté par administrateur le 13 janvier 2014

Fils de France

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Oh vous qui reposez bien droit dans vos cercueils
Dans les plis d’un pépin vous servant de linceul
Que ce soit à HOA BIN, LANG SON, ou DIEN BIEN PHU
Vous étiez seuls présents et du fond de vos trous
Que pensiez vous paras ?
Oui quels étaient donc vos songes
Mais je dois être saoul ; pardieu est-ce qu’un mort songe
Et pourtant chaque jour je pense à vous, amis
Qui reposez si loin en pays ennemi.
Je pense à toi Lapin, je pense à tous les autres
Votre mort peut-être a évité la nôtre
Dieu sait si le destin capricieux et fatal
A vraiment bien choisi pour faire la part du mal
Sachez que les amis, les vrais pas les gonzesses
Défendent vos mémoires et ramèneront vos restes
Pour que près d’un clocher, dans un coin de chez nous
Vos familles, vos frères, et puis très souvent nous
Puissions aller fleurir vos tombes de soldats
Qui sont morts debout, debout en plein combat
Et plus tard en hiver, le soir à la veillée
Nous pourrons raconter, nous les vieux, les usés
Raconter votre histoire en la brodant un peu
Et les autres diront : écoutez le vieux gâteux
Mais nos petits enfants, eux bien sages, bien gentils
Eux ils écouteront ; eux ils auront compris
Compris que loin là-bas dans la mer de Chine
Il existait jadis un pays : l’Indochine
Ils sauront que des gars, des Marsouins, des Bigors
Paras et Légionnaires, dans ce pays sont morts
Au temps ou le soleil aux quatre coins du monde
Eclairait nos couleurs chaque jour dans sa ronde
Et lorsque le jeudi, et même le dimanche
Dans le grand cimetière, tout là-bas sous les branches

Ils verront une tombe ou il sera marqué
PARA, MORT POUR LA France, à Hué
De quelques fleurs des champs, des coucous, des pervenches
Ils fleuriront la tombe de ce vrai fils de France…

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GUERRE D’INDOCHINE en IMAGES : DIEN BIEN PHU

Posté par administrateur le 3 décembre 2013

DIEN BIEN PHU EN IMAGES (Source ECPAD)

 

Et jamais cette question n’a été posée aux Vietnamiens « A Dien Bien Phu, vous avez capturé 11.721 soldats de l’Union française, valides ou blessés. Après les accords de Genève, vous nous en avez rendus 3.290. Ils en manquent 7.801. Que sont-ils devenus ? »

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Au camp n°1

Posté par administrateur le 19 octobre 2013

Au camp n°1 dans Histoire folder

Pour nous c’était presque le paradis: la fin de la marche, un toit pour nous abriter de la pluie, la joie de retrouver des frères d’armes prisonniers depuis de nombreuses années.

Aussitôt ils nous ont entourés de leur sympathie et de leur amitié et nous ont fait profiter de leur   expérience de la vie de prisonnier.
 L’un d’eux, le Médecin-lieutenant ANDRE, m’a donné, tel St-Martin, un short pour remplacer mon pantalon de treillis en charpie.

 De leur côté, ils étaient avides des nouvelles de la France, de la guerre, des spectacles parisiens, des chansons à la mode… de la vie

 Rapidement nous avons été intégrés aux activités du camp, elles comprenaient trois grands volets: les   corvées, l’éducation politique, les loisirs.

 

 

LES CORVEES: Tous les matins au rassemblement étaient répartis les « hommes » – il n’y avait plus de grades – affectés aux corvées essentielles à notre survie.

La première de toutes, était le ravitaillement en riz. Une trentaine d’hommes allait chercher, à une vingtaine de kilomètres, le paddy. Un seul bo-doi les accompagnait, car, toute évasion était impossible, dans un pays hostile où même les buffles nous repéraient à l’odeur. Ce paddy était transporté sur le dos ou, pour les plus habiles, avec le balancier en bambou que l’on
désignait sous le nom de « maolen » qui signifie « plus vite ».
Il était ensuite décortiqué avec des meules rudimentaires faites en bambou et de très faible rendement. Le riz ainsi obtenu était cuit par une remarquable équipe de cuisiniers.

