6 JUIN 1944, JOUR J

Posté par administrateur le 2 juin 2013

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L’assaut amphibie à Utah et Omaha

A Utah la première vague atteint la plage à 6 h 30 exactement. Sur la plage, la résistance est relativement faible ; les chars amphibies l’abordent et la nettoient avec les fantassins qu’ils appuient. La jonction est réalisée avant 13 heures avec les parachutistes de la 101e Airborne Division, près de Saint-Martin-de-Vareville. Avant midi, un
message, peut être plus optimiste que la réalité, informe le général Bradley à bord du croiseur Augusta que le débarquement se poursuit à Utah dans de bonnes conditions « Plages nettoyées, routes en construction, peu
d’opposition… »

6 JUIN 1944, JOUR J  dans Histoire omaha02

Les informations reçues de Omaha sont moins satisfaisantes. La mise à l’eau des embarcations et des véhicules amphibies
vers 3 heures du matin à près de 18 km du rivage dans une mer grosse est très difficile.  Un des deux bataillons de
chars amphibies décide de ne pas mettre à l’eau et de pousser les porte-chars jusqu’aux plages. L’autre met ses chars à l’eau, peut-être trop loin dans une mer démontée, et 2 seulement sur 29 atteindront la plage. Sur les plages de
Vierville et Saint-Laurent l’engagement est immédiatement très dur. Les chalands et les soldats encore à la mer sont pris sous le feu des divisions allemandes : la mer monte, laissant aux fantassins américains, en nombre croissant dû à l’arrivée des vagues suivantes, un espace de plus en plus étroit battu par les tirs allemands. Difficilement appuyées par l’artillerie navale en raison de l’étroitesse du contact avec la résistance des Allemands, les unités américaines subissent des pertes. Jusqu’à midi, la situation reste critique – sur l’Augusta, le général Bradley sent avec anxiété venir le moment où devra être envisagé de rembarquer.

La pointe du Hoc

A mi-distance entre Omaha et Utah, la pointe du Hoc domine la mer de sa falaise verticale. Elle est couronnée par une batterie sous abri bétonné. Il faut s’en emparer pour libérer les plages de la menace qu’elle fait peser sur elles. Telle est la mission confiée à une unité américaine spéciale, le 2ème bataillon de rangers. La pointe du Hoc a fait l’objet, dans les jours précédents, de bombardements massifs et ses canons en ont été retirés et braqués vers l’Ouest. La position, au sommet de la falaise, reste cependant importante, et dure à conquérir. 

A partir de 7 heures les rangers y accèdent avec des échelles de pompiers installées sur des chalands ; ils lancent, par fusils, des grappins et des cordes pendant que l’artillerie navale les appuient au plus près. Toute la journée et le lendemain encore, ils devront repousser des contre-attaques allemandes. Pendant deux jours, se livre sur cette pointe de rocher un combat homérique.

L’assaut amphibie à Gold, Juno et Sword

sword dans Histoire

Accompagnées et appuyées au plus près par des chars fléaux et les chars amphibies qui par endroits précèdent l’infanterie, les brigades britanniques prennent pied à 7 h 30 à la Rivière et au Hamel, détruisant progressivement blockhaus et obstacles allemands. Le combat est dur pour les hommes qui retrouvent la terre ferme.  Ils débarquent dans l’eau, éprouvés par le mal de mer provoqué par une houle particulièrement forte sur cette côte. Les chars amphibies ne sont mis à l’eau qu’à 600 m en mer et gagnent la plage en nageant : d’autres sont débarqués sur les plages mêmes, tant la mer est houleuse. En raison du retard initial et de la poursuite selon l’horaire exact des débarquements suivants, un certain engorgement se produit sur les plages.

