Au revoir René-Louis « Ch’mol »

Posté par lombardino le 12 juillet 2018

M. René-Louis Molin dit Schmol

René-Louis,

Il y a un peu plus de 42 ans nous rentrions toi et moi dans l’armée pour une destinée commune dont nous ignorions la finalité à l’époque. Très vite tes origines du Nord, nous ont

conduit à te surnommer naturellement Ch’mol. Surnom que tu as conservé et que tu conserveras car certains ne te connaissent d’ailleurs que sous ce diminutif.

3 ans plus tard nous nous retrouvions mutés, à 3 semaines d’intervalle sur la base d’Istres. Tu aimais d’ailleurs marquer cet écart d’ancienneté sur la base ce qui te prévalait d’être le plus ancien de nous deux…

Après 3 années de formations et de discipline militaire était donc venu pour nous le temps de l’épanouissement professionnel certes mais aussi, à 20 ans, le temps de la découverte des plaisirs et des joies parfois

un peu débordantes, de l’indépendance et des amis. Amis retrouvés fidèlement quasiment chaque soir pour des sorties ou le simple plaisir d’être ensemble. Beaucoup de ses amis sont d’ailleurs ici présents

et se reconnaîtront. Que de bonheurs et de souvenirs à jamais inscrits dans nos mémoires. .

Après cette période d’intenses et d’immenses moments de partages et d’amitiés entre célibataires est venu le temps de connaître d’autres horizons privés et professionnels. Ainsi

nous nous retrouvions, certainement un peu assagi, à réfléchir sur notre destin professionnel. Pris par l’immense envie de concrétiser ce pour quoi nous étions rentré dans l’Armée de l’air,

nous nous sommes une fois encore retrouvés à pratiquer la même spécialité sur le même avion mais pour toi cette fois à Mont de Marsan. Cependant, une paire d’années plus tard tu

reviens, pour notre plus grand plaisir, sur notre terre d’adoption, Istres.

C’est donc ici, loin de tes parents, que tu construits ta nouvelle vie. Partagé entre les missions et les détachements, tu entreprends malgré tout de nombreux travaux dans ta

maison avec autant d’exigence et de perfectionnisme que dans ton travail. On ne se refait pas ! Mais le bonheur de Laurence, Jordan et Théo et aussi Jonathan est pour toi à ce prix.

Ta carrière militaire est exemplaire et le drapeau français sur ton cercueil ainsi que tes médailles en témoignent. Ces médailles pour lesquelles tu étais si fier mais une fois encore si

discret. Un « Héros de l’ombre » comme tu aimais à le préciser. Elles sont ici et je sais qu’elles seront bien conservées par tes enfants. Elles forcent le respect et montre

symboliquement la valeur de l’homme que tu as été et le travail réalisé : MM, OMN, C G TOE, MED AERO, C COMB, DEF NAT OR, TRN pour les plus prestigieuses.

Puis vient un temps d’un changement de vie familiale et de la reconversion professionnelle. Période particulièrement difficile pour toi et ta famille. Profondément honnête et attachant,

tu n’oublies personne et les amis ne te laissent pas tomber. Dans ta nouvelle solitude nous sommes beaucoup à espérer que tu retrouves rapidement le bonheur. Ta solitude nous rend

triste toi qui nous a tellement apporté de moments de partage et de joies. Sous des airs d’intouchables, tu dégages néanmoins un certain désarroi.

C’est au moment où tout recommençait à prendre forme qu’un soir, le 31/12/2016, tu nous annonces être touché par cette terrible maladie. Mais optimiste et combattant tu te veux

immédiatement rassurant. Soit !!

Malheureusement 1,5 ans plus tard nous pleurons aujourd’hui ton absence. Cependant et c’est ce qui nous permet d’accepter ton départ précoce c’est de te savoir libéré de tes

terribles souffrances. Mais comme durant toute ta vie, tu ne t’es jamais plaint. Tu as fait preuve d’un courage admirable et d’une grande dignité. A ce titre tu mérites encore une fois

un profond respect.

Même si tu étais entouré de ta famille, de ton frère Vincent et de sa compagne, qui ont fait énormément pour toi jusqu’à ton dernier souffle, tu as dû te battre seul contre cette

maladie. La solitude tu la connais d’ailleurs il t’arrivait souvent de nous rappeler que « Moi Ch’mol il a besoin de personne ! ». C’était cependant oublier que les autres avaient peut-être

besoin de toi, besoin de t’écouter, besoin de t’avoir à leurs côtés.

Désormais, nous n’entendrons plus tes railleries ou tes métaphores amusantes. Ta bonne humeur, ta convivialité, ta droiture et ton énergie. Tu ne seras malheureusement plus des

nôtres pour les instants de partage, mais sache que tu resteras pour beaucoup d’entre nous, ta famille, tes amis et tes frères d’armes, à jamais gravé dans nos mémoires comme un

exemple.

 

Merci et au revoir Ch’molito!

 

Alain Bernardet

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Barkhane : Maréchal des logis-chef Fabien Jacq, mort pour la France

Posté par administrateur le 11 novembre 2016

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L’armée de Terre vient de préciser les circonstances dans lesquelles un sous-officier du 515e Régiment du Train  a perdu la vie, le 4 novembre, au Mali, dans le cadre de l’opération Barkhane.

Il était 14h00 environ quand deux Véhicules de l’avant blindé du 515e RT, alors en mission opérationnelle de ravitaillement, ont subi « une attaque par un engin explosif » alors qu’ils circulaient au nord-est de Kidal. L’explosion a gravement blessé le sous-officier adjoint du peloton de circulation routière. Quatre autres de ses camarades ont été commotionnés ou légèrement touchés.

Immédiatement évacué par hélicoptère vers la structure chirurgicale militaire française de Tessalit et malgré les soins qui lui ont été prodigués, le maréchal des logis-chef Fabien Jacq est décédé, dans la nuit, des suites de ses blessures.

Né le 25 janvier 1988 à Trappes, Fabien JACQ avait rejoint, à l’âge de 20 ans, l’École nationale des sous-officiers d’active (ENSOA) de Saint-Maixent. Bien noté, il fut nommé maréchal des logis à l’issue de sa formation.

En 2008, le jeune sous-officier fut affecté à l’escadron de circulation routière du 515e Régiment du Train, en qualité d’adjoint chef de patrouille. Au sein de cette unité, il participa à plusieurs opérations extérieures : Sud-Liban (2010), Afghanistan (2012) et Mali (2013).

Sous officier exemplaire, Fabien JACQ fut décoré de la Croix de la valeur militaire avec étoile de bronze à l’issue de sa mission en Afghanistan, avant d’être promu, un an plus tard, au grade de maréchal des logis-chef.

« Perfectionniste et soucieux de ses subordonnés, il cherche constamment à accroître ses connaissances », souligne sa hiérarchie. En février 2016, il accéda à la fonction de sous-officier adjoint au sein de son peloton, puis, en juillet, il obtint le du brevet supérieur de technicien de l’armée de terre « appui-mouvement ».

Il avait retrouvé le Mali le 7 octobre dernier, en tant que sous-officier adjoint de peloton de circulation et d’escorte au sein du sous-groupement logistique n° 2, chargé de la protection des acheminements logistiques.

Titulaire de la Croix de la Valeur militaire avec étoile de bronze, le maréchal des logis-chef Fabien JACQ était décoré de la la médaille d’outre-mer « Liban » et « Sahel », de la médaille commémorative française avec agrafe « Afghanistan », de la croix du combattant ainsi que de la médaille d’argent de la Défense nationale.

En savoir plus sur http://www.opex360.com/2016/11/05/barkhane-marechal-des-logis-chef-fabien-jacq-mort-pour-la-france/#1xBSqbkug4TCyp38.99

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Barkhane : mort au combat d’un sous-officier engagé dans la lutte contre le terrorisme.

Posté par administrateur le 26 novembre 2015

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Le jeudi 26 novembre 2015 à Paris, le sergent-chef Alexis Guarato du commando parachutiste de l’air n°10 (CPA 10) d’Orléans est décédé des suites de ses blessures.

Le mardi 13 octobre 2015, le véhicule des forces spéciales à bord duquel il se trouvait a sauté sur une mine dans une zone située au nord du Mali.

Sous-officier de grande valeur, il avait notamment été engagé  en Afghanistan, en Côte d’Ivoire et dans la bande sahélo-saharienne au sein du Commando Parachutiste de L’Air N° 10.

Il est mort en combattant les groupes armés terroristes.

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JOURNEE NATIONALE D’HOMMAGE AUX « MORTS POUR LA FRANCE » EN INDOCHINE DU 8 JUIN 2015

Posté par administrateur le 8 juin 2015

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Message de M. Jean-Marc Todeschini, secrétaire d’Etat aux anciens combattants et à la mémoire

 En cette journée nationale dédiée aux « morts pour la France » en Indochine, notre pays a, une fois de plus, rendez-vous avec son histoire et sa mémoire combattante.

 En près de 15 ans de combats, de 1940 à 1954, les soldats d’Indochine ont laissé derrière eux une trace indélébile de bravoure et d’abnégation.

 Sur cette terre lointaine, des soldats de toutes les armes, des légionnaires, des coloniaux, des tirailleurs, des gendarmes, des marins, des aviateurs, des médecins, des infirmières, ont lutté avec un dévouement indéniable pour préserver l’honneur de notre pays.

 Face à l’occupant japonais, de 1940 à 1945, ils ont maintenu la présence française en Indochine. Il y a 70 ans, à l’issue du coup de force japonais mené le 9 mars 1945 sur les garnisons françaises, tandis que certains d’entre eux réussissent à se replier en Chine, d’autres sont fait prisonniers et exécutés. C’est à tous ceux-là qu’un hommage fut rendu en 1952 lorsque  Edmond Grethen, grande figure de la Résistance indochinoise, fusillé à Thakhet le 16 mars 1945, fut inhumé au Mont-Valérien.

