ADC Hubert LAME

Posté par administrateur le 15 février 2015

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Homme ayant le sens du devoir, à 17 ans, il s’engage au 23e RIC pour les campagnes de France et d’Allemagne. Il effectuera ensuite trois séjours en Indochine. Le premier au 21e RIC, où il est blessé et cité quatre fois. Le 2e au 5e bataillon de parachutistes coloniaux où à 25 ans il reçoit la médaille militaire après avoir été promu sergent-chef. Il accomplira son 3e séjour au 7e Bataillon de parachutistes coloniaux où il sera cité. En juillet 1956, il rejoint le 3e régiment de parachutistes, « mon régiment préféré », confie t-il, basé en Algérie. Sous les ordres du Colonel Bigeard, il y opère comme chef de section chez « Bir Hakeim », la 4e compagnie. Il est cité quatre fois et nommé chevalier de la légion d’honneur en 1959 comme adjudant. L’adjudant Hubert Lame, passera 17 années de sa vie en campagne avec toujours cette même envie, celle de servir la France. « Un sacré chef de section para au feu », soulignera le général Cann en lui remettant sa distinction. Hubert a quitté le service actif en 1961. Agé de 85 ans, il réside à Ajoncourt (57), l’homme est resté très humble et très discret. Deux fois blessé, 11 fois cité, Hubert a été promu officier de la légion d’honneur en 1992, puis commandeur de la légion d’honneur en 2001, au titre des réserves, et enfin grand officier de la légion d’honneur. Mais il n’aime pas parler de lui. « J’étais là au moment là… Comme beaucoup d’autres soldats, mais hélas tous non pas eu ma chance, c’est comme ça », conclut Hubert avec beaucoup d’émotions. L’adjudant-chef Hubert LAME nous a quitté pour rejoindre ST Michel le 04 février 2015 à l’âge de 87 ans.

 

 

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Un grand soldat qui fut membre de l’UNACITA.

Posté par administrateur le 10 février 2015

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Jacques André Henri Pissot,  est né à Saumur le 10 mars 1919. II avait été incorporé aux chantiers de jeunesse dés 1942, mais il en démissionna en 1943 car il avait pris le maquis et servait dans les Forces françaises de l’intérieur.

Puis il s’engageait pour la durée de la guerre à la 33e brigade d’infanterie.

Jacques Pissot, qui combat au l er régiment de France, est cité a l’ordre du régiment :

« -Soldat d’une énergie magnifique et méprisant le danger à Bussières les-Belmont (Haute-Marne), le 11septembre 1944, il n’a pas hésité à se lancer a l’assaut pour aller prêter main forte à ses camarades en situation difficile. Par son initiative et son magnifique courage, les Allemands durent abandonner leur position, laissant sur le terrain de nombreux cadavres. »

Caporal-chef en 1945, Jacques Pissot est alors volontaire pour le corps expéditionnaire d’Extrême-Orient.

Parti en janvier 1946, il sera sergent d’infanterie coloniale en janvier 1947.

« Chef de groupe d’un cran remarquable, toujours volontaire pour les missions périlleuses, dans la nuit du 13 au 14 aout 1947 il n’a cessé d’encourager les tirailleurs défendant le poste de Muong-Yuong (Laos), il a été l’âme de la résistance contre les rebelles qui ont laisse dix cadavres devant le poste ».

« Plein d’allant, il a fait preuve d’un calme imperturbable dans les plus grands dangers. Le 22 octobre 1947, ii s’est empare a la tète de son groupe du village de Kheo-Chia (Laos), tuant plusieurs rebelles et s’emparant de deux fusils. Au cours de ce combat, il est blessé par une grenade a la cheville gauche et au genou droit ».

Il sera rapatrié en 1948, mais il est volontaire pour un deuxième séjour en Indochine.

Jacques Pissot est affecté au Tonkin et participe a de nombreuses opérations.

« Sous-officier plein d’allant et d’initiative, le 15 mars 1948, par sa rapidité d’exécution, il a contribue à l’anéantissement du poste viet-minh de Ban-Co-MO (Annam).

L’adversaire abandonnera dix cadavres sur le terrain et de nombreuses munitions. Animé d’un sang-froid remarquable, il a toujours montré un mépris complet du danger.

Chef de section, le 18 avril 1948, à la tête de ses hommes, il a donné l’assaut au poste rebelle de Ban-Co-Nam (Annam), tuant de nombreux viet-minh et faisant une ample moisson d’armes et de documents. »

« Blessé le 4 mai 1949 par éclats de mine et de grenade, il refuse de prendre un congé de convalescence et rejoint sa section le 20 juin 1949. Noté comme sous-officier adjoint, magnifique entraineur d’hommes, faisant preuve d’un courage et dune ardeur combative hors de pair. Il se distingue a nouveau a An-Thi (Tonkin) ou il récupère deux fusils en poursuivant des rebelles dans des conditions difficiles et dans un terrain truffe de mines. »

”Blessé par mine a Do-Tuong (Tonkin), après avoir eu une conduite magnifique au feu, il fait preuve d’un rare courage au cours dune évacuation difficile. »

 Le 23 juin 1949, il s’est lancé a l’assaut du village de Ha Thon (Tonkin) et a été grièvement blessé au cours de l’engagement par éclats d’obus de mortier a la jambe droite.