Le bilan de la journée du 6 juin

Ainsi se termine le premier jour du retour allié sur le continent, 4 ans après l’évacuation de Dunkerque. D’ores et déjà les Alliés ont une prise sur le continent : Ont débarqué par mer 132 715 hommes. S’y ajoutent 15 000 Américains et 7 000 Britanniques jetés à terre au sein du dispositif adverse par 2 395 avions et 867 planeurs. Ainsi, en dépit du mur de l’Atlantique, plus de 156 000 hommes foulent le soi de France après le premier jour de campagne. Les pertes éprouvées sont de l’ordre de 2 500 tués et 9 000 blessés, sans compter 1 millier de disparus dont un certain nombre sera retrouvé les
jours suivants.

 

http://normandie44.chez.com/home.htm

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7 mai 1954 : Chute de DIEN BIEN PHU

Posté par administrateur le 6 mai 2013

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Depuis 1946, la France est engagée en Indochine afin de vaincre le Viêt-minh du communiste Hô Chi Minh qui lutte pour l’indépendance.
Le corps expéditionnaire français d’Extrême-Orient (CEFEO)s’efforce d’arrêter l’avancée des troupes du Viêt-minh vers le Laos à partir de 1952, notamment en s’appuyant sur l’implantation de camps retranchés aéroterrestres sur lesquels doivent se briser les forces ennemies.

 Entre octobre 1952 et août 1953, un premier camp retranché est implanté à Na San. Avec la reprise de l’avancée des forces du général Giap, commandant de l’armée Viêt-minh, le commandement français décide de créer un second camp à Dien Bien Pu.

La vallée de Dien Bien Phu est située à 250 km de Hanoi, dans le haut pays Thaï, à la frontière du Laos. C’est une cuvette, de 16 km sur 9, entourée par des collines dont les hauteurs varient de 400 à 550 m, qui est traversée par la rivière Nam Youm. Site encaissé et humide, Dien Bien Phu est une zone fréquemment inondée où se maintient souvent un important brouillard.

 

7 mai 1954 : Chute de DIEN BIEN PHU dans Histoire dienbienphu-300x175
Sur l’un des points de franchissement de la Nam Youm se trouve un petit village près duquel les Japonais ont réaménagé une piste d’aviation durant la Seconde Guerre mondiale.

Entre les 20 et 22 novembre 1953, lors de l’opération aéroportée baptisée « Castor », six bataillons répartis en deux groupements aéroportés, les 1er bataillon étranger de parachutistes, 1er bataillon de parachutistes coloniaux (BPC), 6e BPC, 8e BPC, 2e bataillon du 1er régiment de chasseurs parachutistes et 5e bataillon de parachutistes vietnamiens, commandés par le général Gilles, enlèvent sans difficulté la vallée de Dien Bien Phu et commencent son aménagement.

Les Français transforment progressivement la cuvette en véritable camp retranché : la zone est protégée par plusieurs rangées de fils de fer barbelés ; la piste d’aviation est remise en état ; des positions fortifiées sont construites sur les petites collines qui entourent le village : au nord « Gabrielle », à l’est « Béatrice », « Dominique » et « Éliane », à l’ouest « Anne-Marie », « Huguette », « Claudine », « Françoise », « Liliane », « Junon », au centre le PC et « Épervier », et enfin « Isabelle » au sud ; chaque point d’appui est divisé en plusieurs postes ; un réseau de communication, en partie enterré et protégé par des barbelés, relie les points d’appui et les postes entre eux ; trois zones de largages sont aménagées entre les différents points d’appui dans le cas où la piste d’aviation deviendrait inutilisable.

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En décembre 1953, les occupants de la garnison isolée de Lai Chau, capitale du pays Thaï, sont évacués sur Dien Bien Phu. Le Viêt-minh n’a donc plus que ce seul objectif. Après de nombreux accrochages, la bataille s’engage véritablement à la mi-mars 1954.

À cette date, commandée par le colonel de Castries, la garnison française compte près de 10 000 hommes appuyés par des mortiers lourds et des canons de 105 mm. En face, Giap rassemble 70 000 soldats appuyés par plus de 100 pièces d’artillerie installées dans des positions dissimulées.