 Contre le Vietminh, de 1946 à 1954, des combattants venus de France, d’Europe, d’Afrique du Nord ou d’Afrique Noire, ont été engagés, aux côtés de leurs frères d’armes indochinois, dans des conditions extrêmes. Ils ont lutté dans la boue des rizières, sur le sommet d’un piton calcaire, sur une piste forestière ou dans un petit poste isolé, contre un ennemi insaisissable et toujours mieux armé.

 Ils étaient guidés par un sens du devoir et une foi infaillible en la France.

 Les assauts, les embuscades ou les combats au corps à corps, n’ont pourtant constitué que le début de leur calvaire. Pour les survivants des derniers combats, ce furent ensuite les camps de rééducation politique, dont plus des trois quarts des prisonniers ne revinrent jamais.

 Ce courage dont ont fait preuve les combattants d’Indochine est à ériger en exemple.

 En cette journée nationale, souvenons-nous qu’ils furent les premiers d’une très longue lignée de soldats à intervenir loin du sol de France. Ils menèrent leur mission avec une volonté qui force le respect.

 Aujourd’hui comme hier, sur les différents théâtres d’opérations où ils sont engagés, nos soldats défendent la République française et ses valeurs avec courage et professionnalisme. Ils accomplissent leurs missions avec une détermination qui fait honneur à leurs aînés, à l’histoire qu’ils ont écrite et à la nation tout entière.

 

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« Mo » le clown s’en est allé.

Posté par administrateur le 17 avril 2015

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Le vieux clown s’est évanoui ce matin très tôt

Il n’a pas tiré sa révérence, aucun calicot.

Il s’en est allé cahin-caha sans crier gare

Avec son gros nez rouge comme seul avatar

 

Il n’emporte avec lui que les rires des enfants

Et les regards émerveillés de ces êtres innocents.

MO, n’était pas sous l’égide du cirque Pinder

Elle traçait seule sa route depuis déjà de longs hivers.

 

Mais l’ignoble maladie l’a brusquement envahie

Elle qui la côtoyait tous les jours de sa vie

« Mo  » le clown s’en est allé sans un bruit

Pour amuser les saints du paradis.

 Notre amie Monique MEUGNOT nous as quitté hier matin emportée par cette cruelle maladie qui la rongeait depuis deux ans.

Monique c’était la gentillesse, voilà le texte qui accompagnait l’article de la mairie lors de sa remise de l’Ordre national du Mérite au grade de chevalier : »Tout le monde la connaît. Et surtout tout le monde reconnaît les grandes qualités humaines et les actions solidaires de Monique Meugnot, alias Mo le clown depuis 1997. Cette Istréenne a ainsi trimballé sa bonne humeur, sa gentillesse et, surtout, son cœur pendant des années dans les hôpitaux d’Istres, de Martigues et de Salon et dans les rues d’Istres pour des causes nobles comme les Pièces jaunes et le Téléthon. »

L’UNACITA Istres est en deuil et assure son époux et sa famille de tout son soutien en cette pénible épreuve.

Au revoir Monique, tu restera à jamais dans nos pensées.

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Triste nouvelle !

Posté par administrateur le 24 août 2014

 

Notre camarade Patrick ROUX et son épouse Odette ont la tristesse et la douleur de vous faire part du décès de leur fils Romain survenu le mardi 19 aout 2014 à l’âge de 33 ans.
Les obsèques ont été célébrées en la chapelle de Fos sur Mer le jeudi 21 août 2014 suivies de l’inhumation au cimetière de Beaume Loubière.
 
De nombreux camarades et amis ont accompagné Patrick et Odette dans cette épreuve.

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CENTRAFRIQUE : Le 1er classe NICOLAS VOKAER tombé au champ d’honneur

Posté par administrateur le 11 décembre 2013

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Né le 11 juillet 1990 à Tremblay en France (93), le soldat de première classe Nicolas VOKAER aura servi la France durant plus de deux ans. A 21 ans, le 6 juin 2011, après avoir obtenu son brevet d’études professionnelles option vente action marchande, il souscrit pour trois ans un contrat d’engagé volontaire de l’armée de Terre au Centre d’information et de recrutement des forces armées (CIRFA) de Noisy le Sec (93). Ce même jour, il rejoint le 8e régiment de parachutistes d’infanterie de marine (81) et suit sa formation initiale pour une durée de 6 mois durant laquelle, remarqué par sa hiérarchie, il fait preuve d’un fort potentiel et de prédispositions pour le métier des armes. Le 6 décembre 2011, il est élevé à la distinction de soldat de 1re classe et est affecté à la 1re compagnie de combat du 8e RPIMa. La même année, il obtient le brevet parachutiste à Pau. Motivé, discipliné et volontaire, il y occupe la fonction de tireur spécialiste appui direct. Le 29 juin 2012, il obtient son certificat technique élémentaire (CTE) « voltige » dans le domaine combat de l’infanterie. De décembre 2012 à mars 2013, il est désigné pour participer à l’opération BOALI 31 en République Centrafricaine en qualité de tireur spécialiste appui direct. Assidu et dynamique, il s’est particulièrement distingué par son professionnalisme tout au long de la mission. Il obtient une lettre de félicitation collective pour la qualité des services rendus. A son retour, il reprend les activités permettant d’entretenir et d’affiner ses savoir-faire. Cette période permet de confirmer ses qualités de soldat et de frère d’armes. Il venait de signer un nouveau contrat de deux ans. Le soldat de 1re classe Nicolas VOKAER était engagé avec sa compagnie en qualité de tireur appui direct au Gabon depuis le 17 octobre 2013.
Déployé en République Centrafricaine suite au déclenchement de l’alerte GUEPARD, le 5 décembre 2013, il prend part à l’opération SANGARIS.Le soldat de 1re classe Nicolas VOKAER était titulaire de la médaille d’outre-mer agrafe Centrafrique et de la médaille de bronze de la défense nationale. Le marsouin parachutiste de 1re classe Nicolas VOKAER était célibataire, sans enfant. Agé de 23 ans, il a été tué dans l’accomplissement de sa mission au service de la France.

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CENTRAFRIQUE le 1re classe Antoine LE QUINIO tombé au champ d’honneur

Posté par administrateur le 11 décembre 2013

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Né le 10 mai 1991 à Angers (49), le soldat de première classe Antoine LE QUINIO aura servi la France durant plus de deux ans. A 20 ans, le 4 juillet 2011, après avoir obtenu son baccalauréat option pilotage des systèmes de production automatisée, il souscrit pour cinq ans un contrat d’engagé volontaire de l’armée de Terre au Centre d’information et de recrutement des forces armées (CIRFA) d’Angers (49). Le 3 novembre 2011, il rejoint le 8e régiment de parachutistes d’infanterie de marine (81) et suit sa formation initiale pour une durée de 6 mois. Le 24 février 2012, il y obtient son brevet parachutiste. Le 3 mai 2012, il est élevé à la distinction de soldat de 1re classe et est affecté à la 1re compagnie de combat du 8e RPIMa. Engagé discipliné et volontaire, il y occupe la fonction d’aide tireur ERYX et obtient le 26 février 2012 son certificat technique élémentaire (CTE) « combat débarqué » dans le domaine combat de l’infanterie. De décembre à mars 2013, il est désigné pour participer à l’opération BOALI 31 en République Centrafricaine en qualité d’aide tireur ERYX. Motivé et dynamique, il s’est particulièrement distingué par son professionnalisme tout au long de la mission. Il obtient une lettre de félicitation collective pour la qualité des services rendus. Sachant tirer profit des acquis de sa mission, parachutiste charismatique et robuste, il confirme à son retour son très fort potentiel. Le soldat de 1re classe LE QUINIO était engagé en qualité d’aide tireur ERYX au Gabon avec sa compagnie depuis le 17 octobre 2013.

Déployé en République Centrafricaine suite au déclenchement de l’alerte GUEPARD, le 5 décembre 2013, il prend part à l’opération SANGARIS. Le soldat de 1re classe Antoine LE QUINIO était titulaire de la médaille d’outre-mer avec agrafe RCA. Le marsouin parachutiste de 1re classe Antoine LE QUINIO était célibataire, sans enfant. Agé de 22 ans, il a été tué dans l’accomplissement de sa mission au service de la France.

 

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Il y a 30 ans : L’attentat du poste DRAKKAR au Liban

Posté par administrateur le 16 octobre 2013

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Il y a 30 ans : L'attentat du poste DRAKKAR au Liban dans In Mémoriam big_21688502_0_559-419

 

Nous sommes au mois d’août 1983.

le Groupement Aéroporté repart au Liban représenter pour la deuxième fois la France au sein de la Force Multinationale de sécurité.

l’Opération est baptisée DIODON IV.

La force française est composée du 3eme RPIMA, du 7eme RPCS, et d’un Régiment de Marche le 6eme RIP, qui est composé d’une compagnie du 1er  RCP d’une compagnie du 6eme RPIMA d’une compagnie du 9eme RCP et d’éléments du 35eme RALP.

Les hommes composant ce Régiment de marche sont des Appelés Parachutistes Volontaires pour un service long.

Le chef de Corps du 1er RCP désigne la 3eme compagnie pour effectuer la Mission.

Elle est Commandée par le Capitaine Jacky Thomas.

L’effectif du détachement est de 96 hommes répartis en quatre Officiers, quinze Sous-officiers et soixante dix sept Militaires du Rang.

La compagnie quitte Pau à la mi-septembre et débarque à Beyrouth le 27 septembre 1983.

elle est accueillie par son Capitaine et le Sous-lieutenant Rigaud partis quelques jours plus tôt en précurseur.

Elle se dirige immédiatement vers le Poste qui lui est affecté, un immeuble de huit étages baptisé IRMA situé au sud de la ville face
à la plaine des JHAH en bordure du quartier Chatila , à 800 mètres de l’Ambassade d’Iran.

C’est un excellent observatoire dans cette partie Sud de Beyrouth à la frontière des quartiers Palestiniens.

Ceci explique sans doute son occupation par l’Armée Syrienne en septembre 1982 et sa nécessaire dépollution par le Génie français avant l’arrivée de la compagnie.

le Bâtiment sans doute autrefois luxueux, est en très mauvais état.

il n’y a ni eau ni électricité et pas de vitres, mais les Parachutistes s’attèlent avec enthousiasme aux travaux de remise en état et deprotection du Poste.