D’autres hommes étaient chargés du bois pour la cuisine et la construction de baraquements (Ka-Nha). A l’exception des malades et des blessés, incapables de  bouger, tout le monde était occupé .

L’EDUCATION POLITIQUE : Elle était quotidienne, il fallait faire de nous des « hommes nouveaux ». Il y avait des séances d’information et de formaton des meetings où les mêmes sujets étaient abordés sans cesse: la paix, la lutte des peuples, les méfaits de la politique capitaliste et impérialiste, la sale guerre d’Indochine, la clémence d’Ho-Chi-Minh (oncle Ho) et du « vaillant peuple vietnamien » qui, non seulement nous laissaient la vie sauve, mais nous permettaient de vivre et de nous éduquer.

Enfin, des séances d’auto-critique où nous devions confesser des fautes, le plus souvent imaginaires. Elles semblaient satisfaire les chefs du camp, mais, provoquaient chez nous des rires plus ou moins dissimulés.

Le plus pénible, était la rédaction de manifestes contre la « sale guerre d’Indochine ». Ces manifestes nous posaient de graves problèmes. Si on refusait d’y participer, c’était la vie du camp qui progressivement s’altérait : corvées plus dures, rations alimentaires en baisse, disparition du peu de médicaments dont nous disposions, arrêt de la distribution du courrier, si rare et tant espéré… Si on acceptait, nous savions qu’après des discussions interminables, le texte définitif serait celui rédigé par les autorités du camp et avec lequel nous ne pouvions être d’accord.

 Sachant, par expérience, le peu d’impact de ces manifestes sur le moral de l’Armée Française, nous avons, à deux reprises, et après des palabres qui se terminaient fort tard dans la nuit, accepté ce genre de soumission.

LES LOISIRS : Ce sont les quelques heures qui restent entre les corvées et l’éducation politique.

 Nous avions à notre disposition quelques ouvrages nettement orientés et surtout, des exemplaires du journal l’Humanité vieux de plusieurs semaines où nous retrouvions les slogans qui nous étaient répétés à longueur de journée. lls étaient quelque fois empruntés, mais souvent transformés en papier à cigarette. En effet, les Anciens étaient arrivés à cultiver un excellent tabac. C’est là que j’ai pris ce vice, il ne m’a pas quitté. Plus agréable, étaient les réunions entre amis. Certains s’étaient révélés d’excellents conteurs, d’autres nous faisaient profiter de leurs connaissances en des domaines particuliers : mécanique, auto, peinture, musique, littérature… Des parties de bridge ou d’échecs réunissaient les joueurs grâce à des cartes ou des Pions taillés dans des bambous.

Une fois, nous avons eu une séance de cinéma en plein air, je ne me souviens plus du titre du film projeté. Mais, pour tous, l’idée fixe c’était la LIBERATION, tant désirée, véritable obsession de nos rêves, très souvent, entre nous, nous rêvions à haute voix. Ils se ressemblaient tous : la joie de retrouver la famille, les menus gastronomiques minutieusement détaillés, les voyages, l’auto, le frigidaire… et surtout plus de marche à pied.

Par contre, la solitude et l’épuisement physique nous mettaient à l’abri de toute préoccupation charnelle.

Tout cela, c’était la vie quotidienne, dans cet emploi-du-temps, trois domaines conditionnaient notre survie : la nourriture, la santé, la spiritualité.

LA NOURRITURE -. Théoriquement nous avions droit à 1200 gr de riz par jour ou son équivalent, car le riz était alors l’étalon or du Viet-Minh.

Nous prenions trois repas quotidiens : une petite soupe fluide le matin, à midi et le soir un plat de riz un peu plus conséquent, agrémenté parfois de minuscules morceaux de viande (porc, poulet ou buffle) et accompagné de quelques rares légumes (pouces de bambou ou liserons d’eau);

Lorsque cette ration était respectée, nous ne souffrions pas de la faim, mais des carences alimentaires, et notamment le béri-béri apparaissaient.

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LA SANTE : Grâce à tous les médecins regroupés dans ce camp et à la solidarité de tous les prisonniers, le Camp n° 1 n’a pas connu les effroyables hécatombes des autres lieux d’internement.