Le 13 mars, le Viêt-minh lance une violente attaque sur « Béatrice » et sur « Gabrielle » essentiellement tenues par des légionnaires et des tirailleurs algériens : les positions françaises sont submergées tandis que l’artillerie française ne parvient pas à détruire les canons ennemis.

En deux jours, deux points d’appui tombent définitivement aux mains du Viêt-minh. Le 16 mars, deux compagnies thaïes évacuent une partie d’ »Anne-Marie ».
La piste d’aviation est désormais directement sous le feu des armes automatiques ennemies.

Tout au long de la bataille, chacun des adversaires ne cesse d’étoffer ses forces, en hommes et en matériels. Si, grâce aux parachutages, les forces françaises présentes dans la cuvette atteignent jusqu’à 15 000 hommes, à partir du 27 mars, alors que la pluie tombe sans discontinuer, aucun avion ne peut plus ni atterrir ni décoller du camp retranché : les assiégés ne sont plus relevés ; les blessés des deux camps sont soignés sur place. Giap aligne quatre divisions d’infanterie et une division d’artillerie, soit 70 000 combattants régulièrement relevés, et 60 000 auxiliaires dont les missions sont de construire les routes et de transporter ravitaillement et matériel.
Ce déploiement de forces s’avère bien supérieur aux estimations françaises.

Prenant position sur les hauteurs, le Viêt-minh accroît progressivement sa pression sur la garnison française. Alors que toutes les tentatives de désengorgement de Dien Bien Phu par des colonnes de secours échouent, le ravitaillement du camp retranché est rendu de plus en plus difficile par  l’intervention permanente de l’artillerie antiaérienne ennemie.

Les 28 et 29 mars, parachutistes et légionnaires détruisent des batteries ennemies positionnées près d’ »Anne-Marie » ce qui redonne un peu d’espoir à la garnison. Le Viêt-minh ne cesse pourtant de progresser :

le 30 mars, une grande partie de « Dominique » est perdue ; le 14 avril le Viêt-minh occupe tout le nord de la cuvette, dont un tiers de la piste d’aviation. De jour comme de nuit, attaques et contre-attaques se succèdent autour d’ »Huguette », de « Dominique » et d’ »Éliane ». La pluie incessante transforme  le camp en bourbier.

Le 1er mai à 22 h, après une importante préparation d’artillerie, le Viêtminh lance son offensive générale. Les derniers points d’appui tombent les uns après les autres : le 7 mai, « Claudine », « Éliane » et le PC sont perdus ; à 18 h ce jour-là, le cessez-le-feu est annoncé ; le 8 mai, après une ultime tentative de sortie des tirailleurs et des légionnaires, « Isabelle » est submergé.

Hormis l’écart important, en effectifs et en matériels, entre forces françaises et Viêt-minh, contrairement à Na San, cuvette dont les Français tenaient à la fois les hauteurs et le fond, à Dien Bien Phu, le CEFEO ne maîtrise en effet que les premières collines et le fond de la cuvette, avec un appui aérien limité en raison de l’éloignement des bases de décollage et de conditions météorologiques exécrables.

La bataille de Dien Bien Phu coûte au CEFEO plus de 3 000 hommes, 1 700 morts et 1 600 disparus ; 4 400 soldats français sont blessés ; 10 300, dont les 4 400 blessés, sont fait prisonniers. L’ennemi perd au moins 8 000 hommes et a plus de 15 000 blessés.

La victoire Viêt-minh à Dien Bien Phu annonce le désengagement de la France d’Indochine. À l’issue des accords de Genève qui, le 21 juillet 1954, mettent fin au conflit indochinois en reconnaissant le gouvernement démocratique du Vietnam, sur les 10 300 soldats français faits prisonniers à Dien Bien Phu, seuls 3 300 sont rendus à leurs familles. Les autres, souvent laissés sans soins, épuisés, affamés, parfois sommairement exécutés, perdent la vie sur les routes qui les conduisent à leur lieu de détention et dans les camps du Viêt-minh.