5000 sacs de sable sont montés dans les étages et sur le toit ,des emplacements de Combat sont aménagés, des barbelés interdisent les accès.

Les Sections s’installent .

Le Capitaine rebaptise le Poste du nom de…….  DRAKKAR.

les activités opérationnelles s’enclenchent très vite.

Les journées sont occupées par des patrouilles en VAB pour prendre contact avec la population résidant dans le secteur, par des gardes à la Résidence des Pins, Poste de Commandement du Général Cann patron de la Force, et par de nombreuses patrouilles à pieds pour rassurer la population qui a peur.

A la mi-octobre , la situation se tend, les civils ne parlent plus.

Des véhicules suspects sont signalés et repérés, des renseignements pronostiquent une Opération imminente contre les français.

Le 22 octobre 1983, la 1ere Section ( NOIR 1 ) est de garde à la Résidence des Pins, mais son Chef le Sous-lieutenant Rigaud n’ayant pas de Mission propre est resté au Poste Drakkar.

La 2eme Section  ( NOIR 2 ) de l’Adjudant Bagnis est d’alerte Régimentaire , prête à intervenir en moins de 15 minutes au profit des Postes voisins.

La 3eme Section ( NOIR 3 ) du Lieutenant de la Batie est de jour et assure la garde du Poste .

Vers 22 heures , le Capitaine Thomas Rassemble les Chefs de Section pour leur annoncer que le Poste ESCORTEUR , situé à 500 mètres de là , a reçu des menaces.

LE 23 OCTOBRE 1983 à 6 heures du matin, après une nuit calme, l’Adjudant de compagnie réveille les Sections.

Le Sergent Hartung et deux autres Parachutistes désignés la veille partent en ville chercher les croissants du Dimanche.

A 6 heures 15 , une forte explosion retentit du coté de l’ aéroport.

De nombreux Parachutistes se ruent vers les balcons pour voir ce qu’il en est.

La section de garde est appelée à ses postes de Combat.

Le Sergent-chef Blanchot et le Caporal Guillemette , de garde sur le toit rendent compte au Capitaine que le Poste américain des Marines vient de sauter.

Au moment où Guillemette repose le téléphone , une très forte secousse ébranle le bâtiment.

Blanchot rattrape Guillemette qui basculait dans le vide. Un bruit assourdissant retentit : les planchers s’effondrent puis les murs cèdent. Le cuisinier en train de répartir les bols
du petit déjeuner sur les tables est projeté sous un banc de bois.

Les bols se brisent lui causant de nombreuses contusions au bras, mais le banc le sauve.

 L’immeuble de 8 étages est devenu un amas de gravats de cinq mètres de haut.

Après le vacarme , un terrible silence lui succède.

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Puis les hommes s’appellent.

ils ne comprennent pas et se croient victimes d’un tir de roquette.

Les secours arrivent très vite, en premier lieu les porteurs de croissants qui n’en croient pas leurs yeux.

Les premiers rescapés sont évacués, hébétés, certains avec seulement quelques égratignures tel le Caporal Chef Laloue qui se retrouve assis dans l’herbe après une chute de 7 étages.

D’autres plus gravement blessés , commencent à être extirpés des ruines, mais les autres……………….

 Pendant quatre jours et quatre nuits, les sauveteurs s’acharnent pour tenter d’extraire ce qui reste de vie de cet amas de pierres.

Tous sont unis dans l’effort et dans l’espoir, parmi eux le père Lallemand, aumônier de la Force.

 Pendant ce temps, au Poste de Commandement du 1er RCP à Pau, la cellule de crise , mise en place dès le dimanche matin, tente de répondre du mieux possible aux appels de plus en  plus angoissés des parents, mais les nouvelles arrivent lentement au rythme des recherches.

 

L’attentat a tué 58 Parachutistes, dont 3 du 9eme RCP détachés à la compagnie comme conducteurs de V.A.B. il y a 41 survivants dont 15 blessés. Les cercueils sont rassemblés à la Résidence des Pins pour un dernier Adieu.  

Texte du Général Cardinal , Chef de Corps du 1er RCP de 1982 à 1984

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ORAISON FUNEBRE DU CDT HELIE DENOIX DE SAINT-MARC

Posté par administrateur le 3 septembre 2013

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Mon commandant,

mon ancien,

Ils sont là, ils sont tous présents, qu’ils soient vivants ou disparus, oubliés de l’histoire ou célèbres, croyants, agnostiques ou  incroyants, souffrant ou en pleine santé, jeunes soldats ou anciens combattants, civils ou militaires, ils sont tous présents, si ce n’est pas avec  leur corps, c’est par leur coeur ou par leur âme ! Tous ceux qui, un jour, ont croisé votre chemin, ou ont fait avec vous une partie de votre route ou plutôt de votre incroyable destinée, sont regroupés autour de vous : les lycéens de Bordeaux, les résistants du réseau Jade-Amicol, les déportés du camp de Langenstein, vos frères d’armes, vos légionnaires que vous avez menés au combat, ceux qui sont morts dans l’anonymat de la jungle ou l’indifférence du pays, les enfants de Talung que vous avez dû laisser derrière vous, les harkis abandonnés puis livrés aux mains du FLN ! Je n’oublie pas vos parents et votre famille, qui ont partagé vos joies et vos épreuves ; il faut ajouter à cette longue liste, les jeunes générations, qui n’ont connu, ni la Guerre de 40, ni l’Indochine, pas plus que l’Algérie, mais qui ont dévoré vos livres, qui vous  ont écouté et que vous avez marqués profondément !

 Cette liste ne serait pas complète, si n’était pas évoquée la longue cohorte des prisonniers, des déchus, des petits et des sans-grades, les inconnus de l’histoire et des médias, ceux que vous avez croisés, écoutés, respectés, défendus, compris et aimés et dont vous avez été l’avocat. Eux tous s’adressent à vous aujourd’hui, à travers ces quelques mots et, comme nous en étions convenus la dernière fois que nous nous  sommes vus et embrassés chez vous, je ne servirai que d’interprète, à la fois fidèle, concis et surtout sobre. Aujourd’hui, Hélie, notre compagnon fidèle, c’est vous qui nous quittez, emportant avec vous vos souvenirs et surtout vos interrogations et vos mystères ; vous laissez chacun de nous, à la fois heureux et fier de vous avoir rencontré, mais triste et orphelin de devoir vous quitter.

Vous laissez surtout chacun de nous, seul face à sa conscience et face aux interrogations lancinantes et fondamentales qui ont hanté votre vie, comme elles hantent la vie de tout honnête homme, qui se veut à la fois homme d’action et de réflexion, et qui cherche inlassablement à donner un sens à son geste ! Parmi tous ces mystères, l’un d’eux ne vous a jamais quitté. Il a même scandé votre vie ! C’est celui de la vie et de la mort. Car qui d’autres mieux que vous, aurait pu dire, écrire, prédire ou reprendre à son compte ce poème d’Alan Seeger, cet Américain, à la fois légionnaire et poète, disparu à 20 ans dans la tourmente de 1916 :

« j’ai rendez-vous avec la mort » ? C’est à 10 ans que vous avez votre premier rendez-vous avec la mort, quand gravement malade,
votre maman veille sur vous, nuit et jour ; de cette épreuve, vous vous souviendrez d’elle, tricotant au pied de votre lit et vous disant : « Tu vois
Hélie, la vie est ainsi faite comme un tricot : il faut toujours avoir le courage de mettre un pied devant l’autre, de toujours recommencer, de ne jamais s’arrêter, de ne jamais rien lâcher ! » Cette leçon d’humanité vous servira et vous sauvera quelques années plus tard en camp de concentration.

 Votre père, cet homme juste, droit et indépendant, qui mettait un point d’honneur durant la guerre, à saluer poliment les passants, marqués de l’étoile jaune, participera aussi à votre éducation ; il vous dira notamment de ne jamais accrocher votre idéal, votre ‘‘étoile personnelle’’ à un homme, aussi grand fût-il !

De l’époque de votre jeunesse, vous garderez des principes stricts et respectables, que les aléas de la vie ne vont pourtant pas ménager ; c’est bien là votre premier mystère d’une éducation rigoureuse, fondée sur des règles claires, simples et intangibles, que la vie va vous apprendre à relativiser, dès lors qu’elles sont confrontées à la réalité !

Puis, à 20 ans, vous aurez votre deuxième rendez-vous avec la mort ! Mais cette fois-ci, vêtu d’un méchant pyjama rayé, dans le camp de Langenstein. Deux ans de déportation mineront votre santé et votre survie se jouera à quelques jours près, grâce à la libération du camp par les Américains. Mais votre survie se jouera aussi par l’aide fraternelle d’un infirmier français qui volait des médicaments pour vous sauver d’une pneumonie, puis celle d’un mineur letton, qui vous avait pris en affection et qui chapardait de la nourriture pour survivre et vous aider à supporter des conditions de vie et de travail inhumaines.

En revanche, vous refuserez toujours de participer à toute forme d’emploi administratif dans la vie ou l’encadrement du camp d’internement, ce qui vous aurait mis à l’abri du dénuement dans lequel vous avez vécu. Vous y connaitrez aussi la fraternité avec ses différentes facettes : d’un côté, celle du compagnon qui partage un quignon de pain en dépit de l’extrême pénurie, du camarade qui se charge d’une partie de votre travail malgré la fatigue, mais de l’autre, les rivalités entre les petites fraternités qui se créaient, les cercles, les réseaux d’influence,  les mouvements politiques ou les nationalités…. Mystère, ou plutôt misère, de l’homme confronté à un palier de souffrances tel qu’il ne s’appartient plus ou qu’il perd ses références intellectuelles, humaines et morales !