 Les mesures d’hygiène et de prophylaxie étaient respectées. Nous ne buvions que de l’eau bouillie. Les feuillés, en nombre suffisant, étaient utilisés par tous et bien entretenues. La chasse aux moustiques, mouches, rats et autres parasites était constante. Les ustensiles de cuisine étaient régulièrement lavés et flambés.

Grâce à une charmante rivière qui coulait au pied du camp et à la cendre des cuisines, les soins de propreté corporelle étaient assurés. il y avait même un coiffeur qui, avec adresse, taillait les cheveux trop longs.

Un comité d’hygiène, était élu, car, nous votions, démocratie oblige, pour désigner les « Chefs » d’un peu tout: responsables de l’organisation, des cuisines, de l’hygiène, des loisirs, de la production, de la paix et j’en passe. Ce comité d’hygiène, comprenait de nombreux médecins, il préconisait chaque semaine les consignes particulières et veillait à ce qu’elles soient bien appliquées.

Pour les malades, la situation était beaucoup plus dramatique. Nous n’avions pratiquement pas de médicaments alors que tous souffraient de paludisme et de dysenterie ; sans parler d’autres affections. avitaminoses, ictères, spirochétoses, affections pulmonaires ou séquelles de blessures.

Le Médecin-chef en titre était un infirmier Viet-Minh. Les derniers mois de captivité, j’ai été son assistant. En fait, ce n’était pas un mauvais garçon. Il me laissait me débrouiller avec ce que j’avais, c’était fort peu – En effet malgré les parachutages de médicaments et de vivre par l’Armée Française, les autorités V.M. n’accordaient presque rien aux prisonniers. Nous n’avions que quelques comprimés de nivaquine, quelques ampoules d’émétine et un peu de permanganate.

Il a toujours été très difficile de réserver ces médicaments aux seuls cas les plus graves. Tous ou presque voulaient en bénéficier, même si le traitement ainsi dilué était alors inefficace. Heureusement que j’avais l’aide et l’appui de tous mes confrères, dans cette difficile sélection.

J’essayais d’ailleurs, de remplacer notre pharmacie inexistante, par des potions de notre fabrication, en particulier, pour les diarrhéiques, une tisane de goyave mélangée à la poudre de charbon de bois, récolté aux cuisines, et qui avait quelques succès.

Comme toute bonne administration, j’étais tenu, lorsque la visite, de noter les noms des consultants et de mettre une croix en face des cinq diagnostics qui m’ étaient proposés paludisme aigu, paludisme chronique, dysenterie aigue, dysenterie chronique, autres maladies.

Pour clore ce chapitre, je dois préciser que nous connaissions, plus ou moins, la situation sanitaire catastrophique des camps d’hommes de troupe. Tous les médecins du Camp n° 1 s’étaient portés volontaires pour rejoindre ces bagnes. Cela nous a toujours été refusé. Selon les autorités du camp, le Service de Santé Viet-Minh, était parfaitement apte à faire face à ces problèmes, beaucoup mieux que nous, médecins égarés et déformés par notre éducation impérialiste.

 

LA SPIRITUALITE : Elle était assurée par des aumôniers militaires, également prisonniers. Leur tâche était particulièrement difficile dans le contexte marxiste du camp. Bien entendu, la messe était rigoureusement interdite et les objets du culte avaient été confisqués. Tous les dimanches cependant ils organisaient, plus ou moins clandestinement, une réunion de prière où se retrouvaient croyants et incroyants, venus chercher un espoir dans une vie qui n’en avait plus. Ces aumôniers, qui par ailleurs étaient astreints aux mêmes activités que l’ensemble de la communauté, avaient un rôle très important pour soulager les malades, les mourants et tous ceux qui avaient besoin d’un confesseur.

Le 20 juillet 1954, les accords de GENEVE sont signés. Nous retrouvons l’espoir d’une libération prochaine.

Cependant, les nouvelles les plus contradictoires continuaient de nous être données, elles nous faisaient passer de l’espoir, au doute, sinon au désespoir… en pratique nous étions toujours internés.

C’est seulement vers le 20 août que nous avons quitté le Camp n° 1 pour rejoindre VIETRI, où nous avons été libérés le 1er septembre 1954.

Dans ce camp de transition, c’était la fête, mais elle était organisée et imposée par nos geôliers.