Le 3 décembre 1949, Vincent Auriol, président de la République, René Pleven, ministre de la Défense nationale et Max Lejeune, secrétaire d’Etat aux Forces armées « Guerre » signent un décret conférant la médaille militaire à Jacques Pissot, sergent du 6e régiment d’infanterie coloniale :

« -Sous-officier adjoint d’une section d’infanterie dont les actions d’éclat ne se comptent plus. Volontaire pour effectuer un deuxième séjour en Extrême-Orient Magnifique entraineur d’hommes, d’un courage au feu et d’une ardeur combative sans égale, il s’est distingué successivement à Tho-Hanang-Trung (Tonkin) le 24 avril 1949, où il a récupéré un mortier, et à Co, le 2 mai 1949 où il a poursuivi les rebelles dans un terrain particulièrement difficile et sous un feu intense pendant plus de deux kilomètres. Blessé le 4 mai 1949, a dédaigné une convalescence et a rejoint sa section le 20 juin 1949. Trois jours plus tard, il s’est lancé a l’assaut du village de Ha-Thon (Tonkin) et a été grièvement blessé au cours de l’engagement. »

« Incarnant les plus belles qualités de l’Armée coloniale, il est pour ses camarades, comme pour ses subordonnes, un modèle d’énergie, d’esprit de sacrifice et du plus total mépris du danger ».

La concession de la médaille militaire a Jacques Pissot comportait une nouvelle palme pour sa croix de guerre des Théâtres d’opérations extérieurs. Il sera nomme sergent-chef le 1 er novembre 1949, puis adjudant le 1er octobre 1954. Il obtiendra la croix de chevalier de la Légion d’honneur pour services exceptionnel de guerre en Extrême-Orient par décret du 14 aout 1956. Il sera nommé adjudant-chef d’infanterie de marine le 1 er janvier 1959.

Volontaire pour l’Algérie, il y effectue un séjour de quatre ans le 1958 a 1962; deux fois encore, il sera cité à l’ordre du régiment :

« -Brillant sous-officier, chef de Maghzen, il s’est distingué dans la recherche du renseignement qui a abouti au démantèlement d’un réseau de I’O.P.A. rebelle de Montesquieu zone Est-Constantinois). Toujours volontaire pour les embuscades et opérations en zone d’insécurité, il s’est fait remarquer par son sang-froid et son courage. Il s’est particulièrement distingué le 21 août 1960 A Gabel-Bir-Sedra-Kbira zone Est-Constantinois). Il a fait preuve dans cette circonstance d’un parfait mépris du danger. »

 

« Valeureux sous-officier qui serf aux affaires algériennes. Placé ,successivement A la tète des Maghzen des sections administratives ,spécialisées de Montesquieu puis de Bou-Hamra (zone Est¬ Constantinois), il s’est particulièrement distingué le 30 avril 1961 à Montesquieu.

Titulaire de la Croix de la Valeur militaire avec deux étoiles de bronze, Jacques Pissot fut promu officier de l’ordre national du mérite en 1966. Cinq fois blessé, dont quatre blessures de guerre et une en service commandé.

Totalisant dix citations, titulaire de la coix du Combattant volontaire, son colonel le salua en ces termes lors de sa mise à la retraite en 1973 à plus de trente années de services :

« -Sous-officier dune haute valeur morale, d’une discipline intellectuelle parfaite, dune conscience professionnelle digne d’éloge et ‘un dévouement de tous les instants. Son passé militaire est élogieux, ses chefs directs reconnaissent unanimement sa valeur militaire, son courage au feu et son ardeur combative. Il incarne les plus belles qualités des troupes de marine dont les actions d’éclat ne se comptent plus. Il ne laissera que des regrets pour ses chefs qui l’estiment et l’apprécient, et ses camarades qui le respectent. » Colonel Charles Coupigny, des troupes de marine).

Jacques Pissot fut promu officier de la Légion d’honneur au titre l’armée d’active comme adjudant-chef le 10 juillet 1974.

Le 26 novembre 1981, le président de la République François Mitterrand, le Premier ministre Pierre Mauroy et le ministre de Défense Charles Hernu, après avis du Conseil de l’Ordre, Conseil des ministres entendu, ont promu au grade de commandeur dans I ‘ordre national de la Légion d’honneur Jacques André Henri Pissot, mutilé de guerre, titulaire d’une pension militaire d’invalidité à titre définitif, adjudant-chef en retraite qui avait été promu officier de la Légion d’honneur le 14 juillet 1974

C’est le général de division Pascal, de l’infanterie de marine grand-officier de la Légion d’honneur, qui a remis les insignes de commandeur de la Légion d’honneur a l’adjudant-chef (Er Jacques Pissot. La presse de la Cote d’Azur salua l’événement en ces termes :

Une carrière militaire exceptionnelle, le seul sous-officier commandeur de la Légion d’honneur. Avec 17 titres de guerre Jacques Pissot, adjudant-chef en retraite, est devenu le sous-officier le plus décoré de l’armée française.