 Vous avez encore eu rendez-vous avec la mort à 30 ans, cette fois, à l’autre bout du monde, en Indochine. Vous étiez de ces lieutenants et de ces capitaines, pour lesquels de Lattre s’était engagé jusqu’à l’extrême limite de ses forces, comme sentinelles avancées du monde libre face à l’avancée de la menace communiste. D’abord à Talung, petit village à la frontière de Chine, dont vous avez gardé pieusement une photo aérienne dans votre bureau de Lyon. Si les combats que vous y avez mené n’eurent pas de dimension stratégique, ils vous marquèrent
profondément et définitivement par leur fin tragique : contraint d’abandonner la Haute région, vous avez dû le faire à Talung, sans préavis, ni ménagement ; ainsi, vous et vos légionnaires, quittèrent les villageois, en fermant les yeux de douleur et de honte ! Cette interrogation, de l’ordre que l’on exécute en désaccord avec sa conscience, vous hantera longtemps, pour ne pas dire toujours!

Plus tard, à la tête de votre Compagnie du 2° Bataillon étranger de parachutistes, vous avez conduit de durs et longs combats sous les ordres d’un chef d’exception, le chef d’escadron RAFFALLI : Nhia Lo, la Rivière Noire, Hoa Binh, Nassan, la Plaine des Jarres. Au cours de ces combats, à l’instar de vos compagnons d’armes ou de vos aînés, vous vous sentiez invulnérables ; peut-être même, vous sentiez-vous tout permis, parce que la mort était votre plus proche compagne : une balle qui vous effleure à quelques centimètres du coeur, votre chef qui refuse de se baisser devant l’ennemi et qui finit pas être mortellement touché ; Amilakvari et Brunet de Sairigné vous avaient montré le chemin, Segrétain, Hamacek, Raffalli et plus tard Jeanpierre, Violès, Bourgin, autant de camarades qui vous ont quitté en chemin. Parmi cette litanie, on ne
peut oublier, votre fidèle adjudant d’unité, l’adjudant Bonnin, qui vous a marqué à tel point, que, plus tard, vous veillerez à évoquer sa personnalité et sa mémoire durant toutes vos conférences ! Et avec lui, se joignent tous vos légionnaires, qui ont servi honnêtes et fidèles, qui sont morts, dans l’anonymat mais face à l’ennemi, et pour lesquels vous n’avez eu le temps de dire qu’une humble prière.

Tel est le mystère de la mort au combat, qui au même moment frappe un compagnon à vos côtés et vous épargne, pour quelques centimètres ou une fraction de seconde ! 10 ans plus tard, vous aurez encore rendez-vous avec la mort ! Mais cette fois-ci, ce ne sera pas d’une balle  perdue sur un champ de bataille, mais de 12 balles dans la peau, dans un mauvais fossé du Fort d’Ivry. En effet, vous veniez d’accomplir un acte grave, en vous rebellant contre l’ordre établi et en y entraînant derrière vous une unité d’élite de légionnaires, ces hommes venus servir la France avec honneur et fidélité.

Or retourner son arme contre les autorités de son propre pays reste un acte très grave pour un soldat ; en revanche, le jugement qui sera  rendu – 10 ans de réclusion pour vous et le sursis pour vos capitaines – montre qu’en dépit de toutes les pressions politiques de l’époque, en dépit des tribunaux d’exception et en dépit de la rapidité du jugement, les circonstances atténuantes vous ont été reconnues. Elles vous seront aussi été reconnues 5 ans après, quand vous serez libéré de prison, comme elles vous seront encore reconnues quelques années plus tard quand vous serez réhabilité dans vos droits ; elles vous seront surtout reconnues par la nation et par les médias à travers le succès éblouissant de vos livres, celui de vos nombreuses conférences et par votre témoignage d’homme d’honneur. Ces circonstances atténuantes se transformeront finalement en circonstances exceptionnelles, lorsque, 50 ans plus tard, en novembre 2011, le Président de la République en personne vous  élèvera à la plus haute distinction de l’Ordre de la Légion d’Honneur ; au cours de cette cérémonie émouvante, qui eut lieu dans le Panthéon des soldats, nul ne saura si l’accolade du chef des armées représentait le pardon du pays à l’un de ses grands soldats ou bien la demande de pardon de la République pour avoir tant exigé de ses soldats à l’époque de l’Algérie.

 Le pardon, par sa puissance, par son exemple et surtout par son mystère, fera le reste de la cérémonie !….Aujourd’hui, vous nous laissez l’exemple d’un soldat qui eut le courage, à la fois fou et réfléchi, de tout sacrifier dans un acte de désespoir pour sauver son honneur ! Mais vous nous quittez en sachant que beaucoup d’officiers ont aussi préservé leur honneur en faisant le choix de la discipline. Le mot de la fin, si une fin il y a, car la tragédie algérienne a fait couler autant d’encre que de sang, revient à l’un de vos contemporains, le général de Pouilly, qui, au cours de l’un des nombreux procès qui suivirent, déclara, de façon magistrale et courageuse, devant le tribunal : « Choisissant la discipline, j’ai également choisi de partager avec la Nation française la honte d’un abandon… Et pour ceux qui, n’ayant pas pu supporter cette honte, se
sont révoltés contre elle, l’Histoire dira sans doute que leur crime est moins grand que le nôtre » ! Et puis, quelque 20 ans plus tard, alors que, depuis votre sortie de prison, vous aviez choisi de garder le silence, comme seul linceul qui convienne après tant de drames vécus, alors que vous aviez reconstruit votre vie, ici même à Lyon, vous êtes agressé un soir dans la rue par deux individus masqués, dont l’un vous crie, une fois que vous êtes à terre : « Tais-toi ! On ne veut plus que tu parles ! »

Cette agression survenait après l’une de vos rares interventions de l’époque ; elle agira comme un électrochoc et vous décidera alors à témoigner de ce que vous avez vu et vécu à la pointe de tous les drames qui ont agité la France au cours du XXème siècle.
Ainsi, au moment où vous comptiez prendre votre retraite, vous allez alors commencer, une 3° carrière d’écrivain et de conférencier. Alors que le silence que vous aviez choisi de respecter, vous laissait en fait pour mort dans la société française, ce nouvel engagement va vous redonner une raison de vivre et de combattre !

Toujours ce mystère de la vie et de la mort ! Au-delà des faits et des drames que vous évoquerez avec autant d’humilité que de pudeur, vous
expliquerez les grandeurs et les servitudes du métier des armes et plus largement de celles de tout homme. A l’égard de ceux qui ont vécu les mêmes guerres, vous apporterez un témoignage simple, vrai, poignant et dépassionné pour expliquer les drames vécus par les soldats, qui, dans leur prérogative exorbitante de gardien des armes de la cité et de la force du pays, sont en permanence confrontés aux impératifs des ordres reçus, aux contraintes de la réalité des conflits et aux exigences de leur propre conscience, notamment quand les circonstances deviennent exceptionnellement dramatiques.

 A l’égard des jeunes générations, qui n’ont pas connu ces guerres, ni vécu de telles circonstances, mais qui vous ont écouté avec ferveur, vous avez toujours évité de donner des leçons de morale, ayant vous-même trop souffert quand vous étiez jeune, des tribuns qui s’indignaient sans agir, de ceux qui envoyaient les jeunes gens au front en restant confortablement assis ou de notables dont la prudence excessive servait d’alibi à l’absence d’engagement. Vous êtes ainsi devenu une référence morale pour de nombreux jeunes, qu’ils fussent officiers  ou sous-officiers ou plus simplement cadres ou homme de réflexion. Puis dans les dernières années de votre vie, vous avez aussi eu plusieurs rendez-vous avec la mort, car votre « carcasse » comme vous nous le disiez souvent, finissait pas vous jouer des tours et le corps médical, avec toute sa compétence, sa patience et son écoute, ne pouvait plus lutter contre les ravages physiques des années de déportation, les maladies contractées dans la jungle indochinoise et les djebels algériens, les conséquences des années de  campagnes, d’humiliation ou de stress.

Pourtant, vous avez déjoué les pronostics et vous avez tenu bon, alors que vous accompagniez régulièrement bon nombre de vos frères d’armes à leur dernière demeure ! Là encore, le mystère de la vie et de la mort vous collait à la peau. Et puis, aujourd’hui, Hélie, notre  ami, vous êtes là au milieu de nous ; vous, l’homme de tous les conflits du XXème siècle, vous vous êtes endormi dans la paix du Seigneur en ce début du XXIème siècle, dans votre maison des Borias que vous aimiez tant, auprès de Manette et de celles et ceux qui ont partagé l’intimité de votre vie.

Mais,Hélie, êtes-vous réellement mort ? Bien sûr, nous savons que nous ne croiserons plus vos yeux d’un bleu indéfinissable ! Nous savons que nous n’écouterons plus votre voix calme, posée et déterminée ! Nous savons aussi que, lors de nos prochaines étapes à Lyon, seule Manette nous ouvrira la porte et nous accueillera ! Nous savons aussi que vos écrits sont désormais achevés ! Mais, Hélie, à l’instar de tous ceux qui sont ici présents, nous avons envie nous écrier, comme cet écrivain français : « Mort, où est ta victoire ? »Mort, où est ta victoire, quand on a eu une vie aussi pleine et aussi intense, sans jamais baisser les bras et sans jamais renoncer ? Mort, où est ta victoire, quand on n’a cessé de frôler la mort, sans jamais chercher à se protéger ?
Mort, où est ta victoire, quand on a toujours été aux avant-gardes de l’histoire, sans jamais manqué à son devoir ? Mort, où est ta victoire, quand on a su magnifier les valeurs militaires jusqu’à l’extrême limite de leur cohérence, sans jamais défaillir à son honneur ?

Mort, où est ta victoire, quand on s’est toujours battu pour son pays, que celui-ci vous a rejeté et que l’on est toujours resté fidèle à soi- même ? Mort, où est ta victoire, quand après avoir vécu de telles épreuves, on sait rester humble, mesuré et discret ?
Mort, où est ta victoire, quand son expérience personnelle, militaire et humaine s’affranchit des époques, des circonstances et des passions et sert de guide à ceux qui reprendront le flambeau ?