Dans un premier temps, on nous a rendu, au moins à ceux de Diên Biên Phu, tous les objets confisqués au moment de la captivité. Avec l’argent retrouvé, je me suis offert, à prix d’or, une boîte de lait nestlé et un paquet de « troupes »… c’était la béatitude.

Ensuite, on nous a équipé de deux tenues de bo-dois neuves, d’un casque en latanier et d’une paire de sandales taillées dans des pneus, alors que nous avions vécu en haillons jusque là.

En précurseurs sur la mode, nous avons même eu droit à une épinglette : la colombe de Picasso.

Enfin, on nous a distribué un boudin de riz, pour nous permettre de survivre dans le monde capitaliste et corrompu dans lequel nous allions retourner.

Le soir, un grand, un très grand dîner nous a été offert par le « vaillant peuple vietnamien » servi par des jeunes filles de l’armée et accompagné par un orchestre qui nous a joué des rengaines populaires… nous n’avons quand même pas dansé.

Le lendemain, au moment d’embarquer sur un LC.T. de la marine Base, l’orchestre a joué, oh ironie « ce n’est qu’un au revoir »… nous n’entendions plus rien, trop heureux de nous sentir LIBRE.

Pour CONCLURE ce récit, je voudrais revenir une dernière fois sur ce qui m’a semblé essentiel pendant ces longs mois d’enfer et qui nous a permis de survivre : c’est l’amitié, la fraternité, la solidarité qui nous ont réunis… c’est presque de l’amour.

 

[Témoignage méd 1]

http://www.dienbienphu.org/francais/captivite/camp_n1.htm

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7 mai 1954 : Chute de DIEN BIEN PHU

Posté par administrateur le 6 mai 2013

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Depuis 1946, la France est engagée en Indochine afin de vaincre le Viêt-minh du communiste Hô Chi Minh qui lutte pour l’indépendance.
Le corps expéditionnaire français d’Extrême-Orient (CEFEO)s’efforce d’arrêter l’avancée des troupes du Viêt-minh vers le Laos à partir de 1952, notamment en s’appuyant sur l’implantation de camps retranchés aéroterrestres sur lesquels doivent se briser les forces ennemies.

 Entre octobre 1952 et août 1953, un premier camp retranché est implanté à Na San. Avec la reprise de l’avancée des forces du général Giap, commandant de l’armée Viêt-minh, le commandement français décide de créer un second camp à Dien Bien Pu.

La vallée de Dien Bien Phu est située à 250 km de Hanoi, dans le haut pays Thaï, à la frontière du Laos. C’est une cuvette, de 16 km sur 9, entourée par des collines dont les hauteurs varient de 400 à 550 m, qui est traversée par la rivière Nam Youm. Site encaissé et humide, Dien Bien Phu est une zone fréquemment inondée où se maintient souvent un important brouillard.

 

7 mai 1954 : Chute de DIEN BIEN PHU dans Histoire dienbienphu-300x175
Sur l’un des points de franchissement de la Nam Youm se trouve un petit village près duquel les Japonais ont réaménagé une piste d’aviation durant la Seconde Guerre mondiale.

Entre les 20 et 22 novembre 1953, lors de l’opération aéroportée baptisée « Castor », six bataillons répartis en deux groupements aéroportés, les 1er bataillon étranger de parachutistes, 1er bataillon de parachutistes coloniaux (BPC), 6e BPC, 8e BPC, 2e bataillon du 1er régiment de chasseurs parachutistes et 5e bataillon de parachutistes vietnamiens, commandés par le général Gilles, enlèvent sans difficulté la vallée de Dien Bien Phu et commencent son aménagement.

Les Français transforment progressivement la cuvette en véritable camp retranché : la zone est protégée par plusieurs rangées de fils de fer barbelés ; la piste d’aviation est remise en état ; des positions fortifiées sont construites sur les petites collines qui entourent le village : au nord « Gabrielle », à l’est « Béatrice », « Dominique » et « Éliane », à l’ouest « Anne-Marie », « Huguette », « Claudine », « Françoise », « Liliane », « Junon », au centre le PC et « Épervier », et enfin « Isabelle » au sud ; chaque point d’appui est divisé en plusieurs postes ; un réseau de communication, en partie enterré et protégé par des barbelés, relie les points d’appui et les postes entre eux ; trois zones de largages sont aménagées entre les différents points d’appui dans le cas où la piste d’aviation deviendrait inutilisable.