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Le Soldat n’est pas un homme de violence.  Il porte les armes et risque  sa vie pour des fautes qui ne sont pas les siennes.  Son mérite est
d’aller sans faillir au bout de sa parole tout en sachant qu’il est voué  à l’oubli.

Antoine de Saint-Exupéry

 

 

 

 

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Récit de Camerone

Posté par administrateur le 21 avril 2013

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« L’armée française assiégeait Puebla. La Légion avait pour mission d’assurer, sur cent vingt kilomètres, la circulation et la securité des convois. Le colonel Jeanningros, qui commandait, apprend, le 29 avril 1863, qu’un gros convoi emportant trois millions en numéraire, du matériel de siège et des munitions était en route pour Puebla. Le capitaine Danjou, son adjudant-major, le décide à envoyer au-devant du convoi, une compagnie. La 3e compagnie du Régiment étranger fut designée mais elle n’avait pas d’officier disponible. Le capitaine Danjou en prend lui-même le commandement et les sous-lieutenants Maudet, porte-drapeau, et Vilain, payeur, se joignent à lui volontairement.

Le 30 avril, à 1 heure du matin, la 3e compagnie, forte de trois officiers et soixante deux hommes, se met en route. Elle avait parcouru environ vingt kilomètres, quand, à 7 heures du matin, elle s’arrête à Palo Verde pour faire le café. À ce moment, l’ennemi se dévoile et le combat s’engage aussitôt.
Le capitaine Danjou fait former le carré et, tout en battant en retraite, repousse victorieusement plusieurs charges de cavalerie, en infligeant à
l’ennemi des premières pertes sévères.

Arrivé à la hauteur de l’auberge de Camerone, vaste bâtisse comportant une cour entourée d’un mur de trois mètres de haut, il décide de s’y retrancher, pour fixer l’ennemi, et retarder ainsi le plus possible le moment où celui-ci pourra attaquer le convoi.

Pendant que les hommes organisent à la hâte la défense de cette auberge, un officier mexicain, faisant valoir la grosse supériorite du nombre, somme le capitaine Danjou de se rendre. Celui-ci fait répondre : « Nous avons des cartouches et ne nous rendrons pas ». Puis, levant la main, il jura de se défendre jusqu’à la mort et fit prêter à ses hommes le même serment. Il était 10 heures. Jusqu’à 6 heures du soir, ces soixante hommes, qui n’avaient pas mangé ni bu depuis la veille, malgré l’extrême chaleur, la faim, la soif, résistent à 2 000 Mexicains : huit cents cavaliers, mille deux cents fantassins.

À midi, le capitaine Danjou est tué d’une balle en pleine poitrine. À 2 heures, le sous-lieutenant Vilain tombe, frappé d’une balle au front. À ce moment, le colonel mexicain réussit à mettre le feu à l’auberge.

Récit de Camerone dans Histoire camerone

Malgré la chaleur et la fumée qui viennent augmenter leurs souffrances, les légionnaires tiennent bon, mais beaucoup d’entre eux sont frappés. À 5 heures, autour du sous-lieutenant Maudet, ne restent que douze hommes en état de combattre. À ce moment, le colonel mexicain rassemble ses hommes et leur dit de quelle honte ils vont se couvrir s’ils n’arrivent pas à abattre cette poignée de braves (un légionnaire qui comprend l’espagnol traduit au fur et à mesure ses paroles). Les Mexicains vont donner l’assaut général par les brèches qu’ils ont réussi a ouvrir, mais auparavant, le colonel Milan adresse encore une sommation au sous-lieutenant Maudet ; celui-ci la repousse avec mépris.