Mort, où est ta victoire, quand après avoir si souvent évoqué l’absurde et le mystère devant la réalité de la mort, on fait résolument le choix de l’Espérance ? Hélie, notre frère, toi qui a tant prôné l’Espérance, il me revient maintenant ce vieux chant scout que tu as dû chanter dans ta jeunesse et sans doute plus tard, et que tous ceux qui sont présents pourraient entonner :

 « Ce n’est qu’un au revoir, mon frère ! Ce n’est qu’un au revoir ! Oui, nous nous reverrons Hélie ! Oui, nous nous reverrons » ! Oui, Hélie, oui, nous nous reverrons à l’ombre de Saint Michel et de Saint Antoine, avec tous tes compagnons d’armes, en commençant par les plus  humbles, dans un monde sans injure, ni parjure, dans un monde sans trahison, ni abandon, dans un monde sans tromperie, ni mesquinerie, dans un monde de pardon, d’amour et de vérité ! A Dieu, Hélie….A Dieu, Hélie et surtout merci ! Merci d’avoir su nous guider au milieu des « champs de braise ! ».

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In memoriam: caporal-chef Stéphane Duval, du 1er RPIMa « Opération SERVAL »

Posté par administrateur le 30 avril 2013

In memoriam: caporal-chef Stéphane Duval, du 1er RPIMa

Né le 22 août 1980, le caporal-chef Stéphane DUVAL aura servi la France durant 11 ans.

A 22 ans, il s’engage le 2 avril 2002 au 1errégiment de parachutistes d’infanterie de marine (1er RPIMa) à Bayonne. A l’issue d’une brillante formation initiale, il réussit son examen d’opérateur des réseaux mobiles spéciaux.
Le 1er juillet 2008, il est affecté au 6ebataillon d’infanterie de marine (6e BIMa) au Gabon durant deux ans et revient servir dans son régiment d’origine, le 1er RPIMa, le 1er juillet 2010.
Le 2 avril 2013, il est promu caporal-chef de 1re classe.


Le caporal-chef DUVAL a effectué de nombreuses missions extérieures au cours desquelles son professionnalisme a été à chaque fois souligné : Gabon en 2004, Guyane en 2007, République de Côte d’Ivoire en 2005 et 2007, Afghanistan en 2003 et 2010 et Burkina Faso en 2011 et 2013.


Le 21 février 2012, le caporal-chef DUVAL reçoit une citation à l’ordre de la division, celle-ci comporte l’attribution de la Croix de la Valeur Militaire avec étoile d’argent.


Déjà engagé au Burkina Faso fin 2011, en qualité d’opérateur radio de la cellule de mise en œuvre tactique, il fait preuve de remarquables qualités militaires pour lesquelles il reçoit une lettre de félicitations.
Il est également décoré de la médaille d’outre-mer avec agrafe « République de Côte d’Ivoire », de la médaille d’argent de la défense nationale avec agrafe « troupes aéroportées » et « missions d’assistance extérieure ».
Le caporal-chef DUVAL était engagé dans le cadre de l’opération SERVAL depuis février 2013.
Il participait à des opérations de forces spéciales dans le Nord-Est du Mali avec, pour objectif, de rechercher et de détruire les groupes terroristes qui s’y trouveraient encore.

Le 29 avril 2013, en début d’après-midi, entre Tin Zaouaten et Boughessa, son véhicule léger a sauté sur un engin explosif, provoquant son décès.
Agé de 33 ans, marié et père de deux enfants, il a été tué dans l’accomplissement de sa mission au service de la France.

L’ UNACITA-ISTRES présente ses condoléances à sa famille, ses proches et ses camarades du 1er régiment de parachutistes d’infanterie de marine (1er RPIMa).

Droits : Armée de Terre 2013 

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En ton honneur soldat

Posté par administrateur le 20 avril 2013

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En mémoire à nos camarades tombés au champ d’honneur en Afghanistan.

Chanson paroles et musique : Jean-Luc LE DOUSSAL
Montage diaporama : Michel LE MOELLIC
 

Orchestre:
Les troubadours du 4ème RIMa de Fréjus » dont 4 musiciens sont des anciens sous officiers à la retraite:
Jean-Pierre BERNARD à la mandoline à l’harmonica et aux coeurs.
 

Joël LAURETTA à la batterie et aux cœurs.
 

Gérald PIEURGUE à la guitare électrique solo et aux cœurs
 

Jean-Pierre PERRACCA ( civil) à la basse et aux cœurs
 

et Jean-Luc à la guitare électro- acoustique, chanteur principal de cet ensemble.

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Caporal Alexandre van Dooren, 1er RIMa, tué au Mali !

Posté par administrateur le 17 mars 2013

 

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Né le 8 avril 1989, le caporal Alexandre van Dooren s’était engagé le 6 octobre 2009, comme engagé volontaire de l’armée de Terre au CPIS (centre parachutiste d’instruction spécialisée) de Perpignan. Le 7 avril 2010, il rejoint le 1er régiment d’infanterie de Marine d’Angoulême pour cinq ans.

Au terme de sa formation initiale durant laquelle il fait preuve d’un très fort potentiel, il est élevé à la distinction de 1re classe le 7 octobre 2010 et est affecté au 3e escadron. Engagé très dynamique et particulièrement efficace, il y occupe la fonction de pilote AMX 10 RCR et se distingue en obtenant brillamment, dès octobre 2011, son certificat militaire élémentaire. Son excellente manière de servir lui permet d’accéder au grade de caporal dès le 1er avril 2012.

 

Le caporal Alexandre van Dooren totalisait trois missions au cours desquelles son enthousiasme et ses qualités intellectuelles et physiques font l’unanimité, tant auprès de son commandement que de ses camarades. D’avril à juillet 2011, il avait été engagé dans sa fonction de pilote AMX 10 RCR au sein du 5e régiment interarmes outre-mer à Djibouti. De janvier à mai 2012, il avait servi en tant que chef d’équipe PROTERRE au sein du 41e bataillon d’infanterie de marine, en Guadeloupe. Une nouvelle fois, il y avait été particulièrement remarqué pour son sens aigu des responsabilités et sa rusticité.

Projeté au Mali depuis le 27 janvier 2013, il était engagé au sein du GTIA4 (groupement tactique interarmes) dans le cadre de l’opération SERVAL, en tant que pilote AMX 10RCR. Le 16 mars 2013, au cours d’une opération dans la zone au sud de Tessalit visant à rechercher et détruire les groupes terroristes qui s’y trouvent encore, un blindé AMX 10RCR a sauté sur un engin explosif, provoquant la mort du militaire. Il est le cinquième soldat français à mourir au combat depuis le lancement de l’opération Serval. Le caporal Alexandre van Dooren était titulaire de la médaille de bronze de la défense nationale depuis 2012. Agé de 24 ans, il était en situation de concubinage et père d’un enfant.

L’UNACITA ISTRES s’associe à sa famille et à ses proches dans cette cruelle épreuve.

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Brigadier-chef Wilfried Pingaud, tué au Mali.

Posté par administrateur le 6 mars 2013

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  Le brigadier-chef de première classe Wilfried Pingaud est né le 23 novembre 1976. A 18 ans, le 4 avril 1995, il signe un contrat d’engagé volontaire de l’armée de Terre pour cinq ans au titre du 68e régiment d’artillerie d’Afrique (68e RAA). A l’issue de sa formation initiale, il rejoint la 2e batterie du 68e RAA en tant que servant artillerie. Il se distingue alors immédiatement par son goût de l’effort et fait preuve de belles qualités humaines. Le 13 juillet de la même année, il obtient brillamment le certificat technique élémentaire (CTE) spécialité « mortier lourd » avant d’être élevé le 1er décembre 1995 à la distinction de 1re classe.

Désigné pour partir en mission de courte durée à Mayotte de février à juin 1996, il obtient durant son séjour le certificat technique élémentaire spécialité « Choc et Feu », démontrant par la même occasion un excellent état d’esprit et de très bonnes aptitudes militaires. En avril 1997, il rejoint avec sa batterie la République Centrafricaine comme conducteur poids lourd au sein de l’équipe munitions. De retour au régiment après quatre mois de mission, ses états de services sont récompensés par une promotion au grade de brigadier le 1er décembre 1998.

Polyvalent, soucieux d’élargir ses compétences, il sert alors comme cuisinier au sein de la 2e batterie puis rejoint la 11e batterie et le cercle mess le 1er février 1999. Le 17 mars 1999, il réussit avec brio le certificat technique élémentaire spécialité « restauration collective ». Faisant preuve d’une très grande disponibilité et d’une remarquable ardeur au travail, il devient rapidement un adjoint de valeur du chef de cuisine. En séjour en Polynésie de février à mai 2000, il est un exemple pour les plus jeunes et démontre de grandes capacités d’initiative. Ses belles qualités militaires et techniques lui valent la promotion au grade de brigadier-chef le 1er octobre 2000 et, le 1er novembre de la même année, il est déclaré titulaire du certificat d’aptitude technique du premier degré « Mortier lourd ».

De septembre à novembre 2002, il effectue un séjour en Afghanistan au titre de l’opération PAMIR – mandat EPIDOTE comme aide moniteur à l’instruction de l’armée nationale afghane (ANA) ; il s’investit sans compter dans sa mission et obtient d’excellents résultats, mettant à profit ses connaissances étendues en artillerie. Son travail est unanimement reconnu et récompensé par l’attribution du certificat d’aptitude technique du 2e degré spécialité « pointeur mortier » le 31 décembre 2002.

 De retour en régiment, il occupe le poste de conducteur poids lourd et magasinier et est promu au grade de brigadier-chef de 1re classe le 4 avril 2006. Le 1er janvier 2009, il rejoint le groupement de soutien de la base de défense (GSBDD) de La Valbonne nouvellement créé, où il exerce la fonction de permanent du bureau tir. Exemplaire en toutes circonstances, doté d’une excellente condition physique, il donne entière satisfaction. Le 1er septembre 2011, avec le transfert du bureau tir du camp de La Valbonne, il est de nouveau affecté au 68e régiment d’artillerie d’Afrique.

Le 21 janvier 2013, il est projeté dans le cadre de l’opération SERVAL, au Mali, en tant qu’adjoint pupitreur ATLAS. Le 6 mars 2013, en début de matinée, un détachement de l’armée malienne conduisant des opérations de fouilles et de reconnaissance a été pris à partie par des groupes terroristes dans la région de Tin Keraten, au nord-est d’Imenas, à une centaine de kilomètres de Gao. Au cours de cet accrochage, le brigadier-chef Pingaud, inséré auprès du bataillon malien, a été mortellement touché. Transporté vers l’antenne chirurgicale avancée de Gao afin d’y être opéré, il est malheureusement décédé des suites de ses blessures quelques heures après. Il est le quatrième soldat français à mourir au combat depuis le lancement de l’opération Serval.