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En décembre 1953, les occupants de la garnison isolée de Lai Chau, capitale du pays Thaï, sont évacués sur Dien Bien Phu. Le Viêt-minh n’a donc plus que ce seul objectif. Après de nombreux accrochages, la bataille s’engage véritablement à la mi-mars 1954.

À cette date, commandée par le colonel de Castries, la garnison française compte près de 10 000 hommes appuyés par des mortiers lourds et des canons de 105 mm. En face, Giap rassemble 70 000 soldats appuyés par plus de 100 pièces d’artillerie installées dans des positions dissimulées.

Le 13 mars, le Viêt-minh lance une violente attaque sur « Béatrice » et sur « Gabrielle » essentiellement tenues par des légionnaires et des tirailleurs algériens : les positions françaises sont submergées tandis que l’artillerie française ne parvient pas à détruire les canons ennemis.

En deux jours, deux points d’appui tombent définitivement aux mains du Viêt-minh. Le 16 mars, deux compagnies thaïes évacuent une partie d’ »Anne-Marie ».
La piste d’aviation est désormais directement sous le feu des armes automatiques ennemies.

Tout au long de la bataille, chacun des adversaires ne cesse d’étoffer ses forces, en hommes et en matériels. Si, grâce aux parachutages, les forces françaises présentes dans la cuvette atteignent jusqu’à 15 000 hommes, à partir du 27 mars, alors que la pluie tombe sans discontinuer, aucun avion ne peut plus ni atterrir ni décoller du camp retranché : les assiégés ne sont plus relevés ; les blessés des deux camps sont soignés sur place. Giap aligne quatre divisions d’infanterie et une division d’artillerie, soit 70 000 combattants régulièrement relevés, et 60 000 auxiliaires dont les missions sont de construire les routes et de transporter ravitaillement et matériel.
Ce déploiement de forces s’avère bien supérieur aux estimations françaises.

Prenant position sur les hauteurs, le Viêt-minh accroît progressivement sa pression sur la garnison française. Alors que toutes les tentatives de désengorgement de Dien Bien Phu par des colonnes de secours échouent, le ravitaillement du camp retranché est rendu de plus en plus difficile par  l’intervention permanente de l’artillerie antiaérienne ennemie.

Les 28 et 29 mars, parachutistes et légionnaires détruisent des batteries ennemies positionnées près d’ »Anne-Marie » ce qui redonne un peu d’espoir à la garnison. Le Viêt-minh ne cesse pourtant de progresser :

le 30 mars, une grande partie de « Dominique » est perdue ; le 14 avril le Viêt-minh occupe tout le nord de la cuvette, dont un tiers de la piste d’aviation. De jour comme de nuit, attaques et contre-attaques se succèdent autour d’ »Huguette », de « Dominique » et d’ »Éliane ». La pluie incessante transforme  le camp en bourbier.

Le 1er mai à 22 h, après une importante préparation d’artillerie, le Viêtminh lance son offensive générale. Les derniers points d’appui tombent les uns après les autres : le 7 mai, « Claudine », « Éliane » et le PC sont perdus ; à 18 h ce jour-là, le cessez-le-feu est annoncé ; le 8 mai, après une ultime tentative de sortie des tirailleurs et des légionnaires, « Isabelle » est submergé.

Hormis l’écart important, en effectifs et en matériels, entre forces françaises et Viêt-minh, contrairement à Na San, cuvette dont les Français tenaient à la fois les hauteurs et le fond, à Dien Bien Phu, le CEFEO ne maîtrise en effet que les premières collines et le fond de la cuvette, avec un appui aérien limité en raison de l’éloignement des bases de décollage et de conditions météorologiques exécrables.

La bataille de Dien Bien Phu coûte au CEFEO plus de 3 000 hommes, 1 700 morts et 1 600 disparus ; 4 400 soldats français sont blessés ; 10 300, dont les 4 400 blessés, sont fait prisonniers. L’ennemi perd au moins 8 000 hommes et a plus de 15 000 blessés.