« -Frejus : L’adjudant-chef Jacques Pissot conservera du jeudi 2 février 1982 un souvenir mémorable. Pour cet homme rompu à toutes les épreuves, qui totalise plus de trente ans de service dans les troupes de marine, cette journée restera inoubliable.

A Fréjus, devant les officiers et les sous-officiers du 21e régiment d’infanterie de marine, et surtout devant les jeunes engagés qui recevaient en cette occasion la double fourragère, il a été fait commandeur de la Légion d’honneur.

L’hommage rendu par les troupes d’active à cet « ancien » a été à la mesure de l’événement, car à notre connaissance, l’adjudant-chef Pissot était le seul sous-officier commandeur de la Légion d’honneur a titre militaire à cette époque . L’adjudant-chef Pissot nous a quitté depuis mais son nom est gravé au panthéon des grands soldats de notre pays.

 

 

 

 

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Il y a 63 ans disparaissait Roger Vandenberghe, héros de la guerre d’Indochine

Posté par administrateur le 7 janvier 2015

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Déodat du Puy-Montbrun

Posté par administrateur le 18 décembre 2012

 

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Le colonel Déodat du Puy-Montbrun s’est éteint à l’âge de 89 ans, le 23 février 2009, à l’Institution nationale des Invalides.

Blessé le 24 juin 1940 – soit près deux ans après s’être engagé – lors de la Campagne de France, il parvient à échapper aux mains des Allemands qui l’avaient fait prisonnier.

Il rejoint par la suite la Syrie où il est recruté par l’Intelligence service britannique qui va lui confier des missions en France occupée.
Après l’invasion deµla zone libre, le jeune du Puy-Montbrun prend alors contact avec le réseauµ“Confrérie Notre-Dame” du colonel Rémy (de son vrai nom Gilbert Renault) dont l’activité de collecte de renseignements transmis aux Britanniques avaient notamment permis l’interception du Bismarck en mai 1941 ou encore la préparation du raid sur Bruneval de février 1942.

Affecté aux Forces Françaises Combattantes (n° FFL 12881), Déodat du Puy-Montbrun fait partie du réseau Andalousie créé par le colonel François Bistos. Après plusieurs missions accomplies en France, il retourne en Angleterre où il est entraîné par les SAS avant d’intégrer la Force Jedburgh, une unité spéciale destinée à mener des opérations clandestines derrière les lignes ennemies. Il accomplit ainsi d’autres missions en France, ce qui lui vaut, à la fin de la guerre, d’obtenir la Légion d’honneur à l’âge de 25 ans.

En 1945, le jeune officier parachutiste ne quitte pas le domaine des opérations spéciales puisqu’il rejoindra en effet la composante action des services secrets français. Là, il participe à la création du centre de Cercottes (Loiret) avant de partir pour l’Indochine alors qu’il est affecté au 11ème Choc, le bras armé du SDECE (Service de documentation extérieure et de contre-espionnage, l’ancêtre de la DGSE). A ce titre, et en même temps qu’il est l’aide de camp du Maréchal de Lattre de Tassigny, Déodat du Puy-Montbrun prend part à des opérations spéciales menées par le Groupe de Commandos Mixtes Aéroportés (GCMA), une unité rompue aux techniques de luttes anti-guerilla et dont l’existence est due notamment aux colonel Belleux et Fille-Lambie, tous deux membres du SDECE.

Après son séjour en Indochine, où il a obtenu 6 citations et la rosette de la Légion d’honneur pour son “courage” et son “audace légendaire”, Déodat du Puy-Montbrun part en Algérie où la situation s’est tendue depuis la “Toussaint rouge”, qui marque le début de l’insurrection des indépendantistes algériens. Seulement, l’officier a découvert, lors de son détachement en Asie, l’utilité de l’hélicoptère pour les opérations militaires en général – et commandos en particulier – grâce au commandant Crespin.

Chef d’escadron en 1956, Puy-Montbrun est affecté au groupe d’hélicoptère n°2 (GH2), avant d’en devenir, plus tard, le chef de corps. C’est ainsi qu’il accomplira près de 3.000 heures de vols, jusqu’en 1961. Le 29 avril 1958, il est de nouveau gravement blessé après avoir quitté son hélicoptère afin de venir en aide à une unité commando sérieusement accrochée par des combattants du FLN. Quelques mois plus tard, il est fait commandeur de la Légion d’honneur. Il n’a que 38 ans.

Il y a des hommes qui sont à l’image du personnage principal du film de Pierre Schoendoerffer, “Le Crabe Tambour” (inspiré par le commandant Pierre Guillaume) et qui font ce qu’ils croient juste. Bien que n’ayant pas appartenu à l’OAS, ce mouvement séditieux de l’armée française qui, en 1961, tenta un putsch à Alger, le colonel Déodat du Puy-Montbrun est mis d’office en retraite, sans que cette décision ne soit justifiée. Sans doute a-t-il payé ses témoignages en faveur d’anciens camarades putschistes, comme par exemple l’adjudant Robin, poursuivis par la justice.