Le brigadier-chef de première classe Wilfried Pingaud était titulaire de la médaille d’or de la défense nationale, de la médaille commémorative française avec agrafe Afghanistan et de la médaille d’outre-mer avec agrafes République du Congo et République Centrafricaine.

Agé de 36 ans, le brigadier-chef de première classe Wilfried Pingaud était marié et père de deux enfants.

L’UNACITA ISTRES s’associe à sa famille et à ses proches dans cette cruelle épreuve.

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Mali : le caporal Cédric Charenton du 1er RCP tué au combat

Posté par administrateur le 3 mars 2013

Mali : le caporal Cédric Charenton du 1er RCP tué au combat dans In Mémoriam article_photo-caporal-charenton-cedric-1er-rcp.jpg.jpg

 

Le caporal Cédric Charenton, 26 ans, du 1er régiment de chasseurs parachutistes (Pamiers) a été mortellement belssé par des tirs ennemis, samedi vers 18 heures dans le massif des Adrars. Sa section montait à l’assaut d’une position djihadiste. Il s’agit du 3ème mort français depuis le début de l’opération Serval. Environ 1200 militaires français – et 800 Tchadiens – sont actuellement engagés dans des opérations qui visent à détruire ce que le ministre de la défense appelle « le sanctuaire des terroristes ». 

 

L’UNACITA-ISTRES s’associe à la douleur de sa famille et des ses proches.

 

Sa biographie:

Né le 24 août 1986, le caporal Cédric CHARENTON signe un contrat comme engagé volontaire de l’armée de Terre pour cinq ans au titre du 1er régiment de chasseurs parachutistes le 1er décembre 2009. Le caporal Cédric CHARENTON aura servi la France durant plus de trois ans.

A l’issue d’une période d’instruction durant laquelle il est breveté parachutiste le 12 mars 2010, il rejoint la 2e compagnie de combat du 1er régiment de chasseurs parachutistes pour servir en qualité de grenadier voltigeur. Dès son arrivée dans sa nouvelle unité, il révèle un profil très prometteur et d’excellentes qualités de soldat. Il est élevé à la distinction de 1re classe le 1er juillet 2010.

Soldat volontaire, il part le 10 août 2010 en mission de courte durée en Nouvelle-Calédonie jusqu’en décembre 2010. Au cours de cette mission, il obtient brillamment le brevet d’aguerrissement Nouvelle-Calédonie.
Endurant et animé d’un excellent état d’esprit, il est désigné pour poursuivre son cursus militaire en présentant le certificat technique élémentaire dans le domaine du combat de l’infanterie qu’il obtient à l’issue de sa formation.

Son stage à peine terminé, il est désigné le 10 juillet 2011, avec son groupe, pour rejoindre l’Afghanistan dans le cadre de l’opération PAMIR au sein du groupement tactique interarmes KAPISA/Battle group RAPTOR afin de remplacer un groupe de la 1re compagnie de combat sévèrement touché. Il se distinguera avec ses camarades pendant plus de trois mois dans les vallées afghanes.

Ses qualités de soldat sont unanimement reconnues et ses états de service sont récompensés par une promotion au grade de caporal le 1er avril 2012.

Projeté au Gabon avec sa compagnie de juin à novembre 2012, au sein du 6e bataillon d’infanterie de marine, il se donne sans compter durant toute la mission, se distinguant notamment lors du stage commando en jungle.

Le 25 janvier 2013, il est désigné pour participer à l’opération SERVAL au Mali. Le 2 mars, son unité menant des opérations de recherche et de destruction dans le massif de l’Adrar – plus précisément dans la vallée d’Ametettai, à une cinquantaine de kilomètres au sud de Tessalit – a engagé à plusieurs reprises au cours de la journée des combats avec les terroristes. Au cours d’une de ces actions, vers 18 heures, alors que sa section montait à l’assaut d’une position ennemie, le caporal Cédric CHARENTON a été mortellement touché.

Le caporal Cédric CHARENTON était titulaire de la médaille de bronze de la défense nationale, de la médaille commémorative française avec agrafe Afghanistan et de la médaille non Article 5 de l’OTAN – ISAF.

Agé de 26 ans, célibataire, il a été tué dans l’accomplissement de sa mission au service de la France.

Source / Armée de terre

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SGC Harold VORMEZEELE mort au combat.

Posté par administrateur le 22 février 2013

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« Né le 24 juillet 1979 en Belgique, le sergent-chef Harold Vormezeele aura servi la France durant près de 14ans », écrit la Défense. Il s’était engagé comme volontaire dans la légion à 19 ans, le 24 février 1999, est-il précisé. Formé au 4e régiment étranger de Castelnaudary, il intègre le 22 juillet 1999 le 2e REP en qualité de grenadier voltigeur, ajoute la note biographique. Intégrant plus tard la section des commandos parachutistes, « il est naturellement orienté vers le corps des sous-officiers et est nommé au grade de sergent le 1er juillet 2005″, est-il souligné. Il sera promu au grade de sergent-chef le 1er juillet 2010,
deux mois après sa naturalisation.

« Faisant preuve depuis toujours d’un remarquable dévouement à son métier et d’une disponibilité sans faille »,  le sergent-chef Vormezeele avait servi en Bosnie-Herzégovine en 2000, au Gabon en 2001, Djibouti en 2001 et 2011. Il avait aussi été envoyé en mission en Nouvelle-Calédonie en 2003, en
Côte d’Ivoire en 2006, en République Centrafricaine en 2007 et enfin avait servi en Afghanistan en 2008, 2010 et 2011.

Harold Vormezeele a été tué, lors d’une mission de reconnaissance dans le massif de l’Adrar, à une cinquantaine de kilomètres au sud de Tessalit, dans le nord-est du pays

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MALI : Lieutenant Damien Boiteux tombé au champ d’honneur.

Posté par administrateur le 13 janvier 2013

Le 11 janvier 2013, lors de la première phase de l’opération Serval consistant, en appui des forces armées maliennes, à stopper l’avancée des groupes djihadistes vers le Sud du Mali, le lieutenant Damien Boiteux a été mortellement blessé alors qu’il était aux commandes de son hélicoptère Gazelle. Agé de 41 ans, pacsé et père d’un enfant, il a été tué dans l’accomplissement de sa mission au service de la France.

MALI  : Lieutenant Damien Boiteux tombé au champ d'honneur. dans In Mémoriam 697181877Né le 24 novembre 1971, le lieutenant Damien Boiteux s’est engagé à 19 ans, en qualité d’élève sous-officier à l’école nationale des sous-officiers d’active (ENSOA) de Saint-Maixent.

A l’issue d’une brillante formation initiale, il rejoint l’école d’application de l’aviation légère de l’armée de Terre de DAX le 5 août 1991. Il est nommé sergent le 1er avril 1992. Breveté pilote, il est affecté au 1er régiment d’hélicoptères de combat de Phalsbourg le 9 juin 1992. 

Il s’impose déjà comme un pilote doué puis comme un chef de bord d’hélicoptère d’attaque atteignant rapidement un excellent niveau. Il est promu maréchal des logis-chef le 1er juillet 1999 et est admis dans le corps des sous-officiers de carrière le 1er décembre suivant. Le 1er août 2000, il est appelé à servir en qualité de moniteur à l’école d’application de l’aviation légère de l’armée de Terre de DAX.

Il est promu adjudant le 1er avril 2004. Le 1er août 2005, il rejoint le 6e régiment d’hélicoptères de combat de Margny les Compiègne. Très disponible, il se porte volontaire pour suivre les stages lui permettant d’évoluer en milieu opérationnel. Il retrouve ainsi rapidement sa place en escadrille de combat. Le 1er juillet 2007, il est sélectionné pour rejoindre le détachement de l’aviation légère de l’armée de Terre des opérations spéciales (DAOS) de Pau.

Elément moteur de l’escadrille, il est une force de proposition crédible et écouté de ses chefs comme de ses pairs. Son sens du commandement et son fort potentiel l’amènent tout naturellement au recrutement officier. Nommé aspirant le 30 juin 2008 puis sous-lieutenant le 1er octobre suivant, il s’impose sans peine dans l’exercice du commandement. Le 1er août 2009, le DAOS devient 4e régiment d’hélicoptères des forces spéciales. Officier particulièrement aguerri, il est promu lieutenant le 1er octobre de la même année.

Il s’illustre par son sens tactique élevé dans la préparation des missions et ses qualités de chef de patrouille et de moniteur Gazelle hors pairs. Spécialiste des interventions en milieu désertique de jour comme de nuit, il sert de manière remarquable au sein des forces spéciales. Le lieutenant Boiteux a effectué de nombreuses missions extérieures aux cours desquelles son dévouement et sa volonté de réussite ont été remarquées : Djibouti en 1993, l’ex- Yougoslavie en 1998, la République de Côte d’Ivoire en 2005, 2007 et 2009, à nouveau Djibouti en 2008 et 2009, la Mauritanie en 2010 et le Burkina-Faso en 2010, 2011 et 2012.

Le lieutenant Boiteux était titulaire de la médaille de l’aéronautique, de la médaille d’outre-mer avec agrafe « République de Côte d’Ivoire », d’une citation à l’ordre du régiment avec attribution de la médaille d’or de la défense nationale avec étoile de bronze et de la médaille d’or de la défense nationale avec agrafe « aviation légère » et « missions d’assistance extérieure ».

Source: Sirpa

 

 

 

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Décès de John Martin, dernier du Bataillon du Pacifique !