L’assaut final est donné. Bientôt il ne reste autour de Maudet que cinq hommes : le caporal Maine, les légionnaires Catteau, Wensel, Constantin, Leonhard. Chacun garde encore une cartouche ; ils ont la baïonnette au canon et, réfugiés dans un coin de la cour, le dos au mur, ils font face. À un signal, ils déchargent leurs fusils à bout portant sur l’ennemi et se précipitent sur lui à la baïonnette. Le sous-lieutenant Maudet et deux légionnaires tombent, frappés à mort. Maine et ses deux camarades vont être massacrés quand un officier mexicain se précipite sur eux et les sauve. Il leur crie : « Rendez-vous ! »

« Nous nous rendrons si vous nous promettez de relever et de soigner nos blessés et si vous nous laissez nos armes ». Leurs baïonnettes restent menaçantes.

« On ne refuse rien à des hommes comme vous ! », répond l’officier.

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Les soixante hommes du capitaine Danjou ont tenu jusqu’au bout leur serment. Pendant 11 heures, ils ont résisté à deux mille ennemis, en ont tué trois cents et blessé autant. Ils ont par leur sacrifice, en sauvant le convoi, rempli la mission qui leur avait été confiée.

L’empereur Napoléon III décida que le nom de Camerone serait inscrit sur le drapeau du Régiment étranger et que, de plus, les noms de Danjou, Vilain et Maudet seraient gravés en lettres d’or sur les murs des Invalides à Paris.

En outre, un monument fut élevé en 1892 sur l’emplacement du combat. Il porte l’inscription :

« Ils furent ici moins de soixante

opposés à toute une armée,

sa masse les écrasa.

La vie plutôt que le courage

abandonna ces soldats Français

le 30 avril 1863.

à leur mémoire, la patrie éleva ce monument »

 

Depuis, lorsque les troupes mexicaines passent devant le monument, elles présentent les armes. »

 

 

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Retrait d’AFGHANISTAN

Posté par administrateur le 19 décembre 2012

Retrait d\’Afghanistan  (cliquez sur ce lien)

10 ans en Afghanistan. Les troupes militaires françaises se retirent du pays.

 

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Le 13 mai 1958

Posté par administrateur le 13 mai 2012

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13 mai 1958, un comité de vigilance appelle à manifester contre le FLN à Alger. Un comité de salut public est créé, à la tête duquel se  trouve le général Massu. Il lance un appel au général de Gaulle le 14 mai.
L’insurrection prend de l’ampleur et risque de dégénérer en guerre civile. Le 15, le Général se dit « prêt à assumer les pouvoirs de la République ».

Certains voient dans cette déclaration un soutien à l’armée et s’inquiètent. Le 19 mai, lors d’une conférence au palais d’Orsay, il répond aux inquiétudes des Français en objectant : « Croit-on, qu’à 67 ans, je vais commencer une carrière de dictateur ? ».

 Durant cette conférence, il explique sa déclaration du 15 mai, rassure et insiste sur la nécessité de l’union nationale et s’il se présente encore comme le recours, il ne donne aucune caution ni à l’armée ni à quiconque.

Cependant, le Général refuse la première exigence des opposants à son retour, notamment François Mitterrand, qui est de désavouer officiellement les Comités de Défense de la République, composés de civils et de militaires et constitués dans toute la France pour favoriser sa prise de pouvoir.

 Le 29 mai, le président de la République, René Coty, fait appel « au plus illustre des Français ». L’Assemblée Nationale, en majorité de Gauche, et opposée au Général, vote alors la confiance à Pierre Pflimlin, leader de la Droite modérée qui devient ainsi Président du Conseil, sans pouvoir contrôler l’appareil d’état qui échappe alors complètement au pouvoir civil.

 Le Président de la République dans un message au Parlement, menace à ce moment de démissionner sur le champ, ce qui aurait certainement provoqué un coup d’état militaire.