Il était titulaire de 19 citations avec les croix de guerre 39-45 et TOE, de la valeur militaire et la croix de la vaillance vietnamienne. Il a reçu la médaille de  l’aéronautique, la médaille des évadés, la rosette de la Résistance, la médaille d’or du Service de santé, la fourragère TOE à titre individuel, la  King’medal, la Malayan medal. Blessé trois fois, il totalise 26 titres de guerre. Il est l’un des officiers les plus titrés de sa génération.

http://ongong.canalblog.com/tag/Schoendoerffer/p40-0.html

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Hélie Denoix de Saint Marc

Posté par administrateur le 15 mai 2012

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Résistance et déportation

Hélie de Saint Marc entre dans la Résistance (réseau Jade-Amicol) en février 1941, à l’âge de 19 ans après avoir assisté à Bordeaux à l’arrivée de l’armée et des autorités françaises d’un pays alors en pleine débâcle. Arrêté le 14 juillet 1943 à la frontière espagnole à la suite d’une dénonciation, il est déporté au camp de Buchenwald.

 Envoyé au camp satellite de Langenstein-Zwieberge où la mortalité dépasse les 90 %, il bénéficie de la protection d’un mineur letton qui le sauve d’une mort certaine. Ce dernier partage avec lui la nourriture qu’il vole et assume l’essentiel du travail auquel ils sont soumis tous les deux. Lorsque le camp est libéré par les Américains, Hélie de Saint Marc gît inconscient dans la baraque des mourants.
Il a perdu la mémoire et oublié jusqu’à son propre nom. Il est parmi les 30 survivants d’un convoi qui comportait plus de 1 000 déportés.

À l’issue de la Seconde Guerre mondiale, âgé de vingt-trois ans, il effectue sa scolarité à l’École spéciale militaire de Saint-Cyr.

 

La guerre d’Indochine

Hélie de Saint Marc part en Indochine en 1948 avec la légion étrangère au sein du 3e REI. Il vit comme les partisans vietnamiens, apprend leur langue et parle de longues heures avec les prisonniers Viêt-minh pour comprendre leur motivation et leur manière de se battre.

Affecté au poste de Talung, à la frontière de la Chine, au milieu du peuple minoritaire Tho, il voit le poste qui lui fait face, à la frontière, pris par les communistes chinois. En Chine, les troupes de Mao viennent de vaincre les nationalistes et vont bientôt ravitailler et dominer leurs voisins vietnamiens.

La guerre est à un tournant majeur. La situation militaire est précaire, l’armée française, abandonnée par le pouvoir en place qui se désintéresse de ce conflit lointain pour des raisons idéologiques, connaît de lourdes pertes. Après dix-huit mois, Hélie de Saint Marc et les militaires français sont évacués, comme presque tous les partisans, mais pas les villageois. « Il y a un ordre, on ne fait pas d’omelette sans casser les œufs », lui répond-on quand il interroge sur le sort des villageois.

Son groupe est obligé de donner des coups de crosse sur les doigts des villageois et partisans voulant monter dans les camions. « Nous les avons abandonnés ». Les survivants arrivant à les rejoindre leur racontent le massacre de ceux qui avaient aidé les Français. Il appellera ce souvenir des coups de crosse sur les doigts de leurs alliés sa blessure jaune et restera très marqué par l’abandon de ses partisans vietnamiens sur ordre du haut-commandement.

Il retourne une seconde fois en Indochine au sein du 2e BEP en 1951 juste après le désastre de la RC4 qui vit l’anéantissement du 1er BEP. Il commande alors la 2e CIPLE (Compagnie indochinoise parachutiste de la Légion étrangère) constituée principalement Nd’autochtones vietnamiens.

C’est la rencontre avec Raffalli, chef de corps du BEP, l’adjudant Bonnin et le général de Lattre de Tassigny chef civil et militaire de l’Indochine, qui connaîtront tous trois la mort dans les mois qui suivirent.

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Guerre d’Algérie et putsch des Généraux

 Recruté par le général Challe, Hélie de Saint Marc sert en Algérie, notamment aux côtés du général Massu. En avril 1961, il rejoint le putsch des généraux, commandé par le général Challe, avec le 1er régiment étranger de parachutistes qu’il commande par intérim.

 Sa motivation est de ne pas abandonner les Harkis qu’il avait recrutés pour ne pas revivre son expérience indochinoise, il l’explique dans sa déclaration devant le Haut Tribunal militaire le 5 juin 1961.

Alger tombe rapidement mais en quelques jours, la tentative de coup d’État s’enraye. Hélie de Saint Marc se constitue prisonnier et il est condamné à dix ans de réclusion criminelle. Il passera cinq ans dans la prison de Tulle avant d’être gracié, le 25 décembre 1966.

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Années 1960 à aujourd’hui

 Après sa libération, il s’installe à Lyon avec l’aide d’André Laroche, le président de la Fédération des déportés et commence une carrière civile dans l’industrie. Jusqu’en 1988, il fut directeur du personnel dans une entreprise de métallurgie.

En 1978, il est réhabilité dans ses droits civils et militaires.

