Plaidoyer pour nos blessés (par ASAF)

Posté par administrateur le 12 février 2015

 

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A l’occasion des commémorations de la Grande Guerre, des images d’archives inondent nos écrans de télévisions et leurs commentaires rappellent, à bon escient, à nos concitoyens, que celle-ci s’est soldée par 1 400 000 morts et 4 300 000 blessés pour ne s’en tenir qu’aux seules pertes militaires. Mais, parallèlement, nos blessés militaires d’aujourd’hui sont ignorés de notre société et des médias.

Or chacune de nos opérations extérieures, y compris celles en cours, entraînent non seulement des morts qui émeuvent l’opinion et reçoivent l’hommage solennel qui leur est dû, mais aussi des blessés qui, eux, font l’objet d’une complète indifférence. Celle-ci n’est pas à reprocher à nos concitoyens qui ne peuvent pas s’associer à ce qu’ils ne connaissent pas. Savent-ils que l’intervention de la France en Afghanistan a non seulement coûté la vie à 88 de nos soldats, mais a généré 450 blessés physiques dont 247 pour la seule année 2011 mais aussi 500 victimes de « blessures invisibles » (troubles psychiques)1 ? Non, ils ne le savent pas, car on ne leur a pas dit. Et le Mali ? Chacun a vaguement en tête un ordre de grandeur du nombre de tués au combat à ce jour : l’adjudant Thomas Dupuy fut, le 29 octobre dernier, le dixième. Mais les blessés, combien ? Au cours de la seule année 2013 (l’opération Serval a été déclenchée le 11 janvier de cette année-là), 40 blessés graves ont été à déplorer. Nos concitoyens ne le savent pas, car on ne le leur a pas dit et que l’on ne veut pas le leur dire.

Oui, notre pays est en guerre ! Oh, certes, on nous le rappelle, « en pointillés », lors des hommages rendus aux Invalides à nos soldats morts, de sorte qu’entre chaque cérémonie on l‘oublie. Mais, si chaque blessure sérieuse faisait l’objet d’un communiqué dans nos médias, alors la Nation serait rappelée quasiment au quotidien à la dure réalité des combats. De manière régulière, il pourrait y avoir un bulletin de guerre porté à la connaissance des Français. Mais on veut leur épargner cela pour ne pas troubler leur quiétude. Il ne faut pas que les Français sachent qu’ils sont en guerre, car ils ont déjà tant d’autres préoccupations : chômage, impôts, déficits…

Alors nos blessés disparaissent pour de longs mois et parfois même des années à l’hôpital. Le Service de santé des armées, qui s’occupe d’eux de façon remarquable, évite leur médiatisation dans le souci bien légitime de les protéger. Notons, en passant, qu’alors que ces lignes sont écrites, on s’efforce de détricoter ce service d’excellence. Ainsi, la fermeture de l’hôpital d’instruction des armées du Val-de-Grâce a été décidée. Soit, mais dans le cadre de la reconversion du site, une formidable opportunité pourrait être de faire du Val un centre de rééducation pour grands blessés civils et militaires en liaison avec l’hôpital Cochin voisin et en substitution du centre de rééducation de Garches (Hauts-de-Seine) dont l’avenir est menacé et de la composante médico-chirurgicale de l’Institution nationale des Invalides dont l’avenir n’est pas plus assuré.

En définitive, seules les deux familles des blessés, entendez leur famille biologique quand ils en ont une (conjoint, enfants, parents) et leur autre famille, l’armée, restent vigilantes et accompagnent, avec l’aide d’organismes officiels ou associatifs dédiés à cette cause, ce qui sera le parcours difficile, semé d’embûches, de toute leur vie.

Un maître mot doit alors prévaloir : la réinsertion. C’est le souci constant des frères d’armes du blessé qui recherchent toutes les possibilités offertes au sein de l’armée ou dans le cadre d’emplois réservés au sein du ministère de la Défense. Mais cela devrait être la préoccupation de la Nation tout entière. Pourquoi le législateur n’envisagerait-il pas une obligation d’embauche au profit de ces blessés comme il existe aujourd’hui une obligation d’accueillir dans les administrations ou les entreprises un certain quota de personnes handicapées dont ils font partie ?