Charles de Gaulle accepte de former un gouvernement, qui est investi par l’Assemblée nationale le 1er juin, par 329 voix sur 553 votants.
Pierre Mendès-France, parmi les plus virulents opposants déclara au sujet du vote d’investiture :  » C’est parce que le Parlement s’est couché qu’il n’y a pas eu de coup d’état !  » Le général de Gaulle devient ainsi le dernier président du Conseil de la IVe République.

 Les députés lui accordent la possibilité de gouverner par ordonnance pour une durée de six mois, et l’autorisent à mener à bien la réforme constitutionnelle du pays.

 

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NOEL 1914 LA TREVE

Posté par administrateur le 22 décembre 2011

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La trêve de noël 1914 est très certainement l’un des évènements les plus marquants de la première guerre mondiale, bien que celle-ci
à été souvent ignorée ou censurée à son époque. Dans certains endroits elle a débuté le soir de Noël et dans d’autres le jour même de la fête.

 Elle s’est étendue sur deux tiers du front germano britannique, et plusieurs milliers de soldats y ont pris part. Et le plus étonnant est que, cette trêve s’est propagée de manière spontanée et indépendante, à la suite d’initiatives sur le terrain. La Trève de Noêl 1914 eu lieu entre les soldats britanniques et les soldats allemands, ainsi que sur certaines lignes de front tenues par des français et des belges.

Selon le journal britannique Daily Telegraph, correspondant de guerre, des soldats allemands réussirent à faire passer un gâteau au chocolat à des soldats britanniques en face avec un message demandant qu’il y ait un cessez le feu plus tard dans la soirée pour qu’ils puissent célébrer Noêl et l’anniversaire de leur capitaine.

Ils proposèrent un concert à 19h30, dont le signal sera donné par des bougies allumées et placées sur les parapets de leurs tranchées.
Les britanniques acceptèrent la proposition et en retour envoyèrent du tabac.

A l’heure prévue, des allemands sortirent de leurs tranchées et commencèrent à chanter des chants de Noêl, applaudis par les britanniques
qui à leur tour entonnèrent leurs traditionnels chants de Noêl, applaudis par les allemands.

Dans certaines tranchées, ce sont des sapins de Noêl miniatures plantés sur les parapets et décorés de bougies allumées qui donnèrent le signal des célébrations de part et d’autre. Comme le montre l’extrait d’une lettre d’un soldat britannique, relatant la trêve de 1914.

 « Je n’avais jamais espéré voir une telle vue, étrange et agréable à la fois. Des tas de petites lumières brillaient tout le long de la ligne allemande, de gauche à droite aussi loin que les yeux pouvaient voir. « Qu’est ce que c’est » ai-je demandé tout étonné ? John m’a répondu : « des sapins de
Noêl ! ». Et oui c’était bien des sapins de Noêl  que les allemands avaient placés devant leurs tranchées, avec des bougies ou lanternes qui éclairaient. Et puis nous avons entendu leur voix chantant : « Stille nacht, heilige nacht …
« [...]. Une fois les chants terminés, les hommes dans nos tranchées ont applaudi. Oui, des soldats britanniques ont applaudi des allemands ! Puis
l’un des notres s’est mis à chanter et nous l’avons tous accompagné. »

Le jour de Noël, certains soldats des deux côtés commencèrent à s’aventurer dans le « no man’s land » qui séparaient les tranchées ennemies, et s’échangèrent des cigarettes et autres cadeaux qu’ils avaient reçus dans leurs colis.

 Certains allèrent même jusqu’à organiser des parties de football improvisées avec des ballons de fortune. Ensuite, en dehors de ces gestes de fraternisation, les soldats mirent a profit cette trêve pour aller ramasser les cadavres de leurs camarades tombés, et leur donner une sépulture décente, ce qu’ils n’osaient faire auparavant de peur de se faire tuer.