La victoire Viêt-minh à Dien Bien Phu annonce le désengagement de la France d’Indochine. À l’issue des accords de Genève qui, le 21 juillet 1954, mettent fin au conflit indochinois en reconnaissant le gouvernement démocratique du Vietnam, sur les 10 300 soldats français faits prisonniers à Dien Bien Phu, seuls 3 300 sont rendus à leurs familles. Les autres, souvent laissés sans soins, épuisés, affamés, parfois sommairement exécutés, perdent la vie sur les routes qui les conduisent à leur lieu de détention et dans les camps du Viêt-minh.

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Le Soldat n’est pas un homme de violence.  Il porte les armes et risque  sa vie pour des fautes qui ne sont pas les siennes.  Son mérite est
d’aller sans faillir au bout de sa parole tout en sachant qu’il est voué  à l’oubli.

Antoine de Saint-Exupéry

 

 

 

 

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Uniformes : Le Para Français en Indochine

Posté par administrateur le 30 avril 2013

Voici donc un mannequin représentant un sous-officier du 6ème Bataillon de Parachutistes Coloniaux, à Dien Bien Phu en avril 1954. Il est en liaison radio avec son chef de section….

Il porte une veste USMC pattern 44, un pantalon peau de saucisson retaillé ainsi qu’une paire de bottes de saut TAP 50 avec semelle d’expérimentation de type faux clous.

Son casque est composé d’un liner USM1C et d’un casque lourd M1 avec filet mle 43.

L’équipement est entièrement du mle TAP 50, sauf pour le bidon qui est US. Il a accroché sa pelle US à l’arrière du brelage, pour pouvoir la sortir rapidement en cas de bombardement viet.

Son armement se compose d’un PM MAT 49 (fabrication MAC), d’un poignard M3 et de deux DF 37/46.

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Les « Pinailleurs »

Posté par administrateur le 23 janvier 2011

 

Ce matin j’assistais à l’Assemblée générale de la section UNACITA de ST MARTIN de CRAU en compagnie de notre président de section.

Lors des discours, notre ami Michel OLIVER, président régional de l’UNACITA, nous a fait part d’une réflexion d’une élue à propos des plaintes des présidents d’associations d’anciens combattants suite au quasi gel du relèvement de la retraite des combattants.

Cette dernière lui a tout simplement dit que les anciens combattants étaient des « Pinailleurs ». Michel lui a alors rappelé que ces pinailleurs avaient fait don d’une partie de leur jeunesse au pays pour « quatre francs et six sous » de solde et que leur demande était légitime, la République leur doit bien cela.

Madame, 13.000 « Pinailleurs », en Algérie sont tombés pour un salaire de 1.5€ par jour.

Plus de 10.000 « Pinailleurs » sont allés dans les camps vietminh après Dien Bien Phu, seulement 3290 en revinrent et dans un état…Combien vivent aujourd’hui dans la misère ?

Les

«On nous avait dit, lorsque nous avons quitté le sol natal, que nous partions défendre les droits sacrés que nous confèrent tant de citoyens installés là-bas, tant d’années de présence, tant de bienfaits apportés à des populations qui ont besoin de notre aide et de notre civilisation.
 

Nous avons pu vérifier que tout cela était vrai, et, parce que c’était vrai, nous n’avons pas hésité à verser l’impôt du sang, à sacrifier notre jeunesse, nos espoirs.

 Nous ne regrettons rien, mais alors qu’ici cet état d’esprit nous anime, on me dit que dans Rome se succèdent cabales et complots, que fleurit la trahison et que beaucoup, hésitants, troublés, prêtent des oreilles complaisantes aux pires tentations de l’abandon et vilipendent notre action.

Je ne puis croire que tout cela soit vrai et pourtant des guerres récentes ont montré à quel point pouvait être pernicieux un tel état d’âme et où il pouvait mener.

Je t’en prie, rassure-moi au plus vite et dis-moi que nos concitoyens nous comprennent, nous soutiennent, nous protègent comme nous protégeons nous-mêmes la grandeur de l’Empire.
 

S’il devait en être autrement, si nous devions laisser en vain nos os blanchis sur les pistes du désert, alors, que l’on prenne garde à la colère des Légions !»

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