Aujourd’hui, l’administration a entrepris, en liaison avec des associations d’anciens combattants, la révision du code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de guerre (PMIVG) jamais réalisée depuis sa création à l’issue de la Première Guerre mondiale. En effet, nos concitoyens ne savent pas non plus qu’en 2014, un blessé pour la France est moins réparé (entendez par là, reçoit moins d’argent) qu’un accidenté de la route. A l’occasion de ce vaste chantier, une occasion formidable est donnée à nos responsables politiques d’inscrire dans la loi la volonté d’exprimer clairement à nos blessés la reconnaissance qui leur est due en leur offrant des pensions d’invalidité décentes.

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L’an dernier, l’ASAF a consacré son numéro hors-série annuel aux Blessés pour la France2. Dans la conclusion de cet ouvrage, on rappelle qu’un blessé de guerre l’est pour la vie et, comme il est souvent jeune, la vie, pour lui, cela peut être long. Il ne porte plus le même regard sur les choses. Le futile pour nous peut être très important pour lui et réciproquement, mais la plus terrible épreuve qu’il doit affronter c’est de se confronter au regard des autres.

Français qui lisez cette lettre, sachez qu’il existe autour de vous une cohorte silencieuse de soldats blessés qui souffrent dans leur chair ou dans leur tête. Ne les ignorez plus. Allez à leur rencontre3, tendez leur la main et demandez-vous ce que vous pourriez faire pour les réintégrer au sein de la Nation.

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LES HOMMES DE L’OMBRE

Posté par administrateur le 16 janvier 2013

Ce matin j’ai reçu ce texte tellement criant de vérité ! Je me devais de vous le faire partager.

 

Texte d’un ancien du 11 ème Choc et de Bagheera ( amicale des anciens du 11 ème choc ) . Une pensée pour nos trois camarades de la DGSE.

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Merci à tous ceux, quels qu’ils soient, où qu’ils soient, pour avoir tout tenté pour sauver Denis ALLEX, notre Camarade !

 Mais vous, les donneurs de leçons, les dictateurs du « bien-penser » et de la pensée unique, vous aussi mesdames, messieurs les Politiques, depuis TROIS ANS :

 - qu’avez-vous fait pour que Denis ALLEX rentre en FRANCE ?

 - qu’avez-vous fait pour aider celles et ceux qui, dans l’ombre, sans jamais faiblir, sans jamais renoncer ont œuvré  pour que Denis ALLEX retrouve les siens ?

 - qu’avez-vous fait pour soutenir sa famille ?

 Je n’ai pas entendu la moindre de déclaration de votre part, je n’ai vu aucune manifestation que vous auriez  organisée, je n’ai vu aucune banderole que vous auriez accrochée aux frontons des mairies ou d’autres établissements, pas de déclaration tonitruante durant les informations télévisées ou radiodiffusées, pas d’image projetée sur l’Arc  de Triomphe, comme en d’autre temps …

 Rien de tout cela !

 Il est vrai que Denis ALLEX n’était qu’un Soldat, un Agent des Services Spéciaux, je ne le connaissais pas, mais il  était plus que mon Ami, il était plus, mon Frère d’Armes.

 Contrairement à d’autres, qui avaient été enlevés par les Talibans en Afghanistan, Denis ALLEX n’avait pas bénéficié  d’une mobilisation des médias ou de larges courants de l’opinion publique.

 Etait-ce normal ?

 La réponse est NON ! 

La République Française doit défendre les siens et plus particulièrement celles et ceux qui s’exposent le plus pour garantir sa sécurité.

 Cette évidence est tombée aux oubliettes.

Qui s’intéresse au sort d’un membre des Services Secrets Français dont la vie  est en péril ?

 Notre pays ne retrouvera le sens de l’Honneur et des Valeurs républicaines que lorsque les personnes en première  ligne seront défendues au niveau de leur engagement et de leur sacrifice pour la France, notre Patrie !