À partir de 1989, Laurent Beccaria écrit sa biographie. Les champs de braises. Mémoires, qui est publiée en 1995 et couronnée par le Prix Fémina catégorie essai en 1996. Puis pendant 10 ans, Hélie de Saint-Marc parcourt les États-Unis, l’Allemagne et la France pour y faire de nombreuses conférences. En 1998 et 2000, paraissent les traductions allemandes des Champs de braises (Asche und Glut) et des Sentinelles du soir (Die Wächter des Abends) aux éditions Atlantis.

En 2001, le Livre blanc de l’armée française en Algérie s’ouvre sur une interview de Saint Marc. D’après Gilles Manceron, c’est à cause de son passé de résistant déporté et d’une allure différente de l’archétype du « baroudeur » qu’ont beaucoup d’autres, que Saint Marc a été mis en avant dans ce livre.

En 2002, il publie avec August von Kageneck — un officier allemand de sa génération —, son quatrième livre, Notre Histoire, 1922-1945, un récit tiré de conversations avec Étienne de Montety, qui relate les souvenirs de cette époque sous la forme d’entretiens, portant sur leurs enfances et leurs visions de la Seconde Guerre mondiale.

Il vit aujourd’hui retiré dans sa maison de la Drôme.

À 89 ans, il est fait grand-croix de la Légion d’honneur, le 28 novembre 2011, par le Président de la République, Nicolas Sarkozy.

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Le capitaine Jean Graziani

Posté par administrateur le 4 mai 2012

 
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Jean Antoine Toussaint Graziani, est un Pieds-Noirs, de Mondovi, comme Albert Camus. Sa mère meurt en lui donnant le jour en 1926, c’est donc son père, grand invalide de guerre, qui l’élève jusqu’à son décès, quand Jean atteint l’âge de neuf ans. Ce dernier est envoyé chez une tante à Alger.

 Il y suivra des études moyennes, plus intéressé par le jeu et la bagarre. A quinze ans, il fait partie des Compagnons de France, organisation vichyste de jeunesse.

——Rapidement, il y deviendra chef d’équipe. En 1942, juste après le débarquement américain en Algérie, il s’engage dans l’US Army.
Il a seize ans. C’est là qu’il fait connaissance avec la guerre. Les Américains le détachent à la 1è Armée Britannique avant de le libérer. Mais jean ne veut pas en rester là, il rejoint les FFI à Alger et se voit affecté au 3ème Bataillon de l’Infanterie de l’Air. Embarqué pour l’Ecosse, Jean Graziani y suit l’entraînement très dur des SAS. Il se spécialise dans les explosifs avant de suivre le stage de sauts de Ringway et d’être nommé lère classe.

—–Le 3è SAS (3ème RCP) commandé par le Commandant Chateau Jobert doit former un cordon de Nantes à Besançon, chargé de ralentir la retraite des troupes allemandes après le débarquement de Provence.

 Graziani saute du côté de Savigny s/Grosne, sabote des ponts, 84 lignes et cabines d’aiguillages et décroche, emmenant avec lui ses huit compagnons blessés. il a dix-huit ans. Il reçoit une citation à l’ordre de l’armée comportant
l’attribution de la croix de guerre 39/45, la médaille militaire et se voit nommé sergent.

Le 3è RCP est regroupé, réembarqué, puis envoyé en Hollande dans le cadre de l’opération Amherst, semer la confusion chez l’ennemi, empêcher la destruction des ponts, effectuer des missions de renseignements et de repérage d’objectifs.

Le 7 avril 1945 au soir, à cause d’une mauvaise météo, le largage des hommes se passe mal ; ils atterrissent près d’un convoi allemand. Jean Graziani, même isolé dans la forêt, se débrouille plutôt bien puisqu’il fait quatre prisonniers et parvient à rejoindre, le 11 avril, les Canadiens pour participer avec eux à des attaques.

 Il est récompensé d’une citation à l’ordre de la division. L’opération Amherst dure six jours et sera un succès si on
déplore la perte de vingt-cinq pour cent de l’effectif des SAS.

 La guerre se termine et Jean Graziani est désigné pour intégrer Coëtquidan. Il est de la promotion « Victoire », la première d’après guerre et obtient un rang honorable qui lui permet de choisir la Coloniale. Sous-Lieutenant, il dédaigne l’École d’Application d’infanterie et se porte volontaire pour l’Indochine.

 La guerre d’Indochine, la captivité

 —–C’est en juin 1946 que jean Graziani débarque à Saïgon, son unité le 3è SAS, participe à l’opération lancée sur Nam Dinh, en janvier 1947. Sitôt au sol, Graziani regroupe sa section, rejoint le capitaine Ducasse et engage le combat de rues. L’opération réussit, mais les pertes sont lourdes.

—–Quand il est en ville, Graziani sort souvent avec un autre SAS, Paul-Alain Léger qu’il continue d’appeler par son nom de code « D’Arzemont ». Ce dernier lui présente la fille d’un banquier avec laquelle il se marie.

—–Durant l’année 1947, Graziani participe à tous les coups de main en Cochinchine et mène deux violentes attaques contre l’ennemi, qui lui valent une nouvelle citation et le grade de lieutenant. Ainsi le bataillon SAS devient demi-brigade et ainsi naissent les 1er, 3è, 5è et 6è BCCP. Le lieutenant Graziani en fin de séjour, rentre en France, puis gagne Alger pour voir naître sa fille Claude.