Posté par administrateur le 2 janvier 2013

La Dépêche de Tahiti a le regret de vous informer de la disparition de John Martin, qui a nous quitté lundi 31 décembre,
aux alentours de 21 heures. Né le 8 décembre 1921 à Tahiti, John Martin s’est engagé dans la France libre dès septembre 1940, puis a été sergent dans le célèbre Bataillon du Pacifique durant la seconde guerre mondiale et a notamment participé à la bataille de Bir Hakeim. Il a été décoré de la croix de guerreavec étoile d’argent pour ses faits de guerre. Il était le dernier combattant du Bataillon du Pacifique. John Martin était âgé de 91 ans.

Décès de John Martin, dernier du Bataillon du Pacifique ! dans In Mémoriam image1

 

Bir Hakeim est un point d’eau désaffecté au milieu du désert de Libye. Pendant seize jours, du 26 mai au 11 juin 1942, la Première Brigade Française Libre du général Kœnig y résista aux attaques des armées motorisées italiennes et allemandes (l’Afrika Korps) du général Rommel. Le répit ainsi gagné par les Français libres permit aux Britanniques, en mauvaise posture, de se replier et de triompher par la suite à El Alamein. Le général Saint-Hillier dira, en octobre 1991, dans un entretien : “Il fallut qu’un grain de sable enrayât l’avance italo-allemande, qui n’atteignit El-Alamein qu’après l’arrivée des divisions britanniques fraîches : le grain de sable s’appelait Bir Hakeim.”

 Le dernier week-end du mois de mai, en métropole, a été commémoré le soixante-dixième anniversaire de la bataille de Bir Hakeim, où les Tahitiens et les Calédoniens du Bataillon du Pacifique s’illustrèrent de façon magistrale, faisant entrer le conflit de la Deuxième Guerre mondiale dans une phase décisive.

 L’armistice de 1940 et l’appel du général de Gaulle

 Fin 1939, les murs de Papeete se couvrent d’affiches blanches aux drapeaux entrecroisés annonçant l’entrée en guerre de la métropole. La fièvre monte dans les districts et dans les îles. Pourtant, il n’y a pas grand-chose à faire durant cette “drôle de guerre”, mais comme la France est en période d’hostilités, le gouverneur Chastenet de Géry ordonne au capitaine Félix Broche d’organiser la défense. En un mois, deux cent sept hommes se retrouvent en train de suivre l’instruction militaire à la caserne de l’avenue Bruat et bien que Félix Broche et quelques officiers de réserve souhaitent rejoindre les troupes de la France combattante, seul Noël Ilari sera autorisé à regagner la métropole par ses propres moyens au début de 1940.

Pendant ce temps, en Europe, la situation s’aggrave. Alors qu’à Tahiti nul n’est informé de l’exode des Français, ni de la catastrophe de Dunkerque, ni de l’entrée en guerre des Italiens aux côtés des Allemands, un matin ensoleillé, une nouvelle étonnante éclate : l’armistice est signé ! À Papeete, on comprend d’autant moins que les émissions radio reçues sont contradictoires et que l’appel du18 juin du général de Gaulle n’a pas été entendu à Tahiti.

 L’attachement réel de Tahiti à la France

 Dans leur grande majorité, les Tahitiens sont pour la continuation de la lutte et pour la formation d’un corps expéditionnaire qui irait, comme en1916, aider la France à se relever. Le 14 juillet 1940, à Uturoa, un vieux chef parle de “la tristesse de savoir les Prussiens à Paris, à Bordeaux, à Lyon”, et d’ajouter : “Ils ne sont pas à Tahiti, aux îles Sous-le-Vent, aux Tuamotu, Ils n’ont pas vaincu les Maori. Nous ne sommes pas des vaincus, nous ne sommes pas des captifs”.

 Un ancien combattant de Champagne parle dans le même sens : “Nous allons former un bataillon du Pacifique et tous les tamarii maohi iront chasser les Prussiens de France”. L’idée était lancée, elle allait faire son chemin…

 Pendant l’été 1940, il n’est cependant pas question pour le capitaine Broche de former un corps expéditionnaire mais plutôt de démobiliser, la mort dans l’âme et aux ordres du gouverneur les deux cents hommes de sa compagnie constituée quelques mois plus tôt.

 Après quelques mois d’événements plus ou moins rocambolesques, et la mise en place d’un gouvernement provisoire, le 3 septembre 1940, alors que le 27 août était créé le Comité de la France libre, un décret du général de Gaulle nomme Émile de Curton gouverneur des Établissements français d’Océanie.

 On n’insistera jamais assez sur le fait que les Tahitiens de la base, dès l’annonce de l’armistice et dès l’appel du 18 juin ont manifesté avec force et détermination leur volonté d’aller se battre pour aider la France à se relever. L’épopée du Bataillon du Pacifique composé en majeure partie de Tahitiens de souche et de “demis” qui vont pendant cinq ans se couvrir de gloire sur tous les champs de bataille, de Bir Hakeim au front des Vosges, illustre au plus haut point l’attachement réel que Tahiti portait à la France.

 Dès le 14 janvier 1941, un premier contingent composé d’officiers-mariniers et de marins quitte Tahiti et, après plusieurs péripéties et autant d’affectations va servir sur les corvettes de la France Libre qui protègent les convois dans l’Atlantique nord. Le 31 mars, un deuxième groupe de combattants est engagé pour la durée de la guerre au titre des Forces françaises libres.

 Ce n’est pas le capitaine Broche qui formera le corps expéditionnaire à Tahiti, car il est nommé commandant supérieur des forces du Pacifique et part prendre ses fonctions à Nouméa le 21 octobre 1940.

 Le 21 avril, la ville de Papeete se couvre de drapeaux, le croiseur anglais “Monowai” est à quai. Les trois cents volontaires ont quitté la caserne de l’avenue Bruat et s’apprêtent à embarquer. La “Marseillaise”” retentit, puis le “Maururu a vau”. Il se met à pleuvoir. Le “Monowai” quitte Tahiti, un hydravion de la base aéronavale le survole, la passe est franchie, la grande aventure du Bataillon du Pacifique commence.

 Un très long voyage

 Ce n’est que le 1er août 1941 que les volontaires tahitiens et calédoniens vont débarquer en Palestine après un voyage qui a emmené les Polynésiens aux îles Fidji où ils vont défiler, avant de rejoindre Nouméa où ils seront rejoints par les volontaires de Nouvelle-Calédonie.

  Après quatre jours de navigation, Tahitiens et Calédoniens arrivent à Sydney à bord du “Zealandia”. Durant un mois et demi, ils vont subir un entraînement intensif et, le 27 juin, le Bataillon du Pacifique embarque sur le plus grand paquebot du monde : le “Queen Elisabeth”, destination le canal de Suez après être passés par Perth et Ceylan.

  Le 1er août 1941, le Bataillon du Pacifique débarque en Palestine. Pour tous, c’est l’inconnu le plus complet. Le 19 août, direction la Syrie où l’instruction et l’entraînement se poursuivent. Vers la mi-décembre, le bataillon est entièrement équipé de matériel neuf et le 28 du même mois, il prend la direction du sud. Tartous, Tripoli, Beyrouth, St Jean d’Acre et de nouveau la Palestine avant l’arrivée dans le désert de Libye.

mod-150x150 dans In MémoriamLa vraie guerre va commencer, le jour approche où les hommes du bataillon vont connaître le baptême du feu. Après le piton d’Halfaya, Sallum atteint le 26 janvier, c’est l’arrivée à Tobrouk, puis c’est l’étape de Temimi et celle de Mechili, où le 30 janvier le bataillon prend position et où l’aviation ennemie se fait maintenant plus active et harcèle quotidiennement les véhicules du bataillon, dont les membres, à chaque attaque, sont obligés de se disperser.Cette mission retardatrice permet aux Anglais de se positionner et d’arrêter les colonnes de l’Afrika Corps du général Rommel.

 

14 février 1941

Fin février, la Première Brigade Française Libre arrive à Bir Hakeim, un point qui serait sans doute resté à jamais inconnu si une poignée d’hommes résolus n’avait immortalisé son appellation. Bir Hakeim va devenir l’une des batailles les plus célèbres de l’Histoire moderne. En couvrant le flanc sud de la VIIe armée britannique Bir Hakeim servira de pivot aux éléments blindés qui agissent au sud.

  Dès le 14 février 1941, les hommes du Bataillon du Pacifique vont entourer le camp de cinquante mille mines antichars
et creuser tranchées, trous d’hommes, observatoires. La brigade Koening envoie des patrouilles qui quadrillent le désert.

 Les Tahitiens ne comprennent pas l’intérêt de ces travaux. Ils ont l’impression de patrouiller et de creuser pour rien. L’affrontement avec l’ennemi donnera un sens à ce dispositif de défense. Cet affrontement va avoir lieu le 28 mai. Le 26, Bir Hakeim a été survolé par l’aviation allemande, le 27 l’ennemi est prêt à attaquer, le lendemain, c’est un déluge de feu, 80 chars allemands montent à l’attaque des positions défendues par les Tahitiens et les Calédoniens. 

Les Français ouvrent le feu. Pendant une heure, avec une extrême violence, tout le monde tire. Des chars brûlent, mais la division “Ariete”, la meilleure division italienne, n’arrivera pas à briser la résistance des Tahitiens et des autres combattants.
L’ennemi ne s’attendait pas à trouver un champ de mines à l’est de Bir Hakeim. Les Tahitiens célèbrent cette victoire, on oublie la peur, on gratte la guitare, on chante les mérites du “lapin”, le général Koening qui a repoussé le“renard”, le général Rommel !

 La bataille n’est cependant pas jouée et pour la brigade française installée depuis le 14 février à Bir Hakeim, un seul mot d’ordre : tenir, même en cas d’encerclement durant une dizaine de jours. C’est ce qui sera fait et ce n’est que le 10 juin que la retraite va s’amorcer après avoir durant toutes ces journées fait face à un ennemi nettement supérieur, malgré les bombardements incessants et le nombre de victimes recensées.

 La 1ère brigade perce les lignes ennemies et permet l’évacuation de Bir Hakeim qui a tenu plus de quinze jours à un encerclement mortel.Le général Koening aura ces mots : “Bir Hakeim est une victoire française, soyez fiers de votre victoire. Je salue nos morts, nos frères d’armes tombés dans les combats et dont le souvenir nous soutiendra dans les luttes à venir” et le 18 juin 1942, il y a 70 ans, le général de Gaulle terminera son discours par ces mots : “Quand, à Bir Hakeim, un rayon de sa gloire renaissante est venu caresser le front sanglant de ses soldats, le monde a reconnu la France”.