  Denis ALLEX n’est pas tombé en « Soldat inconnu », mais bien pire, en Soldat oublié !

 Mais vous ne pouviez pas comprendre, vous qui, probablement, n’avez jamais quitté votre foyer plus de quelques  semaines … et encore pour un voyage d’agrément ou d’affaires !

 Et, bien sûr, vous n’avez jamais été privé(e) de liberté …

 Mais non, vous ne savez pas ce que c’est de compter les jours, les heures …

 Denis ALLEX en a compté plusieurs dizaines de milliers !

 Parmi celles-ci, combien d’entre elles sans dormir, sans nourriture, sans liberté de mouvement, tout en subissant tortures
physiques et psychologiques, sans le moindre lien avec sa famille ?

 Vous tous que le sacrifice de Denis ALLEX n’empêchera pas de dormir, souvenez-vous de ce qu’a
dit Jack KELLY (U.S. Marine Corps, U.S. Army Special Forces) :

 « C’est le Soldat et non le Prêtre qui garantit la liberté de la religion; c’est le Soldat et non le Journaliste qui garantit la liberté de parole. L’Histoire enseigne qu’une Nation qui n’a pas d’estime pour ses Soldats sera détruite par celle qui a de  l’estime pour les siens »

 Et puis, continuez à faire les autruches … demain ce sera dans vos villes, dans vos villages, dans vos maisons que la  chienlit islamo-terroriste règnera.

 Vos libertés ne seront plus qu’un lointain souvenir, et surtout ne dites pas « je ne savais pas … » : au mensonge vous ajouteriez le ridicule !

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 « Nul ne verra, Nul ne saura »

 

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Ils ne sont pas morts pour rien

Posté par administrateur le 20 juillet 2011

Le 14 juillet au matin, le second maître Benjamin Bourdet, du commando Jaubert, est mort au combat dans la province de la Kapisa, en Afghanistan. Dans la journée, on entendait les commentaires de nos concitoyens, et certains d’entre eux estimaient que le sacrifice de Benjamin Bourdet, comme celui des autres militaires français tués le jour précédent, était inutile.

Ce jugement est insupportable et erroné. Il est insupportable pour les commandos de marine que je commande, les militaires engagés sur les théâtres d’opérations, il est insupportable pour leurs familles et leurs proches. Il est erroné : il procède d’une confusion entre les objectifs politiques d’une guerre et le sens de l’engagement militaire.

C’est une confusion assez « française » que l’on perçoit beaucoup moins dans les pays anglo-saxons, par exemple, où les valeurs militaires sont reconnues et distinguées en tant que telles.

Sens et utilité

Un commando de marine tué au combat n’est pas mort pour l’Afghanistan, les droits de l’homme ou des intérêts stratégiques. Il est mort pour la France. Un militaire français qui meurt au combat meurt toujours pour la France, quel que soit l’endroit où il perd la vie. La valeur de son sacrifice n’est pas liée aux objectifs politiques poursuivis.

Nous votons, nous élisons nos dirigeants politiques. Ils débattent, ils décident l’engagement des armées, ils en rendent compte à la nation. C’est la démocratie. A la suite de ces décisions politiques, ouvertes, débattues, approuvées, les commandos de marine reçoivent des missions, ils ne les discutent pas, ils les exécutent. Toujours au péril de leur vie. C’est ce qu’on attend d’une force militaire dans une démocratie : l’obéissance du militaire à la décision politique et la poursuite de l’objectif au péril de sa vie. La valeur de son sacrifice n’a pas de relation avec la victoire ou la défaite.

Il y a des victoires, il y a des défaites, des hommes tombent au champ d’honneur, ils sont également considérés et honorés. A Douaumont, en 1984, François Mitterrand et Helmut Kohl se sont donné la main pour honorer vainqueurs et vaincus, tous militaires qui ont accompli leur devoir sur le champ de bataille de Verdun.