En octobre 1948, il rejoint la demi-brigade à Vannes où il retrouve son copain Léger. En fin d’année, récompensé de ses mérites par l’attribution de la Légion d’Honneur, il fête l’évènement pendant huit jours et y laisse plus de deux soldes. Mais l’Indochine le rappelle.

—–Muté au 3è BCCP, il est affecté au Groupement Commando 1(GCI) et participe à l’opération, vraisemblablement mal préparée, de Pho Lu.
Les 135 hommes largués sont censés tenir tête à plus de deux mille viets. Le capitaine Dubois tué, c’est le lieutenant Planet qui prend le commandement.
Pressés par les viets, ils doivent abandonner le corps du capitaine. Cet acte est jugé sévèrement par le commandement. Un chef d’escadron s’exclame :
« Quand le capitaine est tué, on fait tuer tout le monde mais on ramène le capitaine ». « Qui ramène le capitaine si tout le monde est tué ? » lui réplique cinglant Graziani.

 Cela illustre bien le caractère anticonformiste et irrévérencieux de Graziani qui, entre deux opérations, participe à de grandioses beuveries, joue, se bat et fait l’amour.

 Il est soldat, guerrier plus que militaire. Il a un succès inouï auprès des femmes, et Sung la jolie chinoise qui fréquente le gratin d’Hanoï, n’est pas insensible à son charme. En mai 1950, le 3è BCCP aux ordres du capitaine Cazaux reprend le poste de Dong Khé aux viets de la brigade 308, puis sera engagé à Lung Phaï, That Khé, Lang Son, Cao Bang, puis à Sam Teu et Sam Neua au Laos. Epuisé par tant de combats, le bataillon attend son rapatriement en France fixé au 15 octobre.

Beaucoup d’hommes sont malades, fatigués, blessés. Et pourtant le 8 octobre, le 3è BCCP saute sur That Khé. Graziani à la tête d’un commando recueille vingt-trois rescapés du 1er BEP dont le capitaine Jeanpierre et de nombreux marocains de la colonne Lepage anéantie du côté de Dong Khé dans la tragédie de la RC 4.
L’ordre de repli donné, le 3è BCCP assure l’arrière-garde. Plusieurs divisions viets les talonnent, les encerclent, les submergent. Graziani est légèrement blessé.

Dans la nuit du 11 au 12 octobre, avec ses hommes et son chef, le capitaine De Braquilanges, ils réussissent à percer l’étreinte mais ils sont faits prisonniers à l’aube. Seuls, neuf hommes du 3è BCCP pourront rejoindre le poste français de Dong Dang.

——–Graziani, De Braquilanges et Planet réussissent à s’évader, mais ils sont repris trois jours plus tard, battus et envoyés au Camp n°1. Là, le lieutenant Graziani se montrera à la hauteur de sa réputation de frondeur et de gouailleur. Éternel mauvais élève des séances d’autocritique, il est de toutes les corvées. Il ne renonce pas, au contraire, et pendant ces quatre années de captivité, il fera montre d’un courage exceptionnel et sera un exemple pour tous.

 —–Graziani, Planet et Aubouin, jeune lieutenant du 1er BEP, s’évadent en septembre 1953, juchés sur un vieux radeau sur la rivière Song Gain.

—–Ils sont repris à Cheim Hoa, à environ soixante-dix kilomètres, ramenés au camp et placés pour quelques mois en isolement. En février 1954, le capitaine Ducasse, nouveau prisonnier, arrive au camp et retrouve Graziani qui sort de l’isolement. Ils seront tous libérés en septembre et soignés, à l’hôpital d’Hanoï où Graziani voit, stupéfait, mais heureux, la jolie Sung entrer dans sa chambre lui apporter le « repos du guerrier ».

Il a aussi la désagréable surprise de constater la retenue sur ses quatre ans d’arriérés de solde d’une somme équivalente à la prime d’alimentation, l’intendance jugeant qu’il avait été nourri par le Viëtminh. Son aventure indochinoise se termine le 31 octobre.

Il arrive à Alger pour pendre ses congés au cours desquels il a l’occasion de présenter à Loulou Martin, jeune officier de la légion, une jeune fille que ce dernier épousera quelque temps plus tard.

 

L’Algérie, la fin d’un héros

 —–En août 1955, Jean Graziani est affecté à l’Etat-Major du général Cogny à Rabat. Un jour, il est au mess des officiers et voit venir vers lui, la main tendue, G… officier prisonnier du camp n°1, mais surtout ancien partisan communiste, libéré rapidement du camp pour bonne conduite,c’està-dire pour avoir lâchement « mouchardé » ses camarades. Graziani le saisit par le col et le jette dehors, à travers une fenêtre. Quinze jours d’arrêt qui ne l’empêchent heureusement pas d’être promu capitaine peu après.

—– »Cela m’a soulagé » dira-t-il ensuite.

—–En janvier 1957, il décroche enfin sa mutation au 2è Bureau de la 10ème DP à Alger, adjoint du commandant Lemire, en pleine bataille. Graziani doit centraliser les informations venant des régiments qui quadrillent la ville, interroger les suspects et exploiter rapidement les renseignements pour éviter d’autres attentats.