 Cette Trêve a duré toute la journée et à certains endroits même plusieurs jours, jusqu’à ce que les autorités militaires y mettent un frein. Les soldats, des gens du peuple, avaient fraternisé, et avaient ainsi montré qu’il était possible de se parler, et d’arrêter de s’entretuer
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Résistant, déporté, putschiste, Hélie Denoix de Saint Marc grand-croix de la Légion d’honneur

Posté par administrateur le 4 décembre 2011

  • Hélie Denoix de Saint Marc va recevoir la plus haute distinction française.

    Hélie Denoix de Saint Marc va recevoir la plus haute distinction française.

    AFP

Le chef de bataillon Hélie Denoix de Saint Marc, 89 ans, déporté et officier putschiste en 1961 en Algérie, a été élevé à la dignité de grand-croix de la Légion d’honneur par un décret du Président de la République paru samedi au Journal officiel. Il sera décoré ce lundi aux Invalides à Paris, par le président de la République.

 Condamné

Résistant et déporté, Hélie Denoix de Saint Marc, commandait par intérim le 1er régiment étranger de parachutistes (REP, Légion étrangère) qui avait été le fer de lance du putsch manqué des généraux, en avril 1961, en Algérie. Le 1er REP avait été dissous et le commandant Denoix de Saint Marc condamné le 5 juin 1961 à dix ans de détention criminelle et radié de l’ordre de la Légion d’honneur.

 Puis amnistié

Il avait été libéré en décembre 1965 et s’était installé à Lyon pour travailler dans l’industrie. Hélie Denoix de Saint Marc avait été ensuite réintégré dans son grade de chef de bataillon (commandant) et ses décorations lui avaient été rendues par l’amnistie prononcée en 1968. Il avait été élevé à la dignité de grand officier de la Légion d’honneur le 29 mars 2003.

Les insignes de grand-croix de la Légion d’honneur, le grade le plus élevé de la plus haute distinction française sont une juste récompense pour un tel homme.

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Le saviez vous ?

Posté par administrateur le 2 mai 2010

En France, le 8 mai est un jour férié célébrant la capitulation allemande qui a mis fin à la seconde guerre mondiale en Europe (1939-1945). Pourtant, sans vouloir jouer les pointilleux, signalons que la signature de cette capitulation ne fut pas effectuée le 8, mais le 7 mai (vers 2 heures 40 du matin) à Reims par le général Jodl (pour l’Allemagne), en présence de Bedel-Smith (États-Unis), Susloparov (Russie) et du général Sevez (France).

Elle fut accomplie à nouveau le 9 mai par le général Keitel à Berlin, à la demande des Soviétiques qui avaient expressément exigé qu’une nouvelle signature de la reddition allemande ait lieu en présence du maréchal Joukov, du maréchal Tedder, envoyé par Eisenhower, du général Saatz et de Lattre de Tassigny dans la nuit du 8 au 9 mai (le 9 à 0h28 exactement).

Le saviez vous ? dans Histoire capitulation

La date du 7 mai a rapidement été éclipsée par celle du 8 mai, suite à la décision de l’annonce officielle de la fin des hostilités par le général de Gaulle ce jour-là à 15 heures, qui a ensuite été retenue comme date officielle.

La date retenue par l’URSS, l’actuelle Russie, pour fêter l’événement n’est d’ailleurs ni le 7 ni le 8, mais bien le 9 mai.

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La Marseillaise

Posté par administrateur le 7 mai 2009

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LA MARSEILLAISE

1er couplet :

Allons enfants de la Patrie,
Le jour de gloire est arrivé !
Contre nous de la tyrannie,
L’étendard sanglant est levé, (bis)
Entendez-vous dans les campagnes
Mugir ces féroces soldats ?
Ils viennent jusque dans vos bras
Égorger vos fils, vos compagnes !

Refrain :

Aux armes, citoyens
Formez vos bataillons
Marchons, marchons !
Qu’un sang impur
Abreuve nos sillons !