  Pouvait-on offrir meilleur hommage aux combattants du Bataillon du Pacifique qui a payé un lourd tribut pour obtenir cette victoire avec de nombreux morts, dont le lieutenant-colonel Félix Broche fauché par un obus à son poste de commandement, blessés ou disparus. Certainement pas. Mais le chemin sera encore long de Bir Hakeim à Paris ou le Bataillon du Pacifique fera son entrée le 8 novembre 1944 et d’ici là, il aura encore l’occasion de se mettre en valeur à travers l’Égypte, la Tunisie, l’Italie, en France enfin avec le débarquement de Provence et la remontée jusqu’aux Vosges où les Tahitiens se comporteront toujours avec un courage extrême.

 Le 14 juillet 1945, le Bataillon du Pacifique va défiler sur les Champs-Élysées et recevoir l’hommage de la nation. Il l’a bien mérité.

 On avait l’esprit gaulliste avant le gaullisme !”John Martin,commandeur de la Légion d’honneur

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“À l’annonce de l’armistice, à Tahiti, tout le monde était triste. Lors de la guerre de 1914-18, plus de mille tahitiens avaient rejoint la métropole, participé aux batailles de Verdun, du Chemin des Dames et ils étaient revenus en vainqueurs. Que la France, en 1940 ait perdu, ils n’y croyaient pas. Les chefs de district, tous anciens combattants sont allés demander confirmation chez le gouverneur, les larmes aux yeux.”

 Puis est parvenue la nouvelle de l’appel du 18 juin du général de Gaulle. “Je ne l’ai pas entendu directement, raconte John Martin, mais comme j’étais planton aux établissements Donald, je naviguai beaucoup dans la ville, où j’ai rencontré de gens qui m’ont dit qu’un général avait parlé, à Londres et lancé un appel à la résistance. Comme beaucoup de copains, j’ai de suite cherché à m’engager et me suis rendu au consulat anglais pour tenter de me faire incorporer via la Nouvelle-Zélande.
Pas possible. En souvenir de ces anciens, j’ai pensé qu’il fallait faire quelque chose et que c’était à nous, les jeunes, d’essayer de répondre à cet appel du général de Gaulle. Cet appel a rapidement rassemblé tous ceux qui avaient cette même pensée, on avait l’esprit gaulliste avant le gaullisme !

 Malgré tout, on peut comprendre ceux qui admettaient l’armistice, en majorité des métropolitains qui avaient déjà vécu la Première Guerre mondiale et qui avaient quitté la métropole pour ne jamais revivre pareil épisode vingt ans après. Je suis tout d’abord allé m’engager dans la Marine, mais ils n’ont pas voulu de moi pour cause “d’insuffisance musculaire” ! Je me suis alors rendu à la caserne Bruat. Je croyais que l’on allait s’inscrire et que l’on attendait à la maison l’arrivée du bateau ! À 7h30, le matin, j’ai dit à mon patron chez Donald que j’allais m’engager. Il m’a dit : “C’est bien, mon garçon”, mais lorsque je suis revenu vers 16 heures, habillé en troufion, il n’a pas apprécié !

 Commença alors l’instruction à Bruat, cependant que sur radio Saïgon, j’apprenais comme mes camarades que j’étais condamné à 20 ans de travaux forcés par le gouvernement de Vichy ! Il nous restait à attendre l’arrivée d’un bateau à destination de la Nouvelle-Zélande pour y parfaire notre instruction.

1732livor-225x300 Au sujet de mon incorporation, je dois beaucoup à ma mère car, n’ayant pas la majorité de 21 ans, c’est elle qui a dû signer mon engagement. Étant fils unique, pour elle, ce n’était pas évident, mais elle l’a fait. Lors de mon départ, sur le “Monowai”, elle m’a remis une lette en me disant de ne la lire que lorsque nous serions loin de Tahiti, ce que j’ai fait et j’ai eu raison, car si je l’avais ouverte plus tôt, je pense que j’aurai sauté à la mer et quitté le navire. Elle m’expliquait que si elle avait signé mon engagement, ce n’était pas comme de nombreuses personnes l’en accusaient parce qu’elle ne m’aimait pas ou se désintéressait de moi, mais au contraire parce qu’elle était fière de moi et de ma décision”.

 

La Maison de la France Libre

 De retour au fenua, les militaires tahitiens formèrent l’association des Français Libres dont le premier président fut le colonel Hervé avec comme secrétaire John Martin.
L’État leur céda un terrain à Vaininiore pour un franc symbolique et, grâce à des subventions et des dons sur ce terrain fut érigée la Maison de la France Libre. L’amicale des anciens du Bataillon du Pacifique, créée en 1967, y avait toute sa place. Elle s’y réunissait plusieurs fois par an, mais elle tomba en sommeil à partir de 1984.

 Depuis le 25 février 2012, elle a été dotée d’un nouveau président en la personne d’Éric Noble dont le père, Max Noble, ancien du Bataillon fut également président. C’est John Martin qui a sollicité Éric Noble pour prendre ce poste car, les anciens  n’étant plus assez nombreux pour l’occuper, il a pensé que pour perpétuer le souvenir du Bataillon, il fallait que ce soit un descendant de ses soldats qui prenne le relais.

 C’est maintenant chose faite mais Éric Noble a souhaité que l’amicale change de nom pour l’élargir à tout le monde combattant polynésien. Elle est donc aujourd’hui constituée d’anciens marins de la Marine nationale, d’anciens militaires de l’Armée de Terre et de l’Air et d’anciens gendarmes et, avec John Martin comme président d’honneur, elle s’appelle désormais “Amicale du souvenir des anciens du Bataillon du Pacifique, de la France Libre et du monde des combattants polynésiens”.

La priorité du nouveau président est la restauration de la Maison de la France Libre pour qu’un musée du souvenir puisse y voir le jour. Le coût des travaux de restauration du bâtiment qui comprendra ensuite un musée, mais aussi in auditorium, est estimé à 12 millions. Il va devoir s’atteler à réunir cette somme en gardant à l’esprit que ce projet est nécessaire pour pouvoir réunir les documents qui permettront aux générations futures de garder en mémoire le souvenir de l’abnégation des anciens, qui disparaissent, hélas, de plus en plus.

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L’UNACITA EN DEUIL

Posté par administrateur le 1 décembre 2012

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Christiane LE GOFF, présidente de l’UNACITA VAR, nous a quitté ce vendredi.

 La grande dame s’en est allée rejoindre ses chers combattants et en particulier les légionnaires tombés pour la Patrie, ceux qu’elle chérissait tant.

En ces tristes instants nous avons une pensée émue pour sa famille et ses proches.

Les obsèques auront lieu mardi 04 décembre à 14h30 au Morillon.

 

L’amour ne disparaît jamais…la mort n’est rien.
Je suis seulement passé dans la pièce d’à côté.
Je suis moi et vous êtes vous.
Ce que nous étions les uns pour les autres,
nous le sommes toujours.
Donnez-moi le nom que vous m’avez toujours donné.
Parlez-moi comme vous l’avez toujours fait.
Ne changez rien au ton,
Ne prenez pas un air solennel ou triste.
Continuez à rire de ce qui nous faisait rire ensemble.
Priez, souriez, pensez à moi, priez pour moi.
Que mon nom soit prononcé à la maison comme il l’a toujours été.
La vie signifie tout ce qu’elle a toujours signifié.
Elle est ce qu’elle a toujours été.
Le fil n’est pas coupé.
Pourquoi serais-je hors de votre pensée,
simplement parce que je suis hors de votre vue?
Je vous attends, je ne suis pas loin,
juste de l’autre côté du chemin.
Vous voyez, tout est bien.

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Un sous-officier du 13ème BCA tué en Afghanistan

Posté par administrateur le 7 août 2012

Un sous-officier du 13ème BCA tué en Afghanistan dans In Mémoriam 641668

 

Un sous-officier du 13ème Bataillon de chasseurs alpins (BCA) de Chambéry a été tué ce matin aux alentours de 6h, en Kapisa.

L’adjudant-chef Franck Bouzet a été touché par un tir d’insurgé alors qu’il encadrait une unité afghane du kandak 32. Les Français accompagnaient des militaires afghans au cours d’une mission de sécurisation à proximité de Tagab. Ils ont été pris à parti par des rebelles armés d’armes légères et de lance-roquettes. Immédiatement évacué sur la base opérationnelle avancée de Tagab, l’adjudant-chef ainsi que l’un de ses collègues, blessé, a été héliporté jusqu’à l’hôpital militaire de Kaia, à Kaboul.

C’est à ce moment qu’il est décédé, devenant le 88ème militaire français tué sur le théâtre d’opération afghan. Le blessé est un personnel médical. L’infirmer de première classe Olivier de Vergnette de Lamotte fait partie du service de santé des armées et a été gravement blessé au cours de ces combats, sans que son pronostic vital ne soit engagé.officier du 13ème Bataillon de chasseurs alpins (BCA) de Chambéry a été tué ce matin aux alentours de 6h, en Kapisa. L’adjudant-chef Franck Bouzet a été touché par un tir d’insurgé alors qu’il encadrait une unité afghane du kandak 32.

Les Français accompagnaient des militaires afghans au cours d’une mission de sécurisation à proximité de Tagab. Ils ont été pris à parti par des rebelles armés d’armes légères et de lance-roquettes.

 Immédiatement évacué sur la base opérationnelle avancée de Tagab, l’adjudant-chef ainsi que l’un de ses collègues, blessé, a été héliporté jusqu’à l’hôpital militaire de Kaia, à Kaboul. C’est à ce moment qu’il est décédé, devenant le 88ème militaire français tué sur le théâtre d’opération afghan.

Le blessé est un personnel médical. L’infirmer de première classe Olivier de Vergnette de Lamotte fait partie du service de santé des armées et a été gravement blessé au cours de ces combats, sans que son pronostic vital ne soit engagé.

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