On peut discuter de notre engagement militaire en Afghanistan, les parlementaires l’ont fait. On peut estimer qu’il n’atteindra pas les objectifs initiaux, malgré l’engagement admirable de nos soldats. On peut l’estimer inutile, ce que je ne crois pas. Pour autant ces jugements politiques et critiques n’enlèvent pas une once de sens et d’utilité à la mort au combat d’un militaire, fidèle jusqu’au bout à son engagement envers son pays et ses concitoyens, fidèle jusqu’au bout à ses frères d’armes aux côtés desquels il s’est battu, dans les bras desquels il est mort.

Distinguer la légitimité d’une fin et les vertus des moyens est une des qualités fondamentales d’une démocratie. Au nom de cette qualité, que mes concitoyens honorent le sacrifice de mes camarades pour ce qu’il est et ne le jugent pas pour les fins qu’il sert.

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par ,Christophe Prazuck contre-amiral, commandant la force des fusiliers marins et commandos

L’amiral Prazuck a résumé d’une façon admirable l’engagement du Soldat, Servir la France et c’est ce qui fait la grandeur du métier de militaire.

 

 

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Tombés au champ d’honneur, ils méritent bien un nom de rue.

Posté par administrateur le 22 avril 2011

Tombés au champ d'honneur, ils méritent bien un nom de rue. dans Coup de gueule infirmierdeclassesuperieuremiloche 

Pourquoi donner à un lieu de Paris le nom du Tunisien Mohamed Bouazizi et ignorer nos soldats morts pour la France ?

Bertrand Delanoë, le maire de Paris, propose de baptiser Mohamed-Bouazizi un lieu de la capitale, pour rendre hommage à ce jeune chômeur, dont l’immolation, le 17 décembre 2010, fut à l’origine de la révolution tunisienne. N’a-t-il jamais entendu parler du maître principal Loïc Le Page, de l’adjudant-chef Pascal Correia, du sergent Damien Buil, du caporal Alexis Taani, du lieutenant Lorenzo Mezzasalma, de l’infirmier Thibault Miloche (photo) , du capitaine Benoît Dupin et de tant d’autres, morts pour la France en Afghanistan ?

Cinquante-cinq soldats français ont laissé leur vie depuis 2004 sur ce théâtre. Ils sont, à plus d’un titre, des figures de proue pour notre société, qui hésite pour tant à les mettre en valeur, comme si l’agenda médiatique ou politique ne le permettait pas. Aucun de ces cinquante-cinq militaires n’a encore donné son nom à une rue ou à une place de France. Est-il donc urgent de le faire, à Paris, pour Bouazizi ? Leur sacrifice, net de toute considération sociale, ethnique ou religieuse, n’est-il pas le meilleur des creusets d’intégration, dans une société qui en a tant besoin ?

Les armées se posent ces questions. Quinze ans de professionnalisation et le retour de la guerre de haute intensité alimentent ces réflexions sur la place accordée par la société à ceux qui risquent leur vie pour elle.

L’ambitieuse revue Inflexions, éditée par l’armée de terre, organise même, ce 27 avril, une journée d’études sur le thème “Que sont les héros devenus ? ” Les points traités – “Héroïsme sans héros”, “Pourquoi les héros ont disparu” – traduisent bien les interrogations de l’institution de défense sur la légitimité de l’héroïsme militaire.

Les militaires constatent que notre société reconnaît le statut de héros aux grands navigateurs, à des humanitaires et à quelques sportifs, mais, gommant la guerre, elle ostracise de facto le héros militaire, valorisant au contraire le statut de victime. La mort au combat semble presque devenue un accident du travail – comme le montre la judiciarisation de l’affaire d’Ouzbine –, sans la valeur de sacrifice suprême et de dépassement de soi, consubstantielle au métier militaire.

Nourrie d’une forte tradition héroïque, la communauté militaire sait qu’elle honore des modèles forts que la société civile oublie, rejette ou ne comprend même plus. La France compte pourtant nombre de figures héroïques. Enrichie au fil des siècles, cette cohorte fut exaltée par les historiens et enseignée par les maîtres : ils savaient que cette geste nationale aidait à souder les générations, à intégrer les nouveaux Français à ceux de souche.