Couplet 2 :

Que veut cette horde d’esclaves,
De traîtres, de rois conjurés ?
Pour qui ces ignobles entraves,
Ces fers dès longtemps préparés ? (bis)
Français, pour nous, ah ! Quel outrage
Quels transports il doit exciter !
C’est nous qu’on ose méditer
De rendre à l’antique esclavage !

Refrain

Couplet 3 :

Quoi ! Des cohortes étrangères
Feraient la loi dans nos foyers !
Quoi ! Ces phalanges mercenaires
Terrasseraient nos fiers guerriers ! (Bis)
Grand Dieu ! Par des mains enchaînées
Nos fronts sous le joug se ploieraient
De vils despotes deviendraient
Les maîtres de nos destinées !

Refrain

Couplet 4 :

Tremblez, tyrans et vous perfides
L’opprobre de tous les partis,
Tremblez ! Vos projets parricides
Vont enfin recevoir leurs prix ! (Bis)
Tout est soldat pour vous combattre,
S’ils tombent, nos jeunes héros,
La terre en produit de nouveaux,
Contre vous tout prêts à se battre !

Refrain

Couplet 5 :

Français, en guerriers magnanimes,
Portez ou retenez vos coups !
Épargnez ces tristes victimes,
À regret s’armant contre nous. (Bis)
Mais ces despotes sanguinaires,
Mais ces complices de Bouillé,
Tous ces tigres qui, sans pitié,
Déchirent le sein de leur mère !

Refrain

Couplet 6 :

Amour sacré de la Patrie,
Conduis, soutiens nos bras vengeurs
Liberté, Liberté chérie,
Combats avec tes défenseurs ! (Bis)
Sous nos drapeaux que
la victoire
Accoure à tes mâles accents,
Que tes ennemis expirants
Voient ton triomphe et notre gloire !

Refrain

Couplet 7 (dit couplet des enfants) :

Nous entrerons dans
la carrière
Quand nos aînés n’y seront plus,
Nous y trouverons leur poussière
Et la trace de leurs vertus (Bis)
Bien moins jaloux de leur survivre
Que de partager leur cercueil,
Nous aurons le sublime orgueil
De les venger ou de les suivre

Refrain 

Le texte a subi plusieurs modifications de couplets. On conte aujourd’hui 12 couplets et un couplet des enfants. La majorité des couplets n’est plus dans la version « officielle », celle que l’on trouve sur le site internet de l’Élysée. Seul le premier couplet est chanté lors des événements.

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Le Drapeau

Posté par administrateur le 25 avril 2009

Le Drapeau dans Histoire drapeaufranceanime01 

Je suis votre drapeau !


Je suis né en 1792,
Je suis fait de draps,
Je suis le gardien de votre Liberté,
Je suis l’emblème d’une grande Nation indépendante dans le monde,
Je suis l’inspiration du patriote français qui sacrifie ses biens et sa vie pour que vive la France,
Je marche en silence avec chacun de nos honorés défunts, jusqu’à leur demeure éternelle sous une croix blanche,
Ma couleur BLEUE remémore l’Ile de France,
Ma couleur BLANCHE le drapeau à fleurs de Lys qui fût dans bien des combats le signe de ralliement,
Ma couleur ROUGE symbolise le sang versé dans la Révolution,
J’ai conduit vos parents, vos frères ou vos enfants dans bien des batailles, sur les chemins sanglants de la libération,
J’ai flotté durant paix et guerres, lutte et prospérité, et durant tous ces temps, j’ai été respecté.
Honorez moi, respectez moi, défendez moi, au prix de vos biens et votre vie,
Ne laissez jamais vos ennemis me descendre de mon emplacement, de peur que je n’y revienne jamais.
Maintenez allumé le feu du patriotisme, défendez énergiquement la République Française,
Oeuvrez dans la droiture et je resterai pour toujours le rempart de la Paix et la Liberté pour tout le genre humain.
Image de la patrie, emblème du devoir, symbole de l’honneur

                 Je suis votre drapeau

                                 G. LEPAGE

 

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