—–Le 9 avril à l’aube, une patrouille arrête une jeune fille de 21 ans, Djamila Bouired, une poseuse de bombes, blessée au cours de sa tentative de fuite par son chef,Yassef Saadi, qui voulait éviter qu’elle ne parle. Transportée, à l’Hôpital Maillot, elle est ensuite interrogée par le capitaine Graziani. Elle l’injurie, il lui répond par une paire de gifles bien appliquées. Puis leur relation s’améliore jusqu’à atteindre une certaine ambiguïté. Est-ce le charme naturel de Graziani qui opère sur la jeune fille ?
Toujours est-il que c’est à lui seul qu’elle livre l’adresse d’une cache contenant 13 bombes, 23 pistolets ou revolvers, des détonateurs et du matériel divers.

—–Le 13 mai 1958, la population d’Alger se révolte. Le capitaine Graziani se rend au bâtiment du Gouvernement Général (GG) avec le général Massu. Il y retrouve les capitaines Léger et Planet fort occupés à tenter de refouler des manifestants qui s’en prennent au matériel. Le général Massu le charge d’éloigner Maître Biaggi qui veut organiser le retour de Jacques Soustelle à Alger.

—–Le célèbre avocat se retrouve ainsi dans un avion en partance pour le Sahara. Le 4 juin, le général De Gaulle (l’homme… qui a fait la guerre dans un hôtel particulier à Londres…) arrive à son tour à Alger qui l’ovationne. Il est accompagné de deux ministres, Louis Jacquinot et Max Lejeune, qui avaient déjà été ministres sous la IVè République et dont l’un porte le titre de ministre du Sahara. « un ministre du Sahara, pourquoi pas un ministre de la Bretagne ou de la Corse » tonne Graziani en se précipitant sur eux.

 Malgré leurs protestations, ils se retrouvent enfermés à double tour dans un bureau, ce qui les empêche de parader sur le balcon du GG aux côtés du général. Quand De Gaulle s’en aperçoit, il le reproche vertement à Massu qui gronde à son tour sur tout subordonné à sa portée.

 Mais Graziani s’en est déjà allé … Au mois de juillet, il est affecté au 6è RPC, sous les ordres du colonel Ducasse bien connu en Indochine et qui lui doit la vie. Ce dernier lui confie la 4èCompagnie. « Criquet », son nom de code dans les SAS, très vite sait se faire adorer de ses hommes.

—–En Octobre 1958, il est blessé par un éclat de grenade à la poitrine lors d’une opération à Paestro. Hospitalisé à Tizi-Ouzou, il quitte l’hôpital « à l’anglaise », laissant un mot au médecin et chargeant son ami Oudinot d’envoyer des fleurs à l’infirmière.

—–Participant à l’opération « Kabylie 16″, le 6ème RCP accroche le 6 janvier 1959 trois katibas d’Amirouche et un commando zônal.

—–Vers 15 heures, 600 fells lancent l’assaut pour trouver une sortie. Ils se heurtent à la 4è compagnie dans un furieux corps à corps.
Graziani en tête de ses hommes tombe touché d’une rafale de PM au foie. On l’évacue par hélicoptère sur Tizi-Ouzou. Avant d’être embarqué, il confie à son adjudant de compagnie sa montre Breguet et un P 08 pour les remettre à son vieil ami Planet. Prémonition ? Mal remis de sa blessure à la poitrine et cruellement touché, le capitaine Graziani meurt le lendemain.

—–Ses obsèques auront lieu en présence de sa femme, de sa fille, des généraux Allard et Massu, du colonel Ducasse et de nombreux compagnons d’armes. Dans cette opération, les fells ont laissé près de 300 cadavres et plus de 100 armes sur le terrain, mais le 61è RPC a eu 21 tués et 32 blessés. Au moment de l’élévation, le colonel Romain-Desfossés prend la parole pour un dernier adieu :

—– »Salut enfin au capitaine Graziani. Héros au sens propre du mot. Violent, ardent, passionné, sans détour et sans calcul, parfois excessif, toujours droit, cherchant sans cesse à reculer les limites de ce qu’on peut exiger de soi-même. Il est un symbole, le symbole de cette jeunesse qui a la foi, le symbole de ces jeunes capitaines qui sont le symbole de notre armée ».

—–Le capitaine Jean Graziani fut élevé au grade d’Officier de la Légion d’honneur à titre posthume. Il était titulaire de sept citations.

—–En 1988, on vit une promotion « Graziani » à Saint-Cyr.

—–Même si les temps ont changé, même si à l’heure actuelle un capitaine Graziani ne pourrait plus faire carrière dans l’armée, les jeunes officiers doivent s’inspirer de son courage à toute épreuve, de sa noblesse de coeur et de son esprit d’abnégation.

 

Jean-Claude Sanchez

 


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Un des derniers parachutistes de la France Libre

Posté par administrateur le 1 août 2011

Un des derniers parachutistes de la France Libre  dans Soldats d'Elite rogerhourdindr 

Roger Hourdin, qui était l’un des derniers survivants des parachutistes SAS de la France Libre, est décédé le 30 juillet 2011 à l’âge de 88 ans en région parisienne, a annoncé à l’AFP David Portier, auteur d’un ouvrage sur ces soldats d’élite. Une cérémonie à sa mémoire se tiendra vendredi à 15h00 au cimetière de Marly-le-Roi, a précisé David Portier qui a publié en 2010 « Les parachutistes de la France Libre » (éditions Nimrod). 