Le malaise est né après 1945. Le rejet idéologique de la colonisation a banni de notre mémoire d’authentiques héros, civils et militaires, ceux dont l’action permet à notre pays de ne pas rougir de cette période. Les soubresauts de la décolonisation ont entretenu le malaise. Les morts au combat et leurs camarades survivants de cette période sont tenus dans le même opprobre.

L’armée continue d’honorer des héros guerriers, à travers les noms de baptême de ses promotions d’officiers et de sous-officiers. Mais ces cérémonies, comme les décorations pour faits d’armes, restent encore trop souvent confinées dans des enceintes militaires, loin du regard de la société, notamment de sa jeunesse. À quand un baptême de promo ou une remise de Valeur militaire devant le Stade de France, place Bellecour à Lyon, sur la Canebière à Marseille, ou les Quinconces à Bordeaux, entre République et Bastille ?

Des soldats français risquent leur vie en opérations. Tous ne sont pas des héros, mais certains se comportent de façon magnifique. Quelques-uns n’en reviennent pas. En d’autres temps, leur sacrifice aurait été beaucoup mieux valorisé par les responsables politiques, raconté et expliqué sans préjugés par les médias et les enseignants. Quelques maillons de cette chaîne ne sont plus au rendez-vous.

http://www.valeursactuelles.com/actualit%C3%A9s/monde/pas-d039hommage-pour-nos-h%C3%A9ros20110421.html?sms_ss=facebook&at_xt=4db17096b90fc2b5%2C0

Frédéric Pons

Sur Internet : inflexions.fr

Photo © SIRPA Défense nationale

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Les « Pinailleurs »

Posté par administrateur le 23 janvier 2011

 

Ce matin j’assistais à l’Assemblée générale de la section UNACITA de ST MARTIN de CRAU en compagnie de notre président de section.

Lors des discours, notre ami Michel OLIVER, président régional de l’UNACITA, nous a fait part d’une réflexion d’une élue à propos des plaintes des présidents d’associations d’anciens combattants suite au quasi gel du relèvement de la retraite des combattants.

Cette dernière lui a tout simplement dit que les anciens combattants étaient des « Pinailleurs ». Michel lui a alors rappelé que ces pinailleurs avaient fait don d’une partie de leur jeunesse au pays pour « quatre francs et six sous » de solde et que leur demande était légitime, la République leur doit bien cela.

Madame, 13.000 « Pinailleurs », en Algérie sont tombés pour un salaire de 1.5€ par jour.

Plus de 10.000 « Pinailleurs » sont allés dans les camps vietminh après Dien Bien Phu, seulement 3290 en revinrent et dans un état…Combien vivent aujourd’hui dans la misère ?

Les

«On nous avait dit, lorsque nous avons quitté le sol natal, que nous partions défendre les droits sacrés que nous confèrent tant de citoyens installés là-bas, tant d’années de présence, tant de bienfaits apportés à des populations qui ont besoin de notre aide et de notre civilisation.
 

Nous avons pu vérifier que tout cela était vrai, et, parce que c’était vrai, nous n’avons pas hésité à verser l’impôt du sang, à sacrifier notre jeunesse, nos espoirs.

 Nous ne regrettons rien, mais alors qu’ici cet état d’esprit nous anime, on me dit que dans Rome se succèdent cabales et complots, que fleurit la trahison et que beaucoup, hésitants, troublés, prêtent des oreilles complaisantes aux pires tentations de l’abandon et vilipendent notre action.

Je ne puis croire que tout cela soit vrai et pourtant des guerres récentes ont montré à quel point pouvait être pernicieux un tel état d’âme et où il pouvait mener.

Je t’en prie, rassure-moi au plus vite et dis-moi que nos concitoyens nous comprennent, nous soutiennent, nous protègent comme nous protégeons nous-mêmes la grandeur de l’Empire.
 

S’il devait en être autrement, si nous devions laisser en vain nos os blanchis sur les pistes du désert, alors, que l’on prenne garde à la colère des Légions !»

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