Né le 8 août 1922 à Saint-Pierre-sur-Dives en Normandie, Roger Hourdin devient cheminot, tout comme son père, en juin 1940 avant d’entrer dans la Résistance en octobre 1941 en distribuant des tracts. Un an plus tard, recherché par la Gestapo, Roger Hourdin parvient à quitter la France en traversant les Pyrénées, rejoint l’Espagne puis Londres et la France Libre en avril 1943. 

Affecté à la 2e compagnie d’infanterie de l’air de Camberley, il est breveté parachutiste SAS. Dans la nuit du 9 au 10 juin 1944, il saute avec son stick en Bretagne et participe à la libération de la région de Gourin (Morbihan) en encadrant des maquisards FFI.

Début avril 1945, il participe à la mission Amherst (Hollande), l’une plus grandes opérations aéroportées de la seconde guerre mondiale, en prenant un pont destiné à faciliter la progression des unités blindés canadiennes.  Après la guerre, Roger Hourdin a été dessinateur industriel. Il a raconté sa guerre dans « Le refus de la honte » (éditions La Chapelle).

Roger Hourdin était chevalier de la Légion d’honneur et titulaire de la Médaille militaire, de la Croix de guerre et de la médaille des évadés. 

Selon M. Portier, il ne resterait qu’une vingtaine de survivants sur le millier de parachutistes SAS de
la France Libre recensés en juin 1944.

L’épopée de ces parachutistes d’élite avait été racontée par Joseph Kessel dans « La bataillon du ciel », adapté au cinéma en 1947 et qui avait connu un succès considérable (8,5 millions d’entrées).

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Charles Alphonse Rusconi

Posté par administrateur le 10 février 2010

Charles Alphonse Rusconi  dans Soldats d'Elite rusconi

Charles Alphonse Rusconi naît en Suisse, le 13 mai 1918, d’une famille corse. En 1936, dès l’âge de dix huit ans, il s’engage au 10e régiment de tirailleurs sénégalais. C’est un garçon trapu, solide, d’aspect viril. Trois ans plus tard, lorsque la deuxième guerre mondiale commence, il est sergent. Volontaire pour les corps francs, il devient le chef d’un commando chargé d’opérer sur l’arrière du dispositif allemand.

C’est ainsi qu’en mai 1940, il sauve un officier blessé dans les lignes ennemies en le dégageant à la grenade et en le ramenant sur ses épaules. Devant l’offensive allemande, l’armée française largement surclassée en moyens matériels et en armement, se voit contrainte de se replier, mais le sergent Rusconi n’est pas de ceux qui baissent les bras.

 Le 2 juin 1940, il investit un poste de commandement ennemi. Soixante dix soldats et officiers sont faits prisonniers ; un armement lourd ainsi que les archives divisionnaires sont récupérés. Après ce coup d’éclat, le sergent Rusconi poursuit sans relâche ses missions retardatrices jusqu’au 26 juin, jour où il est blessé par une rafale de mitrailleuse. Capturé par les troupes allemandes, il est soigné, mais deux mois plus tard, à peine rétabli, il s’évade. 

C’est en février 1948 que le lieutenant Rusconi, à sa demande, rejoint l’Indochine. Il forme un commando composé de Sénégalais et de Vietnamiens, qui va opérer sur la rive gauche du Fleuve Rouge. Avec une efficacité égale à celle du commando des Tigres Noirs de l’adjudant Vandenberghe qui opère sur l’autre rive du fleuve, cette petite unité mixte, où règne un esprit d’émulation, va infliger au Viet-minh des pertes considérables par des coups de main et embuscades incessants.

Grâce à ces exploits, la province retrouve une paix relative. Ayant rempli avec succès cette mission, le commando Rusconi se voit chargé d’aller opérer sur les rives du fleuve Day (Nghia Lo), où il va reprendre ses incursions à l’intérieur des zones tenues par le Viet-minh.

Il accomplit de nouveaux actes de bravoure aux résultats impressionnants en termes de prisonniers et d’armes récupérées. Mais dans la nuit du 6 au 7 février 1952, le commando est trahi. Une centaine de combattants du Viet-minh pénètrent par surprise dans le poste endormi et c’est le carnage. La plupart des hommes sont abattus avant d’avoir pu se servir de leurs armes. Quelques survivants combattent jusqu’au bout de leurs forces à l’arme blanche. Le lieutenant Rusconi, pistolet au poing fait face, mais tombe sous les balles et meurt sans un cri.

Le lieutenant Charles Alphonse Rusconi, chef de commando exemplaire, magnifique soldat, mort au combat à l’âge de trente trois ans, était officier de la légion d’honneur et titulaire de la croix de guerre des TOE avec palmes qui lui avait été remise par le général de Lattre de Tassigny. Il avait été quatre fois blessé et était titulaire de dix citations dont six à l’ordre de l’armée.

 

 

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